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page 34 - Numéro 276 du 13 juillet 2012
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liques du passé. Pour l’essenƟel de la richesse créée dans ce 
domaine, intangible, les assureurs restent extrêmement frileux 
poussant les acteurs économiques vers des soluƟons de rem‐
placement.
Pour 
l’énergie
,
Mike est revenu sur la mésaventure de BP 
dans le Golfe de Mexico qui a financé en rétenƟon l’essenƟel 
des pertes engendrées par la catastrophe. Pour ceƩe industrie 
essenƟelle pour le progrès de l’humanité l’assurance a praƟ‐
quement disparu au profit de l’uƟlisaƟon du bilan des opéra‐
teurs eux‐mêmes.
* Pour les
réseaux informaƟques
il faudra beaucoup d’innova‐
Ɵon pour inventer des couvertures adéquates et construire des 
tarificaƟons soutenable en s’appuyant sur une approche pros‐
pecƟve plutôt que rétrospecƟve : les bases de données n’exis‐
tent pas pour des développements qui n’ont donc pas d’expé‐
rience passée.
Un autre domaine difficile est celui des pertes d’exploitaƟon 
conƟngentes et Mike a été très criƟque sur la réacƟon des mar‐
chés confrontés aux retombées des événements naturels en 
Asie tout au long de 2011. Après avoir pendant plusieurs dé‐
cennies défendu le juste à temps et les stocks Zéro, la commu‐
nauté semble se réveiller soudainement quand des catas‐
trophes locales ont des répercussions dans le monde enƟer. La 
réacƟon iniƟale de l’industrie a été sans surprise, l’exclusion de 
la couverture pour prendre le temps d’analyser les retombées 
en abandonnant les assurés en rase campagne. CeƩe iniƟaƟve 
est au cœur même de la raison pour laquelle les assureurs ne 
sont pas perƟnents pour des pans enƟers de l’économie, et en 
parƟculier ceux qui sont en pleine croissance.   
En conclusion, Mike invita ses collègues a affecté leurs meil‐
leurs talents à ces réflexions plutôt que sur les vaches à lait du 
moment, dans oublier la nécessité de collecter des données 
pour les exploiter pour innover en prenant des risques mesurés 
et maîtrisés.    
4 ‐ Peut‐on couvrir les pertes d’exploitaƟon conƟngentes ?
Dans le prolongement des propos de son PDG, Charles Cooper 
de XL ré note que
« Nous pouvons regarder les pertes d’exploi‐
taƟons conƟngentes comme une menace, mais en tant 
qu’assureurs nous devrions y discerner également une oppor‐
tunité émergente. Il n’est pas évident qu’il y ait en la maƟère 
un problème de capacité ; c’est plutôt une quesƟon d’informa‐
Ɵon et ‘accès aux informaƟons nécessaires. »
C’est en substance le message de Munich ré qui depuis les évé‐
nements a prévenu ses cédantes et ses clients que le mainƟen 
de la couverture serait lié à la producƟon d’un diagnosƟc sé‐
rieux accompagné de plans de conƟnuité adaptés spécifique‐
ment aux faiblesses idenƟfiées dans les nuages d’approvision‐
nement et proposant des soluƟons de réducƟon des risques 
crédibles. 
Les dirigeants de la Munich ré restent fidèle à leur message et 
soulignent la nécessité pour l’assureur de disposer d’informa‐
Ɵons transparentes car si l’industrie est prête à proposer aux 
entreprises des soluƟons pour le financement des pertes d’ex‐
ploitaƟon conƟngentes, cela ne saurait se faire à l’aveugle, 
avec un chèque en blanc.  
La plus grande difficulté est de gérer les montants agrégés et 
de définir une tarificaƟon juste. Déjà des milliards de capacité 
sont engagés pour des scénarios catastrophes et il n’est pas 
facile d’ajouter une nouvelle vulnérabilité aux portefeuilles 
existants. C’est pourquoi il faudra une concertaƟon avec les 
risk‐managers pour mieux comprendre les causes et impacts 
liés à ces vulnérabilités, sans doute en disƟnguant les diffé‐
rentes branches industrielles dont les business modèles peu‐
vent différer notablement.  
Idéalement, les assureurs devraient obtenir une informaƟon 
complète sur l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvi‐
sionnement pour obtenir une vision circulaire de chaque nœud 
de la chaîne. La difficulté actuelle est la complexité de ces 
chaines en parƟculier dans l’industrie automobile. Il n’est pas 
évident de relier les points entre eux car les réseaux peuvent 
s’entre croiser. Toutefois, il faut trouver des soluƟons équili‐
brées pour que l’assurance retrouve sa perƟnence même dans 
les industries tradiƟonnelles.          
5 ‐ Quel est l’impact des informaƟons et des nouvelles tech‐
nologies d’informaƟon ?
Même si les dirigeants présents meƩaient en première place 
de leur préoccupaƟon les quesƟons de réglementaƟon et leur 
évoluƟon constante, il n’en reste pas moins que la principale 
quesƟon des administrateurs et des dirigeants au quoƟdien est 
bien de déterminer des règles de tarificaƟon pour garanƟr 
l’équilibre et dégager un profit raisonnable. Et de plus, certains 
de ces risques ne se prêtent pas aux mesures classiques. Paral‐
lèlement, ERM est un souci permanent lié en Europe en parƟ‐
culier à la réglementaƟon puisque Solvency 2 est l’évoluƟon 
réglementaire la plus importante de l’agenda européen. 
En fait, la confiance des assurés devraient être au cœur de 
toutes les opéraƟons d’assurance. Et malgré cela l’industrie 
conƟnue d’être centrée sur les produits. Une société d’assu‐
rance est une usine de cols blancs qui fabriquent des produits 
d’informaƟon qui doivent être de haute qualité, robuste et 
durable. Jusqu’à présent la technologie n’offrait pas de meil‐
leure soluƟon. Mais les clients commencent à devancer les 
assureurs dans leurs aƩentes en maƟère de service. Ils veulent 
pouvoir contrôler leurs assurances. Les quesƟons de légalisme, 
la complexité de la réglementaƟon ce n’est pas leur problème 
et les assureurs doivent prendre en compte ceƩe réalité. 
Mais ceƩe réalité s’étend aux marchés des entreprises, les 
acheteurs d’assurances veulent des partenaires fiables et avec 
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Reportage