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« Nous pouvons nous plaindre parce que les rosiers ont des épines ou nous réjouir parce que les épines ont des roses. » (Alphonse Karr)
Dans un monde où les crises s'enchevêtrent dans une situation de polycrise, alors que les menaces semblent surgir de tous les côtés, le rôle du risk manager évolue rapidement tandis que des technologies comme l'IA ou les outils géo-spatiaux permettent de mieux anticiper les menaces et de renforcer la résilience des entreprises.
Dans un tel contexte, les trois principaux risques restent inchangés, tant pour les universitaires, les experts que pour le grand public. Le changement climatique, l'instabilité géopolitique et la cyber-sécurité demeurent les menaces majeures, tandis que les risques liés à l'IA et aux données de masses conservent la quatrième position.
Toutefois, les préoccupations des dirigeants connaissent d'importantes différences régionales. En Europe, par exemple, en cette fin d'année, le risque géopolitique dépasse le climat. En Afrique, ce sont les enjeux liés à l'IA et à la cyber-sécurité qui gagnent fortement en importance.
Ces dynamiques confirment que le monde est bien en situation de polycrise, au sein de laquelle les risques sont interconnectés et systémiques. Cette situation conduit les organismes à attendre plus de leurs assureurs : aide pour construire leur résilience, grâce à une vision globale et à l'exploitation de la donnée pour renforcer la prévention et réduire les impacts potentiels.
En Afrique, où environ 30 % des actes de criminalité sont désormais de nature cyber, l'enjeu est double : sécuriser les infrastructures et renforcer l'acculturation aux risques. L'assureur devrait donc jouer un rôle déterminant à travers les services intégrés aux contrats cyber : accompagnement préventif, outils de réponse aux incidents, amélioration de la gouvernance des risques… Si souscrire des couvertures d'assurance est souvent essentiel, éviter la survenance d'un événement ne reste l'objectif ultime. C'est là que les assureurs peuvent soutenir les efforts des organismes pour renforcer leur résilience.
Un rapport récent publié par AXA met également en lumière une préoccupation croissante autour de la fragmentation sociale. Une majorité d'experts et de citoyens perçoivent leur pays comme plus divisé qu'auparavant. C'est un défi sociétal majeur, mais aussi un rappel de la force de la mutualisation au cœur du modèle assurantiel.
Le rapport confirme une accélération des mutations, qui appelle à une compréhension plus fine de l'agrégation des risques, toutes catégories confondues. Aujourd'hui, les acteurs économiques doivent adopter une lecture transversale qui inclut les risques opérationnels, les scénarios de crise, la réassurance, la réputation, et bien d'autres encore.
En réponse, pour relever ces défis, le groupe AXA se propose d'agir plus vite, de cartographier l'environnement en temps réel et de s'appuyer sur des données de plus en plus granulaires. Par exemple, l'outil géo-spatial permet de suivre en direct l'impact d'un événement et de mobiliser plus rapidement des équipes dans les zones critiques. Les outils d'IA aident à détecter plus tôt les signaux faibles, que ce soit dans les portefeuilles des opérateurs et des assureurs ou dans l'environnement global. La clé, c'est une lecture prospective, tournée vers l'anticipation plutôt que la réaction.
La priorité numéro un est d'avoir une vision globale et une forte capacité d'anticipation. C'est essentiel pour comprendre les interactions entre les risques, leurs effets domino et les potentiels phénomènes d'agrégation. Rapport déjà cité constitue pour l'ensemble de la communauté des risk-managers une aide précieuse pour construire cette lecture prospective.
Les risk managers doivent également s'approprier les technologies comme l'IA. L'industrie génère un volume considérable de données non structurées, impossible à exploiter manuellement. L'intelligence artificielle permet une lecture plus fine et la détection de signaux faibles qui passeraient autrement inaperçus.
La communication devient elle aussi un levier clé. Les risk managers doivent adapter leur discours à leurs différents interlocuteurs, organismes de contrôles, comités exécutifs, conseils d'administration, et transmettre les indispensables informations au moment opportun. Les attentes des parties prenantes augmentent chaque année. Pour les risk-mangers, c'est un défi, certes, mais aussi une formidable opportunité de valoriser leur rôle stratégique. Grâce à l'automatisation de certaines tâches, ils peuvent se recentrer sur leur véritable valeur ajoutée.
Les compétences techniques restent fondamentales. Mais, à n'en pas douter, c'est la diversité des profils, des parcours, des perspectives qui constitue aujourd'hui l'un des plus grands atouts pour une gestion des risques efficace, ancrée dans la réalité du monde.
Le sondage d'opinion 2025 du Forum économique mondial, quant à lui, met en lumière que les préoccupations économiques et sociétales continuent de dominer les principaux risques auxquels sont confrontés les dirigeants d'entreprise du G20. En effet, selon les résultats d ce sondage les événements météorologiques extrêmes sont remplacés dans le top cinq par la désinformation et la désinformation provenant de la technologie.
L'enquête annuelle révèle les cinq principaux risques à court terme identifiés par plus de 11 000 dirigeants d'entreprises de 116 pays. Les craintes liées à un ralentissement économique continuent d'être la plus grande préoccupation des dirigeants d'entreprise du G20 en tête de liste pour la troisième année consécutive.
Les risques sociaux associés à l'insuffisance des services publics et des protections sociales, ainsi qu'au manque d'opportunités économiques ou au chômage, ont été classés en deuxième et troisième place dans le G20, reflétant les préoccupations croissantes concernant la fragmentation sociale. L'inflation, qui a été citée comme le troisième risque le plus urgent en 2024, a été classée quatrième cette fois-ci. Les menaces technologiques associées à la désinformation et à la …
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