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page 31 - Numéro 267 du 11 mai 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Reportage
L’excellence dans le risk management 
CeƩe neuvième édiƟon de l’étude présentée conjointement 
par Marsh et le RIMS(3) est sous Ɵtrée
« Combler le déficit : 
visibilité, valeur & stratégie ».
Nous ne pouvons donner ici 
qu’un résumé  des principales conclusions. Il en ressort que le 
rôle et les responsabilités des risk‐managers au sein des orga‐
nismes sont d’autant plus importantes qu’ils ont désormais 
une contribuƟon significaƟve au succès de leur employeur. 
Dans un nombre croissant d’entreprise, la gesƟon des risques 
est en prise directe avec les objecƟfs de l’organisme et la pen‐
sée stratégique.  
Et cependant, comme l’indique les résultats de ceƩe enquête, 
il demeure un écart significaƟf entre la vision des risk‐
managers et celle de leurs dirigeants quant à leur mission, 
essenƟellement défensive et réacƟve, ou offensive et proac‐
Ɵve. Cet écart est regreƩable, et le réduire ouvrira de meil‐
leures perspecƟves de succès à l’organisme, de fait 92% des 
répondants esƟme que la gesƟon des risques a permis) leur 
organisme de mieux naviguer dans la crise. L’enquête a permis 
de recueillir les opinions de 1322 risk‐managers, dirigeants, et 
autres professionnels. Même si la plupart des personnes inter‐
rogées sont originaires des Etats‐Unis, ils représentent des 
entreprises dont les sièges sociaux sont installés dans cin‐
quante pays. L’ensemble des réponses des parƟcipants à 
l’étude peuvent s’arƟculer autour de sept pôles : 
Les dirigeants aƩendent davantage de leur département 
de gesƟon des risques
 : 85% des risk‐managers esƟment 
que les aƩentes de leurs dirigeants ont augmenté au cours 
des trois dernières années, mais les dirigeants ne sont que 
71% à partager ceƩe opinion. Sur une base annuelle, les 
risk‐managers esƟment qu’ils sont de plus en plus sous 
pression de performer tandis que les dirigeants que c’est 
simplement la nouvelle norme. 
La formalisaƟon de la gesƟon stratégique des risques : 
Une faible majorité, 51%, des dirigeants esƟment qu’adop‐
ter une démarche de gesƟon stratégique des risques amé‐
lioreraient la prise en compte des risques dans les ré‐
flexions stratégiques pour définir les objecƟfs à court et 
moyen terme de l’organisme 
(mais comment ce processus 
est‐il compris ?)
 mais certains préfèrent que 
« le risk‐
management soit impliqué dans le processus stratégique 
dès le début du processus. »
La crise économique et la quanƟficaƟon des risques 
: Plus  
d‘un Ɵers des interrogés esƟment que la crise économique 
a mis en lumière l’uƟlisaƟon d’instruments d’analyse en 
gesƟon des risques. Un nombre équivalent de répondants 
indiquent que leur organisme est plus sensible à la volaƟli‐
té des risques, c'est‐à‐dire l’écart entre le réalisé et le pré‐
vu, depuis la crise. Les organismes esƟment qu’il ya une 
véritable créaƟon de valeur lorsque la volaƟlité est réduite, 
avec pour résultat une meilleure cerƟtude des résultats.     
La mesure du coût total des risques : 
La proporƟon de diri‐
geants qui ne mesurent pas le coût total du risque est pas‐
sée de 36% en 2011 à plus de la moiƟé ceƩe année. Cepen‐
dant, ce paramètre semble encore important dans l’esprit 
des risk‐managers puisque 68% d’entre eux l’uƟlisent. 
CeƩe divergence reflète la volonté des dirigeants de dispo‐
sés d’indices qui promeuvent les objecƟfs de l’organisme, 
alors que les risk‐managers semblent plus intéressé par le 
suivi budgétaire et le benchmarking.   
L’existence d’un comité "risques" : 
Alors que les années 
2010 et 2011 avaient vu une augmentaƟon significaƟve du 
nombre de comité, quelle qu’en soit la composiƟon et la 
portée, la pénétraƟon s’est maintenue à 60%. Toutefois, 
l’enquête peut laisser aƩendre une nouvelle augmentaƟon 
puisque 40% des répondants indiquent qu’ils pensent que 
leur organisme devrait en crée un.  
Les événements naturels et les catastrophes qu’ils engen‐
drent :
 Parmi les répondants, les trois quarts indiquent que 
leur organisme va revoir son évaluaƟon et gesƟon de tous 
les risques liés aux événements naturels. En fait plus des 
deux Ɵers ont déjà entrepris ceƩe acƟon.   
Les compétences/talents nécessaires au risk‐manager : 
En 
revanche, les dirigeants et les risk‐managers s’accordent 
sur deux qualités essenƟels pour le risk‐manager ; une con‐
naissance inƟme de l’organisme et de l’industrie, et une 
vision stratégique de la gesƟon des risques.  
L’enquête sur l’uƟlisaƟon de la technologie pour la gesƟon 
des risques 
C’est un autre courƟer, AON qui conduit ceƩe analyse trisan‐
nuelle, la seconde édiƟon, et qui, avant de donner les princi‐
paux résultats de ceƩe édiƟon 2012, rappelle les principaux 
événements entre  juin 2008 et 2001 dates de conduites des 
deux études. La donnée constante entre les deux enquêtes est 
que les organismes voit l’apport fondamental de la technolo‐
gie pour suivre la gesƟon des risques, autrement dit les SIGR
(4) : ils renforcent améliorent  l’efficience de leurs procédures 
pour suivre le coût des risques. Mais ce rapport va plus loin en 
offrant une approche qualitaƟve et quanƟtaƟve de la valeur 
engendrée par des bases de données fiables sur les risques et 
la technologie capable de traduire ces données en informaƟon 
d’acƟon, c'est‐à‐dire en intelligence économique.  
Conduite en août 2011, l’enquête a poursuivi les mêmes ob‐
jecƟfs que la première édiƟon, comprendre comment les orga‐
nismes agissant au niveau mondial meƩe en œuvre et gère 
leur technologies de risques, c'est‐à‐dire leur SIGR. Ensuite, 
elle permet de recenser les principales retombées de ces sys‐
tèmes et les tendances d’évoluƟon en cours ou prévisibles. 
Un des aspects importants de ce rapport est l’appréciaƟon des 
retombées et le classement des dix avantages recensés dont le 
classement ceƩe année est le suivant : 
1. ExacƟtude et fiabilité des données 
2. AutomaƟsaƟon des processus 
3. ConsolidaƟon et gesƟon des données 
4. AmélioraƟon des rapports de gesƟon 
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