RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 3 - Numéro 415 du 18 septembre 2015
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Edito
Californie, où sévit actuellement une sécheresse historique.
Dans le cadre de l’intérêt marque pour la « révolution de l’eau en Israël, le pays a signé un accord avec la Banque
mondiale, pour partager son savoir-faire dans ce domaine, où il s’est toujours trouvé, nécessité oblige, à la pointe de
l’innovation.
Parallèlement, Israël a aussi mis l’accent sur le recyclage et la réutilisation des eaux usées, une pratique dont il est
devenu le leader mondial incontesté.
Aujourd’hui 86 % de ses effluents sont traités contre 19 % en Espagne, qui arrive en deuxième position à cet égard.
L’Espagne, dont de nombreuses régions manquent d’eau, fait fonctionner une usine de dessalement près de Barce-
lone, après avoir importé de l’eau de France, pour faire face à la pénurie d’eau de la capitale de la Catalogne.
En Israël, l’eau sortie des stations d’épuration couvre les deux tiers des besoins des agriculteurs.
Un détour par l’usine de retraitement de Shafdan, situe non loin de Tel-Aviv, la plus grande du Moyen-Orient, permet
de prendre la mesure de cette industrie.
Les effluents y sont d’abord déchargés de leurs polluants, en moins de 24 heures, dans une odeur pestilentielle, grâce
à l’action puissante de micro-organismes.
Puis l’eau est injectée dans des réservoirs souterrains remplis de sables naturels qui agissent comme des filtres, à la fin
on pourrait presque la boire, en tout cas, elle est propre pour servir à l’irrigation de tous types de culture, y compris
les fruits et légumes les plus délicats.
On peut irriguer tant qu’on veut, entend on dire dans les kibboutz, même quand les hivers sont secs, et si le prix est
élevé, mais se voir subitement privé d’eau coûterait bien plus cher.
La possibilité de dessaler l’eau de mer et de recycler les eaux usées devrait nous rassurer, même si les défenseurs de
l’environnement tempèrent les louanges à l’égard de procédés qu’ils jugent très énergivores et à l’empreinte carbone
élevée.
Les techniques utilisées peuvent s’améliorer et il faut savoir arbitrer.
Nous n’en sommes pas là en France, mais nous devons veiller à la bonne utilisation de notre ressource, pour faire
face aux périodes de pénurie, qui nous guettent, et d’entretenir les réseaux de distribution défectueux, pour éviter
les fuites.
Erik Kauf
Rédacteur en Chef
Le Dictionnaire des Assurances 2015
6ème édition