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page 37 - Numéro 274 du 29 juin 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
ensemble d’établissements du service public couvrent un large 
éventail de spécialités et de services techniques. Offert bientôt 
sur Internet il permeƩra un partage d’expérience de l’en‐
semble des établissements de santé breton.  
Cet ouƟl capitalise sur les référenƟels existants en maƟère de 
gesƟon des 
risques 
(OSHAS 18001, BS 8800, 
ILO OSH 
2001,MASE, SGS – arrêté du 10 mari 2000, ISO 14001,ISO 9001 
et 9004, EFQM, Manuel CerƟficaƟon HAS,…)
 pour offrir un 
véritable ouƟl à la disposiƟon du coordinateur de gesƟon des 
risques associés aux soins. Il fournit une vue précise et synthé‐
Ɵque du niveau de maîtrise des risques et permet de créer une 
dynamique pour rapprocher et coordonner les différents pi‐
lotes de risques. C’est de plus un ouƟl d’aide à la décision au 
travers du classement des acƟons du programme d’améliora‐
Ɵon d’un établissement pour établir des priorités d’acƟon. 
L’ouƟl – 
L’évaluaƟon s’appuie sur les quatre piliers de Shortell 
auxquelles est ajouté un cinquième piliers présentant les résul‐
tats. Chacun de ses piliers comporte un certain nombre de 
critères. L’ouƟl vise à diviser l’aƩeinte de ces critères en plu‐
sieurs niveaux via des quesƟons simples puis à donner une 
représentaƟon de ces aƩeintes sous forme de radar pour cha‐
cun des domaines évalués avec une synthèse de l’établisse‐
ment. Les seize critères sont radioprotecƟon, coordinaƟon‐
régulaƟon des soins, stérilisaƟon, médicaments, produits san‐
guins labiles, disposiƟfs médicaux, infecƟons nosocomiales, 
idenƟficaƟon du paƟent, risque professionnel, incendie, ali‐
mentaire, transport des personnes, système d’informaƟon, 
finances, technique, environnement, gesƟon documentaire.    
IntégraƟon dans le pilotage de la qualité et de la gesƟon des 
risques‐ 
L’hôpital de Redon uƟlise l’ouƟl depuis quatre ans. Les 
trois premières années il a essenƟellement aidé les pilotes des 
risques transversaux 
(transfusion, 
infecƟons, 
incendie, fi‐
nances)
 à maîtriser leur acƟvité, à parler un langage commun 
pour permeƩre la coordinaƟon et faciliter l’élaboraƟon d’un 
programme d’amélioraƟon.  
Cet ouƟl est désormais au centre du pilotage de l’hôpital. Tous 
les ans, chaque responsable et cadres de secteurs d’acƟvité 
ainsi que les pilotes de risques transversaux doivent réaliser 
trois types d’évaluaƟon : 
Etat de réalisaƟon des contractualisaƟons internes et externes 
Auto‐évaluaƟon à blanc en regard des reconnaissances 
externes (HAS, évaluaƟon des secteurs  médico‐sociaux) 
Pérennité des acƟons engagées avec l’ouƟl
B ‐ PercepƟon des risques et personnels hospitaliers : uƟlité 
et intégraƟon managériale
(22)
 : 
La structure polaire des éta‐
blissements de santé ne facilite pas l’implantaƟon de la gou‐
vernance nouvelle, globale et transversale, imposée par la 
réglementaƟon et aƩendue par l’ensemble des parƟes pre‐
nantes. Toutefois, le défi doit être relevé ne serait‐ce que du 
fait des conséquences financières et parfois pénales de la non‐
qualité. L’adhésion de l’ensemble des personnels est donc 
devenue un enjeu majeur pour tous les directeurs d’établisse‐
ments ; dans un tel environnement, les managements trop 
direcƟfs montrent vite leurs limites alors qu’il s’agit de créer la 
confiance et de conduire le changement. 
Or les différents personnels ont des percepƟons différentes, 
même du concept de risque, et la communicaƟon doit être 
adaptée à chaque segment axée sur les facteurs d’acceptabili‐
té, de confiance, de contrôle, de souƟent individuel et collecƟf 
de la part de l’insƟtuƟon, de mesure et de suivi de la maîtrise 
des risques lés aux actes et leur environnement immédiat. 
En parƟculier les ambiguïtés sur le concept de risque doivent 
être levées pour abouƟr à une noƟon dépassant les peurs per‐
sonnelles sur les engagements de responsabilité, profession‐
nelle, voire pénale, liés à l’erreur ou à la faute. Il faut transcen‐
der la culture prévalent de « culpabilité » pour une culture de 
« responsabilisaƟon ». 
Des facteurs de succès ont pu être dégagés comme la formali‐
saƟon d’un organigramme, reconnu et diffusé meƩant en 
place une coordinaƟon des principaux acteurs ainsi que la re‐
connaissance et évaluaƟon individuelle et de groupe au sein 
de chaque unité foncƟonnelle pour faciliter une idenƟficaƟon 
des menaces et vulnérabilités spécifiques à ses acƟvités.  
Un bon degré de maîtrise et de contrôle des événements indé‐
sirables évitables par la connaissance des causes profondes de 
ces événements est un des facteurs essenƟel pour l’appropria‐
Ɵon pragmaƟque de la gesƟon des risques associés aux soins. 
Bien entendu, il doit s’accompagner d’une communicaƟon 
ciblée et décloisonnée encourageant le dialogue pour instau‐
rer une culture sécuritaire au sein des établissements de san‐
té.     
C ‐ Qualité gesƟon des risques et systèmes d’informaƟon
(23)
 : 
Qualité, gesƟon des risques et systèmes d’informaƟon 
hospitalier forment désormais le socle méthodologique et 
technique indispensable au pilotage d’un établissement et de 
la traducƟon de sa performance.  
Tous les trois reposent sur le plan conceptuel sur l’analyse des 
processus des méƟers et des soins ; sur le plan opéraƟonnel, 
ils dépendent de la mobilisaƟon des professionnels et de l’ac‐
compagnement du changement dans le cadre d’une urbanisa‐
Ɵon raisonnée.  
Sur le plan stratégique, ils sont indissociables de l’adaptaƟon 
de l’établissement à son environnement et de l’évoluƟon de sa 
gouvernance. Dès 2004 un document du groupement pour la 
modernisaƟon du système d’informaƟon hospitalier précisait : 
« Dans la mesure où l’informaƟon est indispensable à la prise 
de décision, le système d’informaƟon est un des ouƟls au ser‐
vice du management stratégique de l’établissement. Grâce aux 
méthodes qu’il met en œuvre, notamment les méthodes d’ali‐
gnement stratégique, il permet d’adapter l’organisaƟon aux 
(Suite de la page 36)
(Suite page 38)
Reportage