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page 29 - Numéro 271 du 8 juin 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
Les comparateurs en assurance sur Internet
sont une nouvelle sorte d'intermédiaires
L
'internaute à la recherche d'un bon tarif qui clique sur
le site d'un comparateur en assurance, ignore le plus
souvent qu'il s'adresse à un intermédiaire d'assurances
et plus parƟculièrement à un courƟer. Pourtant, il s'agit de
courƟers virtuels sur internet.
Le courtage d'assurances est une profession réglementée et si
l'internaute pousse sa curiosité au‐delà de la recherche d'un
devis relaƟf à l'assurance qu'il veut souscrire, il trouvera sur le
site toutes les informaƟons réglementaires.
Il verra notamment que l'éditeur du comparateur en assu‐
rance est immatriculé à l'ORIAS, qui gère le registre des inter‐
médiaires menƟonné au Code des assurances et qu'il a sous‐
crit une assurance de responsabilité professionnelle.
En tant que courƟer, le site du comparateur en assurance doit
indiquer à l'internaute l'étendue de son accès au marché de
l'assurance et son mode de rémunéraƟon en qualité d'appor‐
teur d'affaires aux assureurs.
Le service rendu aux internautes est gratuit, car les courƟers
sont tradiƟonnellement rémunérés par les assureurs, ce qui
pose, une fois de plus, la quesƟon de leur indépendance vis à
vis du marché, que seuls les assurés industriels peuvent ré‐
soudre.
En effet, les sites des comparateurs en assurance ne concer‐
nent que l'assurance de masse, habitaƟon, automobile et san‐
té notamment, tributaires du marché, d'où l'intervenƟon régu‐
lière des pouvoirs publics pour en renforcer le bon foncƟonne‐
ment et la transparence.
Ainsi, le Comité consultaƟf du secteur financier, le CCSF vient
de rendre un avis pour renforcer la transparence et la qualité
des comparateurs, dont RiskAssur‐hebdo a rendu compte à ses
lecteurs (voir arƟcle page 28 du n°270 du Vendredi 1er mai
2012).
Ceci étant, l'internaute qui clique sur un site de comparateur
en assurance, commence par sélecƟonner le risque qu'il veut
assurer, puis il doit remplir un quesƟonnaire qui permeƩra à
l'éditeur du site de lui adresser un devis relaƟf à l'assurance,
qu'il souhaite souscrire.
Selon l'avis émis par le CCSF, le comparateur doit présenter
clairement, à l'internaute, le contenu ainsi que les limites des
garanƟes proposées, franchises, plafonds et exclusions, en
plus du tarif, bien entendu.
Se faisant, il doit remplir l'obligaƟon d'informaƟon et de con‐
seil dont il est redevable vis‐à‐vis de ses clients et prospects.
Nous restons réservés sur la compaƟbilité de ces obligaƟons
avec l'étude et le traitement des assurances en ligne, dans la
mesure où elles ont été conçues à l'origine dans le cadre d'un
contact personnel.
Pour ceƩe raison, certains comparateurs donnent la possibilité
à l'internaute de solliciter un rendez vous ou un contact avec
un professionnel pour parfaire son informaƟon.
L'internaute en possession du devis peut se contenter de l'im‐
primer pour avoir une idée des condiƟons du marché et pour
pouvoir, en toute connaissance de cause, aller voir son assu‐
reur habituel où solliciter un concurrent.
L'internaute peut aussi souscrire directement le contrat propo‐
sé en ligne, en traitant directement avec l'assureur dont
émane la proposiƟon.
La mission du comparateur en assurance se termine avec la
délivrance d'un devis, car ce n'est pas lui qui concréƟse la
souscripƟon de la police, qui la gère et qui intervient en cas de
sinistre.
La preuve en est que le comparateur, qui n'encaisse pas d'ar‐
gent, est dispensé de souscrire la garanƟe financière obliga‐
toire des intermédiaires d'assurance.
L'acƟvité des comparateurs en assurance est en pleine expan‐
sion en raison d'un marché concurrenƟel qui leur permet de
sélecƟonner, dans chaque catégorie d'assurances, un nombre
suffisant d'offres, leur permeƩant de disposer d'une paleƩe
suffisante, face aux demandes des internautes, qui y trouvent
leur compte.