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page 34 - Numéro 273 du 22 juin 2012
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Nous examinerons dans ce chapitre trois séries  de plans 
d’auto‐assurance, 
‐  les plans d’auto‐assurance parƟels. 
‐ les  plans d’assurance à prime rétrospecƟve. 
‐ les comptes capƟfs 
Les plans d’auto assurance parƟels
Les plans d’auto‐assurance parƟels, quelle qu’en soit la forme, 
reposent sur le rapport entre les primes et les sinistres. 
La négociaƟon entre assureurs et assurés consiste à affecter 
une fracƟon de la prime normalement exigée de l’assuré pour 
garanƟr l’intégralité de ses risques, à ceux qui sont pris en 
charge par le plan d’auto‐assurance. 
Ces plans font l’objet d’un protocole, pour en expliquer le 
foncƟonnement et pour leur conférer la pérennité indispen‐
sable. 
La mise en place du plan est relaƟvement simple lorsque l’en‐
semble des acƟvités de l’entreprise relève d’une seule et 
même enƟté juridique. 
Dans ce cas, il suffit d’inscrire dans la police d’assurances les 
modalités de la parƟcipaƟon de l’assuré dans la couverture de 
ses risques, c’est‐à‐dire l’étendue de son engagement, par 
évènement et par année d’assurances, l’affectaƟon de la 
prime correspondante et les modalités de gesƟon du plan. 
Cependant, les plans d’auto‐assurance parƟels sont générale‐
ment souscrits par des groupes de sociétés, voire des mulƟna‐
Ɵonales, ce qui oblige à isoler la fracƟon auto‐assurée en scin‐
dant le contrats en deux. 
Chaque enƟté juridique est Ɵtulaire, dans son pays, d’une po‐
lice dite de première ligne qui couvre la parƟe auto‐assurée 
par le groupe et d’une police complémentaire qui correspond 
aux risques pris en charge par l’assureur. 
Dans les cas d’une mulƟnaƟonale, le programme doit être géré 
par un réseau de courtage internaƟonal et apérité par un assu‐
reur représenté dans chaque pays d’exécuƟon du plan. 
En cas de différence de condiƟons résultant de la législaƟon ou 
des usages locaux ou simplement d’un problème de traduc‐
Ɵon, ce sont les condiƟons d’un contrat maître, souscrit au‐
près de l’apériteur, qui font foi. 
Les résultats des polices de première ligne font l’objet d’une 
compensaƟon générale, sur la base du règlement financier 
adopté par les parƟes. 
Dans la praƟque, chaque enƟté verse une prime provisionnelle 
en début d’exercice, qui est réajustée, en plus ou en moins, en 
foncƟon du résultat global de l’ensemble des contrats, de pre‐
mière ligne de l’exercice. 
Ce type de plan foncƟonne comme une capƟve, sauf que les 
résultats doivent être réparƟs année par entre les parƟcipants, 
sans pouvoir être mis en réserve. 
Les plans d’assurance à prime rétrospecƟve
Le principe des plans d’assurance à prime rétrospecƟve, dési‐
gnés aussi par retro‐plans est fondé sur l’indexaƟon de la 
prime sur le coût du risque. 
La mise en œuvre d’un retro‐plan, se jusƟfie dès lors que le 
risque est trop fluctuant pour être tarifé avec un minimum de 
cerƟtude. 
Quel que soit le degré d’incerƟtude à maîtriser, le plan est 
basé sur l’esƟmaƟon d’une prime technique, pour lui servir de 
cadre financier. 
La prime technique sert à déterminer une prime plancher qui 
est le minimum à payer à l’assureur, même en l’absence de 
tout sinistre et une prime plafond, qui délimite l’engagement 
de l’assuré. 
La prime rétrospecƟve, qui ne peut pas être inférieur à la 
prime plancher, ni être supérieure à la prime plafond, est 
égale au montant des sinistre de l’exercice, mulƟplié par un 
cœfficient correspondant aux frais de gesƟon et à la rémuné‐
raƟon de l’assureur. 
On peut considérer comme plan type, une prime plancher de 
30 %, une prime plafond de 130 % de la prime technique, avec 
un cœfficient mulƟplicateur appliqué aux sinistres de 1,30. 
La difficulté vient de la prise en compte des provisions pour 
sinistres restant à régler, voire pour sinistres inconnus, lors‐
qu’il est usuel de les provisionner, comme par exemple dans 
l’assurance transport de marchandises. 
(Suite de la page 33)
(Suite page 35)
Etude