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page 29 - Numéro 269 du 25 mai 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
naie, mais à tout moment ce pays peut quiƩer la mon‐
naie unique et je peux me retrouver avec des créances
qui en valent plus grand chose ».
EffecƟvement, lorsqu’un pays est dans la zone euro, il
emprunte en son nom (donc tous les pays n’empruntent
pas au même taux) mais en bénéficiant de la
« puissance » et de la stabilité de ceƩe devise.
Si on peut imaginer que pour l’Allemagne le taux ne se‐
rait pas différent entre être ou pas dans l’euro, il n’en va
certainement pas de même pour des pays comme l’Es‐
pagne ou l’Italie.
Mais, si un pays sort de l’euro, que devient sa deƩe en
euros
A priori, il garde sa deƩe. Toutefois, si la solidarité des
membres jouait, en tout bonne logique, si un pays sort
de l’euro, nous devrions nous réparƟr sa deƩe.
Avec la Grèce le coût serait de l’ordre de 60 milliards
pour la France et de 80 milliards pour l’Allemagne.
Au‐delà, si un pays sort de l’euro, Il y aura en perma‐
nence une suspicion à la fois vis‐à‐vis des membres res‐
tant de ceƩe devise, mais aussi dans l’euro lui‐même.
Il sera, naturel, de se demander qu’elle sera le prochain
pays à sorƟr de la monnaie unique et qu’elle est la viabi‐
lité de celle‐ci.
Concrètement, il n’y a que 2 soluƟons si un membre est
dans une situaƟon où il pourrait quiƩer l’euro :
1 ‐ Que les membres la monnaie unique soient solidaires
entre eux, qu’ils aident aujourd’hui la Grèce et demain –
peut‐être – l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou d’autres.
2 ‐ Préparer la fin de l’euro dans les meilleurs condiƟons
possibles, a mis cela prendrait des années.
Ne nous emballons pas, les pays dit développés passent
une phase de crise économique très dure depuis 2008,
mais le monde ne s’arrêtera pas pour autant.
A la fin du XXème siècle des pays ont décidé de créer une
monnaie unique en Europe.
Doit‐on, aujourd’hui, au premier problème, baisser les
bras ?
Probablement pas, mais il faut trouver des soluƟons
pour que les pays membres de l’euro ne s’endeƩent pas
au delà du raisonnable (ce n’est pas simple et cela ne
peut pas se résumer à des décrets). Pourtant, il faut que
chaque pays soit conscient de faire parƟe d’une struc‐
ture, qui peut être fragile.
Lorsque ceƩe crise sera derrière nous, que la croissance
(même raisonnable) sera de retour, alors tout sera éco‐
nomiquement plus simple.
Que deviendra l’euro dans les prochaines années ?
(Suite de la page 28)