page 28 - Numéro 271 du 8 juin 2012
Abonnement gratuit sur
RiskAssur-hebdo
- Le Magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
Un rapport public lève les doutes
sur les origines des algues vertes
S
elon un rapport tout récent réalisé sous l'égide
du ministère de l'Ecologie et du ministère de
l'Agriculture, les apports en milieu marin d'azote
et de phosphore sont impliqués fortement dans la proli‐
féraƟon des algues vertes.
La part agricole représente au moins 90% des apports
azotés et ne semblent pas régresser.
L'associaƟon UFC‐Que Choisir délivre un carton rouge à
l'agriculture intensive.
Pour l'associaƟon, contrairement à ce que prétendent les
tenants de l'agriculture intensive, ce ne sont ni les évolu‐
Ɵons du climat, ni les nouvelles espèces invasives qui
expliquent la proliféraƟon des algues vertes, mais la pré‐
sence massive d'azote et de phosphore dans l'eau de
l'agriculture intensive, d'où l'impérieuse nécessité de
modifier les praƟques agricoles.
Elle note que le rapport commun aux deux ministères
confirme le désastreux impact environnemental de l'agri‐
culture intensive.
Elle rappelle qu'en février dernier, la Commission euro‐
péenne a ouvert une procédure d'infracƟon contre la
France, pour le non respect de la règlementaƟon envi‐
ronnementale en nitrates.
UFC‐Que Choisir demande au nouveau ministre de l'Agri‐
culture, Stéphane Le Fon, de relancer en les renforçant le
plan, gouvernemental.
L'associaƟon souhaite que les nouvelle règles de la Poli‐
Ɵque agricole commune, la PAC, actuellement discutée à
Bruxelles, imposent « des modes de ferƟlisaƟon adap‐
tées et des critères environnementales précis ».
Le tout doit être complété, toujours selon l'associaƟon,
par des contrôles efficaces du respect de ces critères.
L'invasion des algues vertes sur les plages bretonnes ne
date pas de hier et il doit être possible de déterminer
avec précision le rôle joué par l'agriculture et par l'éle‐
vage dans ce phénomène.
La formaƟon des algues vertes, à proximité des côtes,
suppose la réunion de plusieurs éléments déterminants,
car les algues vertes ne prospèrent pas par fatalité à
proximité des cotes bretonnes.
La mer a été de tout temps un réceptacle des surplus et
déchets terrestres, le dernier en date étant le sel extrait
de l'eau de mer par les usines de désaliénaƟon que l'on
ne peur pas laisser s'accumuler le long des côtes.
Il a fallu meƩre en place des « sea‐lines » pour évacuer le
sel en haute mer, alors ne peut‐on pas capter l'azote et
les nitrates transporté par les fleuves côƟers, en vue de
leur évacuaƟon en haute mer.
Ce n'est qu'une idée de juriste dont la faisabilité mérite
d'être techniquement vérifiée.