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En 2005, les pouvoirs publics ont botté en touche en faisant voter la loi Leonetti sur la fin de vie, sans répondre à l’attente d’un nombre croissant de Français, qui souhaitent pouvoir décider le plus librement possible des conditions de leur fin de vie.
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La loi de 2005, dite loi Leonetti , autorisait, sous condition, l’euthanasie passive, aux risques et périls du corps médical, car l’euthanasie, qu’elle qu’en soit la forme, active, passive ou l’assistance médicale au suicide, reste un crime sanctionné lourdement par le Code pénal, qui aurait pu être modifié à cette occasion, en y introduisant une « exception conditionnelle d’euthanasie » plus ou moins étendue.
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Dans cette affaire, le courage politique à fait défaut, mais c’était peut- être encore trop tôt pour décider autrement.
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La solution apportée par la loi Leonetti, en partant du principe que l’euthanasie, qui est en fait un suicide par délégation, n’était pas une fatalité, exigeait des moyens en personnel formé à cet effet qui n’existaient pas.
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En effet, il s’agissait de pouvoir faire bénéficier les personnes en détresse physique et morale, généralement des personnes en fin de vie, de soins appropriés, désignés par soins palliatifs, par opposition aux soins curatifs, inappropriés à leur état.
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Ainsi, les soins palliatifs sont destinés aux patients atteints de maladies graves, évolutives mettant en jeu le pronostic vital ou en phase avancée, par un ensemble de pratiques pluridisciplinaires destinées à prendre en charge leur état.
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La seule avancée de la loi Leonetti consiste dans la possibilité pour le patient ou pour ses proches, de mettre fin à tout acharnement thérapeutique, ce qui correspond à une euthanasie passive, toujours susceptibles des sanctions pénales lourdes pour ceux qui y apportent leur concours.
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Malheureusement, faute de moyens, la loi Leonetti n’a pas prospéré alors que 150 000 à 200 000 personnes qui décèdent chaque année de maladies lentes auraient besoin d’un accompagnement palliatif.
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Selon un rapport de FIGAS seulement 20% des patients morts à l’hôpital en ont bénéficié en 2010.
Pendant ce temps, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité a milité sans cesse pour une aide active à mourir, par absorbation un produit létal.
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C’est dans ce contexte que des journalistes ont demandé aux principaux candidats à l’élection présidentielle d’exprimer leur position sur ce sujet délicat.
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Ainsi, le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, se dit opposé à une éventuelle législation de l’euthanasie en considérant que la loi Leonetti est parfaitement équilibré en fixant un principe, celui du respect de la vie, ce qui nous éclaire sur sa position si, une fois candidat, il serait élu pour un second mandat.
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Par contre, le candidat du parti socialiste, François Hollande, envisagerait, selon son entourage, la légalisation de l’assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité.
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Ces prises de positions divergentes sur l’euthanasie ne correspondent pas nécessairement au clivage politique du moment.
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Pour cette raison, il sera intéressant de suivre le débat politique sur l’euthanasie qui se développera à l’occasion la campagne électorale.
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Commentaires de lecteurs
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* Je suis pour l'euthanasie (piqure létale faite par un médecin) ET pour le suicide assisté (potion létale bue par le malade) suivant le choix de ce dernier.
Je suis en fait pour une loi comme celle qui existe au Benelux depuis 2002 en Belgique, ce qui permet donc, avec 10 années de recul, de constater qu'elle est parfaitement adaptée à la demande des malades, qu'il n'y a pas eu de dérives enregistrées et que tout le monde s'en porte bien, mis à part quelques irréductibles représentants des religions.
Cette loi est très bien encadrée et répond à toutes les situations de détresse émanant des malades. Pour moi, ce n'est pas à la famille de décider à la place du malade (d'ailleurs à ce sujet, il peut y avoir des conflits d'intérêts) d'où la nécessité d'inclure, puisque cela est techniquement possible, les directives anticipées de chaque personne sur sa carte vitale. Ça enlèvera toute ambiguïté pour le corps médical qui saura tout de suite quelles sont les volontés de la personne dont ils ont la charge et on sera certain que ce sera la volonté de la personne et pas celle d'une autre.
Le malade pour moi doit être mis au centre du dispositif. C'est lui qui décide de sa fin de vie et lui seul avec bien sûr une clause de conscience pour le médecin qui doit, dans ce cas, diriger son malade vers un confrère ayant une autre éthique que la sienne pour répondre favorablement à la demande du malade.
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* C’est une erreur: l’assistance au suicide n’est pas condamnée en France par le code pénal français (dixerunt les professeurs en Droit Pénal R. BADINTER et A. PROTHAIS et l’ancien conseiller à la Cour de Cassation A. GARAPON). Seul l’Ordre des Médecins interdit cette pratique à ses membres. Même si l’aide médicalisée à mourir (= l’euthanasie médicale active) devait être légalisée, il faudra, comme en Belgique ou aux Pays Bas, trouver des médecins dont l’éthique ne leur interdit pas cette pratique. Et on ne pourra jamais obliger un médecin à donner la mort alors que sa vocation est de faire vivre. On est encore loin de la possibilité de mourir « médicalement » quand on le souhaite !
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* Le droit légitime de chacun doit être respecté, qu’il s’agisse du patient ou de ses proches, et en aucun cas, être soumis à un débat idéologique, qu’il soit politique ou religieux.
Quant au corps médical, il n’est pas là pour opposer un refus quelconque, position qui ne fait pas partie de ses prérogatives."
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* C’est mon expérience personnelle qui motive ma réponse !
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* Ne pas laisser les personnes en l’état de légume, tout le monde a droit à la dignité.
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