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La blockchain dans l’assurance, qu’est-ce qu’on y gagne ?

La blockchain dans l'assurance, qu'est-ce qu'on y gagne ?

Article lu 8787 fois, depuis sa publication le 07/10/2019 à 08:48:38 (longueur : 14908 caractères)


Dossier de Glodie Mpakou-Solo et Maxime Ravet, consultants pour le cabinet de conseil Groupe Square

Qu'est-ce que la blockchain ?

Apparue à la fin des années 2000, la technologie blockchain est une solution qui a pour vocation de stocker et transmettre des informations de façon transparente et sécurisée, sans organe de contrôle centralisé. Elle est essentiellement utilisée pour des transferts d’actifs (monnaie, titres, actions…) et considérée pour beaucoup comme le futur des transactions en ligne à l'image du Bitcoin. Cependant, ses applications s'étendent au-delà des secteurs de la finance et de la banque. C'est désormais à l'assurance d'en faire son cheval de bataille notamment avec les smart contracts1 qui permettent à ce secteur de se distinguer avec l'utilisation de la blockchain privée et non de la blockchain publique2.
A l'inverse des monnaies cryptographiques, cette solution est plus adaptée aux activités des assureurs et offre une gouvernance simplifiée, permet de réduire les coûts, améliorer la rapidité et la confidentialité ; le tout sans perte de contrôle.

Le volet réglementaire des marchés qui croisent assurance et blockchain est encore à construire. Les réglementations existantes ne sont pas entières applicables aux spécificités de la technologie. Nous avons le RGPD (Règlement général sur la protection des données) pour encadrer l'utilisation des données personnelles ou encore l'eIDAS (electronic IDentification, Authentication and trust Services) qui traite des cas de signature, d'horodatage, d'identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique. Combinées, ces deux réglementations protègent à minima les données des utilisateurs, mais n'abordent pas les notions de coopérations, coopétition et de partage des données qui sont les piliers mêmes de cette technologie. Dans ce contexte, les regroupements d'acteurs du privé dans des consortiums peut être vu comme une tentative d'auto-régulation en plus des objectifs de coopération.

Les consortiums abordés plus haut permettent à des acteurs aux intérêts communs d'échanger de pair à pair et de collaborer avec un réseau de nœuds réservé aux membres. L'acceptation de nouveaux nœuds et le paramétrage des droits de lecture restent soumis à validation des membres du consortium. Parmi les consortiums, on retrouve Bi3 détenu entre autres par AXA, Allianz, MAPFRE qui offre à ses clients des solutions variées qui repensent les business models et usages de demain. Leur vision, facilite l'entrée en relation pour le client et réduit les coûts administratifs.

Zoom sur le smart contract
Aussi communément appelés « contrat autonome », les smart contracts sont essentiellement utilisés par la technologie blockchain. Ces accords intelligents agissent de manière décentralisée, autonome et autosuffisante. Concrètement, le contrat est enregistré sur le registre partagé et s'active automatiquement dès lors que les conditions qu'il définit sont remplies sans intervention humaine. Les transactions étant transparentes pour l'ensemble du réseau, il est possible de vérifier la bonne exécution du contrat et de gérer les responsabilités entre les partis beaucoup plus rapidement.
Par exemple, Allianz a lancé en 2016 une expérimentation de la blockchain en assurance captive3. La société a créé un consortium pour ses filiales pour gérer la déclaration et la gestion des sinistres de ses filiales, et utilise des smart contracts pour indemniser l'assuré

La technologie trouve sa valeur dans l'efficacité opérationnelle et la réduction des coûts, ce qui explique que les premières applications en assurance aient été développées sur les offres en peer to peer ou en assurance indicielle.
Ce modèle reste toutefois limité avec un système décentralisé qui reste complexe à gouverner, une identité numérique qui reste encore floue et des portefeuilles et flux d'informations qui peuvent faire l'objet de piratage aussi bien chez les assureurs que chez les assurés.

Quel sont les futurs cas d'usage en assurance ?

1. Le KYC
Le KYC (Know Your Customer) est plus que jamais un enjeu majeur pour les sociétés financières, en particulier dans le cadre d'une entrée en relation avec le client et le prospect. Pour les assureurs, le KYC permet de (vous en avez lu 29%, il reste à lire 71%, de cet article.)

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