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page 32 - Numéro 267 du 11 mai 2012
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- Le Magazine professionnel des Risques et des Assurances
Reportage
5. AmélioraƟon du processus de gesƟon des risques 
6. Facilité d’accès aux données en tout point de gesƟon 
7. AmélioraƟon de la communicaƟon 
8. AugmentaƟon de la  conscience des risques 
9. Contrôle et gesƟon du coût total du risque 
10.Facilité d’audit du système 
Sur la liste ci‐dessus l’avantage arrivé en numéro 1 indique 
clairement que les organismes uƟlisent leur  SIGR pour gérer 
leurs opéraƟons et générer des informaƟons financières 
exactes pour informer les dirigeants. Les deux suivantes mon‐
trent qu’effecƟvement le RMIS sert à revoir les processus pour 
les rendre plus efficaces et simplifiés que les rapports générés 
par différents sites et différentes sources doivent être consoli‐
dées en un seul système  de façon cohérente et fiable. 
Le quatrième avantage souligne l’importance des rapports 
remis aux dirigeants et sur la base desquels ils peuvent piloter 
l’organisme et ses risques d’où la nécessité encore de l’efficaci‐
té et de l’exacƟtude des informaƟons.  
Cependant trois aƩributs ne sont pas apparus ceƩe année 
dans le « Top‐ten » :         
La gesƟon des sinistres et le suivi des processus d’indem‐
nisaƟon
 : CeƩe foncƟonnalité est la source historique des 
SIGR. En effet, c’est pour le suivi des processus d’indemni‐
saƟon, et des cerƟficats d’assurance (annuels aux Etats‐
Unis)   que les premiers systèmes ont été conçus, souvent 
dérivés des systèmes uƟlisés par les assureurs eux‐mêmes. 
Toutefois, les plateformes de gesƟon des sinistres ont été 
tellement enrichies par des foncƟons addiƟonnelles que le 
suivi, même celui des dossiers accidents du travail ou santé 
est devenu une rouƟne qu’on ne menƟonne même pas. 
Parallèlement il ne faut pas oublier que le temps des SIGR 
déconnectés est sans doute révolu et leur immersion dans 
les BIS, Business Intelligence System, fait oublier ces don‐
nées de base qui réapparaissent d’une autre façon en 
sixième posiƟon, avec l’accès facile aux données, mais avec 
une approche beaucoup plus générale que les seuls 
« sinistres ».   
La conformité
 : La conformité qui est une donnée impor‐
tante dans certaines industries, insƟtuƟons financières, 
industrie pharmaceuƟque, agroalimentaire, etc., n’est pas 
tradiƟonnellement prise en compte directement par la ges‐
Ɵon des risques pour laquelle elle s’est longtemps limitée à 
la souscripƟon des garanƟes légalement obligatoires. Ceci 
dit c’est un véritable projet quand on exerce dans de mul‐
Ɵples pays où la liste des obligaƟons est variable dans le 
temps et dans l’espace. Mais avec la diffusion de plus en 
plus répandue d’une approche dite GRC, et en parallèle la 
visibilité croissante de la gesƟon des risques au niveau des 
dirigeants et des conseils d’administraƟon, on aƩend du 
risk‐manager qu’il s’intéresse à tous les aspects du risque. 
S’il est certain que la conformité n’est pas la gesƟon des 
risques, en revanche la non‐conformité est une menace 
sérieuse à prendre en compte et la conformité doit être 
gérée avec rigueur pour éviter ce piège !   
Contrôle et transparence
 : CeƩe aspect qui était considéré 
comme essenƟel en 2009 doit peut‐être sa descente au fait 
que l’accroissement de visibilité de la gesƟon des risques 
rend les dirigeants moins inquiets sur ce qu’ils percevaient 
peut‐être comme la « boîte noir du risk manager. » 
Alors que le monde, en parƟculiers les économies dévelop‐
pées, reste englué dans une spirale descendante dont il 
semble avoir du mal à se sorƟr, la rigueur frappe tous les in‐
vesƟssements et donc toute implantaƟon ou évoluƟon d’un 
SIGR doit s’accompagner d’un analyse rigoureuse du rende‐
ment sur invesƟssement. Lorsque la quesƟon est posé aux 
répondants, près de la moiƟé d’entre eux suggèrent qu’une 
période de retour supérieure à deux ans ne serait pas accep‐
table. Si l’on est conscient que le rendement de tout invesƟs‐
sement est un paramètre essenƟel de la conduite de tout or‐
ganisme, il ne faut pas se cacher que la quanƟficaƟon des re‐
tombées d’un SIGR  n’est pas aisé tant les domaines impactés 
sont important, ne serait que la réducƟon de la volaƟlité, ou 
de l ‘incerƟtude, sur la totalité du portefeuille d’invesƟsse‐
ments de l’organisme.  
La mise en place d’un BIS n’est sans doute pas un choix mais 
une obligaƟon pour conduire un paquebot internaƟonal. Mais 
encore faut‐il conduire son développement et sa gesƟon 
comme un projet, avec toute la rigueur appliquée à un projet 
industriel et une compréhension des foncƟonnalités indispen‐
sables et la définiƟon d’un cahier des charges complet pour 
éviter les dérives de coûts et de délais qu’on trop souvent con‐
nus les projets technologiques dans le  passé.            
Quel est votre goût pour le risque ? 
(5)
Parmi les concepts introduits non seulement par les standards 
comme COSO 2 et ISO 31000:2009, par le biais du guide ISO 
73, mais aussi par l’intégraƟon de la gesƟon des risques au 
sein des processus stratégiques, celui qui demeure le plus diffi‐
cile à cerner et à définir est l’appéƟt de risques, sans oublier 
qu’universitaires et praƟciens ont du mal à posiƟonner appéƟt 
et tolérance au risque l’un par rapport à l’autre. Si tous s’ac‐
cordent à esƟmer que le concept est au cœur de tout pro‐
gramme d’ERM, en revanche le débat se poursuit sur les con‐
diƟons de mise en œuvre.  
Déjà en septembre 2011, AIRMIC(6) a proposé un libre blanc 
sur l’approche praƟque de ceƩe noƟon, c’est le tour d’un jour‐
nal financier et risk management de proposer sa soluƟon. En 
2009 l’associaƟon canadienne des administrateurs(7) de socié‐
té a publié un rapport qui indiquait :
« Une déclaraƟon sur 
l’appéƟt de risques est au cœur de tout programme de gesƟon 
des risques efficace et il est lié à la philosophie globale de ges‐
Ɵon des risques de l’organisme et à son ambiƟon straté‐
gique. »
(Suite de la page 31)
(Suite page 33)