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page 29 - Numéro 274 du 29 juin 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
Les enseignements que l'on peut tirer
des palmarès des contrats vie en euros
L
a saison des palmarès des contrats d'assurance 
est sur le point de toucher à sa fin et les journaux 
financiers ont aƩribués ou sont sur le point 
d'aƩribuer les disƟncƟons décernés tradiƟonnellement 
par des jurys aux contrats jugés les plus formants. 
Les assureurs peuvent en faire état sur leurs publicités 
commerciales comme le font les bénéficiaires des mé‐
dailles d'or et d'argent obtenus lors d'un comice agricole, 
comme le veut la tradiƟon. 
On sait, que 2011, a été une année noire pour l'assu‐
rance vie, moins à cause des baisses des rendements, 
que des incerƟtudes qui pèsent sur la fiscalité de l'assu‐
rance vie dans un climat poliƟque et économique en gé‐
néral, qui ont détourné les épargnants de leur placement 
préféré, ce qui s'est traduit par une décolleƩe inconnue 
dans le passé. 
Aujourd'hui, les incerƟtudes sur la fiscalité risquent de se 
transformer en cerƟtudes, ce qui n'encourage pas les 
nouveaux versements sur des contrats vie en euros clas‐
siques, surtout si les projets prêtés au gouvernement, à 
la recherche de rentrées fiscales, voient le jour. 
Il ne faut pas perdre vue que l'assurance vie fait parƟe 
des niches fiscales qui sont à l'origine de son succès et 
qu'il sera tentant de les amputer, avant de les faire dis‐
paraitre un jour. 
Revenons aux palmarès des rendements de 2011 qui 
laissent apparaître une baisse moyenne des rendements 
de l'ordre de 0,30 % par rapport à 2010. 
Les taux constatés se situent majoritairement dans la 
zone des 3% et ce avant les prélèvements sociaux de 
13,5% en 2011. 
Les rendements qui en débordent, légèrement vers le 
haut, à 4,05 et à 4% se comptent sur les doigts d'une 
main, par contre un nombre croissant de contrats, sans 
parler de ceux fermés à la souscripƟon, tombent dans la 
catégorie des 2 %. 
Les assureurs, tenus de garanƟr les fonds qui leur sont 
confiés par les assurés en euros courants, les placent en 
fonds garanƟs, de préférence aujourd'hui par l'État fran‐
çais, ce qui ne permet aucune prouesse de leur part. 
Les différences constatées s'expliquent plus par des pos‐
sibilités de doper les rendements au détriment de con‐
trats fermés à la souscripƟon, auquel certains assureurs 
peuvent avoir recours et, dans une moindre mesure par 
des placements à risques, dans les limites autorisées par 
la réglementaƟon. 
Les assurés, en prenant connaissances du rendement 
offert par un certain nombre de contrats similaire aux 
leurs, peuvent, selon le cas soit se réjouir de la posiƟon 
qu'il y occupe, soit la déplorer mais et ce, sans soluƟon 
de rechange, sauf à abandonner les avantages fiscaux qui 
y restent aƩachés. 
Cependant, les assureurs ne baissent pas les bras et re‐
nouvellent leur offre commerciale en proposant à leurs 
prospects de mélanger placements sécurisés et des pla‐
cements à risques, alors qu'il craigne la poursuite de la 
baisse des taux à long terme. 
Le tout est de trouver des arguments pour convaincre les 
prospects.