page 26 - Numéro 267 du 11 mai 2012
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Point de vue
L'OMS dresse le bilan santé des jeunes
L
'OrganisaƟon mondiale de la santé, l'OMS a son‐
dé 200 000 jeunes en Europe et en Amérique du
Nord, dont près de 12 000 en France pour dres‐
ser le bilan de santé des adolescents.
En France, grâce notamment au partenariat avec l'InsƟ‐
tut naƟonal de la santé et de la recherche médicale,
l'Inserm, mais aussi avec et d'autre agences comme l'Ob‐
servatoire français des drogues et des toxicomanies, ce
sont 11 618 adolescents qui, dans 568 classes de col‐
lèges, ont répondu à une soixantaine de quesƟons.
L'enquête met en évidence des différences de genre
communes à tous les pays.
Ainsi en France 17% des filles et 15% des garçons s'esƟ‐
ment en mauvaise santé alors qu'au niveau européen, ils
sont respecƟvement 23% pour les filles et 14% pour les
garçons dans ceƩe situaƟon.
Les comportements à risques démarrent généralement
au collège, alors qu'il s'agit, selon l'OMS, d'une période
cruciale pour prévenir l'appariƟon d'inégalités entre les
hommes et les femmes à l'âge d'adulte.
En France, les filles sont plus nombreuses à adopter un
comportement favorisant une bonne santé en consom‐
mant des fruits, en se brossant les dents et en limitant la
consommaƟon de sodas sucrés, que les garçons.
Par contre, elles expriment davantage de plaintes psy‐
chologiques et d'inquiétudes exagérées notamment sur
leur poids.
De leur côté, les garçons sont plus nombreux en France à
avoir des comportements nuisibles pour la santé que les
filles, contrairement à ce qui se passe en Grande Bre‐
tagne et dans certains pays scandinaves, où les filles sont
plus souvent en état d'ivresse que les garçons.
Le passage au collège demeure délicat dans la plupart
des pays, car les indices de saƟsfacƟon des jeunes se dé‐
tériorent brusquement en passant par des états de déva‐
lorisaƟon.
Les jeunes vivent le collège comme quelque chose
d'infanƟlisant et certainement pas comme un moyen
d'émancipaƟon comme cela devrait être le cas.
La soluƟon passe par la communicaƟon, à commencer
par la communicaƟon avec les parents, en sachant que
les jeunes Français sont, à cet égard, en retard sur ceux
des autres pays.
D'une manière générale, tous les jeunes communiquent
plus facilement avec leur mère qu'avec leur père.
A 11 ans, c'est le cas pour 80 % d'entre eux et c'est en‐
core le cas pour 61% des filles et de 71 % des garçons à
15 ans.
Les choses sont plus compliquée avec le père où, à 15
ans 28% des filles et 50% des garçons trouvent la com‐
municaƟon avec lui facile.
Ce qui est surprenant dans le domaine de la communica‐
Ɵon au sein de la famille c'est, que les adolescents sont
plus nombreux à esƟmer que ceƩe communicaƟon est
facile, que leurs propres parents.
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