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La publication des rapports officiels, des experts judiciaires et du BEA, annoncés pour le 10 juillet, a été avancée, puisque les grandes lignes de leur contenu venaient d’être divulguées les médias.
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Ainsi, nous ne pouvons que confirmer ce que nous avons écrit dans notre brève publiée le 5 juillet en fin d’après midi sur notre site RiskAssur-hebdo : (Crash du vol Rio-Paris)
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Il se confirme que la catastrophe a été déclenchée par la défaillance résultant du givrage des sondes Pitot et que l’équipage, confronté à un dysfonctionnement auquel il n’était pas préparé, a perdu le contrôle de l’avion, qui s’est écrasé en coutant la vie aux 228 personnes à son bord.
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Maintenant, il va falloir répondre aux questions qui vont se poser et il est hautement probable qu’aucun des acteurs n’en sortira indemne.
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Une première série de questions tournera autour du type de sondes Pitot dont les faiblesses étaient connues alors que d’autres sondes, soit du même fabricant, soit d’autres provenances auraient du les remplacer depuis longtemps.
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Cette question concerne le fabricant des sondes incriminées, Air France qui ne les a pas remplacés, le constructeur de l’avion, Airbus Industrie qui doit en suivre le comportement et les autorités de tutelle de l’aviation commerciale, responsable de la sécurité aérienne qui ont laissé faire.
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La seconde série de questions, la plus délicate, concerne le comportement de l’équipage qui a perdu la vie dans cet accident et qui ne peut pas se défendre.
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Au moment où les dysfonctionnements se sont manifestés, le commandant était absent du poste de pilotage et il est possible que l’un des pilotes, aux commandes de l’appareil, ait provoqué ou n’a pas su éviter le décrochage, qui lui a été fatale.
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Lorsque le commandant a rejoint le poste de pilotage, il n’a pas pu redresser la situation, soit parce qu’il était trop tard ou parce que lui-même n’a pas su quoi faire.
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Ce sont les boites noires qui fourniront aux experts l’élément de leur réponse.
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Il est difficile pour les profanes que nous sommes d’imaginer ce que les trois homme, enfermés dans le pose de pilotage, ont pu penser et tenter les deniers instants qui ont précédé la plongée de l’appareil dans l’océan.
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On ne sait pas non plus quel a pu être le comportement des passagers au cours de ces derniers instants.
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La dernière information reçue du poste de pilotage était l’annonce des turbulences et les passagers ont du voir les hôtesses et stewards rejoindre leur sièges et boucler leurs ceintures et, ensuite, plus rien.
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Enfin, la dernière question concerne la formation du personnel navigant, qui doit être en mesure de faire face à toutes les situations qui peuvent survenir en cours de vol, alors que les avions sont de plus en plus automatisés et informatisés, pour voler normalement , sans intervention humaine.
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Seuls les simulateurs de vol peuvent les y préparer.
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Malheureusement, le 1er juin 2009, sur le vol AF447, entre Rio et Paris, il fallait savoir ou donner le coup de pouce salvateur, pour reprendre en main l’avion, en train de leur échapper.
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