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page 34 - Numéro 272 du 15 juin 2012
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- Le Magazine professionnel des Risques et des Assurances
dialogue franc et ouvert entre toutes les parƟes pre‐
nantes au cours des dernières décennies de crois‐
sance qui a empêché la créaƟon d’un marché mature 
et adulte. CeƩe capacité de dialogue et d’échange 
devrait être un des talents exigés de tout souscrip‐
teur.     
Encourager innovaƟon et curiosité
 – Même l’appui de 
logiciels de plus en plus puissants et la compilaƟon de 
bases de données impressionnantes, ne donnent que 
la vision du rétroviseur, le phare à longue portée c’est 
finalement la projecƟon dans l’avenir dont doit être 
capable le souscripteur. C’est à lui qu’il revient de 
concevoir des soluƟons appropriées à chaque situa‐
Ɵon, bien expliquées à l’assuré, pour le bénéfice de 
toutes les parƟes prenantes. Il faut pour cela être ca‐
pable de s’adapter et d’innover. 
La nécessité de ceƩe claire voyance et de curiosité n’a 
sans doute jamais été mieux mise en évidence que 
dans les pertes d’exploitaƟon conƟngentes au Tsuna‐
mi du Japon et aux inondaƟons en Thaïlande en 2011. 
Dans un monde de prospects de plus en plus différen‐
ciés et diversifiés, sans doute l’industrie de l’assu‐
rance n’a pas sur elle‐même se différencier et se di‐
versifier assez pour suivre ses clients.   
Certes l’industrie de l’assurance a su tant bien que 
mal s’adapter a postériori aux changements, elle a 
moins mal que d’autres insƟtuƟons financières traver‐
ser la crise de 2008 mais les catastrophes de 2011 ont 
bien montré comment la situaƟon peut se dégrader 
rapidement. Tout cela indique la nécessité de dispo‐
ser d’un corps de souscripteurs compétents avec une 
vision à long terme et meƩant en œuvre une stratégie 
claire elle‐même à long terme.     
S’adapter en tout temps et à tous les temps
 – Les sous‐
cripteurs ne sons donc pas une espèce menacée de 
dispariƟon. Mais comme le suggérait déjà Darwin, il 
leur faut savoir d’adapter à un environnement en 
constante évoluƟon et prendre en compte en parƟcu‐
lier les conséquences du réchauffement climaƟque 
pour lequel ils ne disposent pas de données histo‐
riques suffisante et qui demeurera pour de nom‐
breuses années encore un de leur principaux défis !  
Encore faut‐il que l’industrie évolue dans un cadre règle‐
mentaire rigoureux tout en facilitant, voire en incitant, les 
évoluƟons nécessaires.   
Qu’en penses les organismes de contrôle ?
Sans prétendre donner une vision globale sur les contrô‐
leurs de la région, quatre d’entre eux ont apporté leurs 
conseils aux délégués : 
Egypte
 : Il est important que les assureurs de la région 
mulƟplient les échanges pour mieux partager leurs 
savoir‐faire et compétences et soient en mesure de 
poursuivre leurs objecƟfs sans redouter la survenance 
de risques inaƩendus. En parƟculier, l’ensemble de 
parƟes prenantes rassemblées devraient travailler 
acƟvement au développement d’ouƟls de gesƟon des 
crises systémiques qui pourraient éclater au sein de la 
profession.        
Emirats Arabes Unis
 : Le système de carte orange 
(équivalent de la carte verte en Europe), les pools 
d’assurance pan‐arabiques, l’arabisaƟon des termes 
d’assurance, et les nombreux séminaires et confé‐
rences sont à meƩre au crédit du GAIF. Toutefois, les 
assureurs arabes doivent maintenant définir une stra‐
tégie audacieuse de conquête de marchés hors fron‐
Ɵères pour élargir leur horizon internaƟonal et deve‐
nir un acteur dans la concurrence globale. Ceci sup‐
pose de faire des efforts de performance économique 
pour soutenir le développement  économique des 
pays arabes et de renforcer leur posiƟon internaƟo‐
nale.     
Jordanie
: Les bouleversements que connait la région, 
avec les retombées de la crise mondiale et les change‐
ments poliƟques impose de redéfinir la réglementa‐
Ɵon et la modèle et de renforcer les efforts de chacun 
pour le bénéfice de tous les acteurs à ce moment clé 
de l’histoire. 
Il revient à l’autorité de contrôle de créer un environ‐
nement réglementaire favorisant le rôle des assureurs 
en maƟère de protecƟon sociale. Les contrôleurs doi‐
vent veiller à l’amélioraƟon de la gouvernance des 
entreprises d’assurance et les inciter à améliorer leur 
performance au travers de bonnes praƟques de ges‐
Ɵon. 
Il faudra sans doute également que le marché se con‐
solide en enƟtés transnaƟonales grâce à des fusions 
acquisiƟons qui disposeront de portefeuilles mieux 
diversifiés les meƩant mieux à l’abri des consé‐
quences de catastrophes de toute nature et leur don‐
nant plus d’audace dans l’innovaƟon. La formaƟon 
des personnels pour améliorer leurs compétences 
sera aussi un facteur important de ce développement.      
Liban
 : Les autorités de contrôle varient de pays en pays 
dans leurs méthodes et leurs objecƟfs, en reflet de la 
variété sociale et culturelle de la région. Mais les as‐
sureurs des pays arabes, comme ceux du monde en‐
Ɵer ne pourront s’épanouir sans une solide gouver‐
nance et un cadre de contrôle efficace.  
De fait une réputaƟon de rigueur pour une autorité 
de contrôle ne devrait pas effrayer les assureurs, bien 
(Suite de la page 33)
(Suite page 35)
Reportage