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page 33 - Numéro 272 du 15 juin 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Reportage
dehors des senƟers baƩus »
dit le secrétaire général du 
GAIF.  Le rôle des assureurs pour la protecƟon des per‐
sonnes et des biens est encore plus vital devant les incer‐
Ɵtudes poliƟques et sociales que traversent en parƟculier 
l’Egypte, la Libye et la Tunisie. Les acteurs professionnels 
voient même l’assurance en mesure de jouer un rôle 
proacƟf et efficace pour la construcƟon de l’avenir du 
monde Arabe. Mais cela passe sans doute par une colla‐
boraƟon étroite entre l’assurance  et les gouvernants 
pour apporter aux populaƟons la protecƟon dont elles ont 
besoin et les couvertures des risques nouveaux découlant 
développements socioéconomiques.  
Le GCC 
(Gulf Co‐operaƟon Council)
 quant à lui a un sec‐
teur d’assurance qui pèse 15 Milliards  et dont les respon‐
sables pensent qu’il peut jouer un rôle économique consi‐
dérable dans la région. Toutefois, l’autorité de contrôle 
vient de lancer un baromètre de l’assurance pour pro‐
mouvoir, dans un premier temps, la transparence, et à 
terme le professionnalisme et l’excellence. Elle a conduit 
une enquête auprès de 20 dirigeants au moyen d’un en‐
treƟen approfondi, sur l’ensemble des points sensibles du 
marché, menaces et opportunités, forces et faiblesses 
(SWOT), tarificaƟon, perspecƟve de marché et de résul‐
tats. Et il y a une convergence pour penser que le marché 
devrait conƟnuer à connaitre une croissance en excédent 
de celle du PIB.     
Si le décor est planté, il n’est pas sur pour autant que 
l’industrie trouvera les dirigeants visionnaires qui sauront 
occuper la scène et faire faire à l’industrie le saut dans le 
futur pour aƩeindre l’excellence technique dans la sous‐
cripƟon qui seule garanƟrait la soutenabilité à long terme.        
Vers un renouveau de rigueur technique dans la sous‐
cripƟon ? 
Précisément, pour M. Khaled Abu Nahel, le DG de Trust 
Group de Jordanie, les assureurs font plus aƩenƟon à la 
qualité technique de la souscripƟon et de ce fait l’éléva‐
Ɵon du niveau de compétences des collaborateurs est 
devenue une priorité. Et il précise que selon lui ceƩe sa‐
gesse retrouvée mais forcée est sans doute le résultat 
combinée de la baisse des rendements des placements, 
conséquence de la crise économique, et de lourdes pertes 
techniques enregistrées dans le passé.    
Il n’est pas le seul à s’avancer sur ce terrain et M. Ashok 
Kumar Roy, PDG de GIC Re, la société indienne basée à 
Bombay, n’y va pas par quatre chemins et il voit dans la 
rigueur de souscripƟon le pilote stratégique pour la survie 
à long terme de l’industrie. Il donne sans doute un bon 
résumé de l’humeur qui régnait à Marrakech en la ma‐
Ɵère : puisque l’industrie de l’assurance doit aƩendre 
l’inaƩendue, il est indispensable, pour les réassureurs en 
parƟculier, eux qui sont l’assureur du dernier ressort, de 
renforcer leur compétences de souscripƟon pour sous‐
crire avec plus de prudence, plus de connaissances, en un 
mot plus judicieusement. Et il souligne quatre aspects 
fondamentaux : 
Surmonter les obstacles
 – L’industrie de l’assurance a 
pour méƟer de payer des indemnités en cas de si‐
nistre. L’aléa est donc le cœur du méƟer, et il faut 
s’aƩendre à des mauvaises années qui débouchent 
sur des pertes techniques. Il ne faut pas que les assu‐
reurs baissent les bras au premier coup de tabac. 
L’histoire est pleine de peuples et d’organismes qui 
ont survécu et qui ont même prospéré pour avoir su 
rester fidèles à leurs missions.  
Le monde de l ‘assurance et de la réassurance lui‐
même à vu des phénix renaitre de leurs cendres. Lors‐
que les taux sont élevés, les termes des couvertures 
plus strictes, et les mesures de miƟgaƟon en place 
pour limiter les sinistres, alors les obstacles sont fran‐
chissables. Toutefois, la survie passe par l’innovaƟon, 
l’adaptaƟon au changement pour suivre une situaƟon 
dynamique. C’est cela aussi la souscripƟon de son 
propre risque.   
Respecter les fondamentaux
 – Quelles que soient les ou‐
Ɵls techniques dont il dispose, y compris le guide 
souscripƟon, le bon souscripteur doit s’appuyer sur 
son propre sens de l’analyse et beaucoup de bon 
sens. C’est lors de la souscripƟon qu’il faut faire 
preuve de discernement, plutôt que de tergiverser 
pour la prise en charge d’un sinistre. 
Le réassureur doit avoir une perspecƟve macro des 
risques souscrits au niveau micro par l’assureur direct, 
en parƟculier lorsqu’il s’agit d’un portefeuille au tra‐
vers d’un traité. Pour garanƟr l’harmonie entre les 
musiciens du quatuor, assuré, intermédiaire, assureur 
& réassureur, encore faut‐il que celui qui Ɵent la ba‐
gueƩe, le réassureur édicte des règles  strictes et 
claires à respecter par ses partenaires et qui doit bien 
entendu prévoir différentes matrices.   
Le réassureur doit prendre en compte les différents 
marchés, les différentes cédantes, ainsi que les résul‐
tats techniques de ces différents acteurs sur leurs 
marchés respecƟfs. Mais les résultats bruts ne suffi‐
sent pas, encore faut‐il idenƟfier et évaluer les fac‐
teurs sous‐jacents  qui impactent, ou pourraient im‐
pacter, ces résultats. L’établissement de ce diagnosƟc 
suppose un dialogue construcƟf tout le long de la 
chaine d’assurance. C’est sans doute l’absence d’un 
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