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En 2040, le monde n'a pas cessé d'utiliser du plastique. Il serait faux d'imaginer une planète où ce matériau aurait disparu des hôpitaux, des trains, des avions, des ordinateurs, des prothèses, des câbles, des équipements de sécurité ou des installations industrielles. Le plastique ne s'est pas évaporé. Il a simplement perdu son royaume le plus absurde : celui de l'usage unique, de l'emballage aussitôt déchiré, du couvert utilisé sept minutes, du gobelet abandonné sur un trottoir, du sachet qui accompagne une salade pendant deux heures avant de survivre plusieurs décennies dans l'environnement.
La France s'est fixée, avec la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, l'objectif de mettre fin à la mise sur le marché des emballages en plastique à usage unique d'ici 2040. Cette trajectoire repose sur des étapes successives de réduction, de réemploi et de recyclage, organisées par périodes de cinq ans. Elle a déjà entraîné l'interdiction de nombreux objets du quotidien, comme les pailles, couverts jetables, touillettes, couvercles de gobelets à emporter, boîtes en polystyrène expansé, suremballages de certains fruits et légumes, ainsi que la vaisselle jetable dans la restauration rapide pour les repas servis sur place.
Mais imaginer un monde sans plastique jetable, ce n'est pas seulement dresser la liste des objets disparus. C'est regarder comment une civilisation modifie ses gestes les plus banals. Acheter du dentifrice, manger sur le pouce, recevoir un colis, boire de l'eau, faire ses courses, conserver un médicament, préparer un repas collectif, livrer des repas à domicile, expédier un livre ou vendre une portion individuelle de fromage : tout cela change lorsque le plastique à usage unique cesse d'être la solution réflexe.
Dans ce monde nouveau, la question n'est plus : « Dans quoi va-t-on emballer ce produit ? » Elle devient : « A-t-on vraiment besoin de l'emballer ? Et si oui, combien de fois cet emballage pourra-t-il servir ? »
Le réveil après l'âge du jetable
Pendant des décennies, le plastique à usage unique a été présenté comme une merveille de modernité. Il était léger, peu coûteux, souple, transparent, solide, hygiénique, facile à produire en masse. Il accompagnait la croissance de la grande distribution, l'explosion de la consommation nomade, l'essor de la livraison, la multiplication des formats individuels et l'obsession de la praticité.
Il a rendu des services réels. Il a protégé des aliments, limité certaines contaminations, allégé des transports, facilité la conservation, permis une distribution de masse. Le problème n'est donc pas seulement le plastique en tant que matière. Le problème est l'organisation sociale qu'il a rendue possible : une économie où l'on extrait, fabrique, transporte, consomme et jette à une vitesse vertigineuse.
Le plastique jetable (vous en avez lu 9%, il reste à lire 91%, de cet article.)
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