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page 32 - Numéro 264 du 20 avril 2012
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- Le Magazine professionnel des Risques et des Assurances
technique de conduite sûre (réflexes, contrôles de déra‐
pages, connaissance technique des réacƟons du véhicule 
pour prévenir les pertes de contrôle, etc.) 
ou bien, 
la sécurité dépend essenƟellement de l’anƟcipaƟon 
des obstacles naturels ou provoqués par les autres usagers 
(conduite défensive ‐ «évitabilité » des accidents). 
DiagnosƟc 
: Dans les deux cas, tout plan de prévenƟon com‐
mence par un diagnosƟc, plus ou moins fouillé, qui consiste à 
analyser la sinistralité passée d’une floƩe sur une période mi‐
nimum de deux ou trois ans. Les constats amiables, pour au‐
tant qu’ils soient correctement remplis, peuvent servir de sup‐
port à ceƩe étude à défaut de quesƟonnaires ou bases de don‐
nées plus précises. 
S'il est uƟle de pouvoir posiƟonner le risque par rapport à une 
moyenne générale, il est essenƟel de le situer par rapport aux 
moyennes constatées dans la branche d’acƟvité (code APE ‐ « 
Bench Marking »).  Il s’agit  avant tout de veiller à maintenir la 
compéƟƟvité de l'entreprise par rapport à ses concurrents. 
Les deux paramètres qui se retrouvent sont évidemment la 
fréquence (déclinée par type de risque) et la gravité, mesurée 
par les coûts moyens correspondant à chaque type de risque. 
A parƟr de  ce constat, la direcƟon de l’entreprise peut fixer 
des objecƟfs précis en maƟère de réducƟon des fréquences, et 
des coûts moyens. L’économie espérée permet de calculer la 
rentabilité de l’invesƟssement par les méthodes classiques 
d’actualisaƟon.  
Dans l’évaluaƟon de l’impact des sinistres, la  direcƟon doit 
prendre en compte non seulement le «coût moyen assurances 
» mais également leurs coûts induits. Le sinistre est un dys‐
foncƟonnement du système, la réparaƟon du véhicule n’est 
qu’un volet de la perte. Il faut y ajouter les frais de toutes na‐
tures (véhicule de remplacement, temps des collaborateurs, 
etc.) et d’éventuelles pertes de revenus (rendez‐vous man‐
qués, image de marque dégradée, etc.).  
Certains spécialistes évaluent des coûts induits dans une four‐
cheƩe de deux à trois fois le «coût assurance ». 
Plan d’acƟon 
: Toute acƟon passe par le préalable d’une impli‐
caƟon directe et forte des dirigeants et de l’encadrement de 
l’entreprise. Le plan d’acƟon comprend trois phases :  
communicaƟon : 
à l’ensemble du personnel de l’état des 
lieux (diagnosƟc), des objecƟfs retenus et des moyens pour y 
parvenir (plan d’acƟon). La communicaƟon doit être visuelle 
et adaptée à chaque public et tenir compte des valeurs de 
l’entreprise. Chaque entreprise doit meƩre au point, le plus 
souvent avec l’aide d’un consultant, un «guide de sécurité 
automobile » personnalisé. 
formaƟon : 
les ouƟls de formaƟon comprennent la modifica‐
Ɵon du comportement au volant à deux niveaux : 
un circuit effectué sous le contrôle d’un moniteur soit 
dans les condiƟons de circulaƟon normales, soit sur piste 
aménagée. 
un entreƟen individuel systémaƟque après tout sinistre.  
L’objecƟf n’est pas de culpabiliser le conducteur mais d’analy‐
ser si l’accident était évitable, qu’il y ait, ou non, engagement 
de responsabilité. 
contrôle et audit : 
à parƟr du moment où des objecƟfs ont été 
déterminés, il est impéraƟf de définir des indicateurs pour 
vérifier les résultats obtenus et permeƩre de prendre les ac‐
Ɵons correctrices qui s’imposent. 
En parƟculier, les invesƟssements en formaƟon sont fracƟon‐
nés. Ils engendrent une baisse progressive des coûts. Au bout 
de quelques mois, les économies mensuelles réalisées com‐
pensent, puis excèdent le coût. Au moment où ce «point mort 
» de l’opéraƟon est aƩeint, on enregistre le maximum cumulé 
de trésorerie négaƟve (montant de l’invesƟssement à finan‐
cer). 
A parƟr de là, le solde financier (diminuƟon de risque moins 
coûts de formaƟon) sera posiƟf. On peut alors uƟliser les mé‐
thodes classiques de l’actualisaƟon pour évaluer la rentabilité 
du projet (TRI, VAN). Dans ce type d’invesƟssement fracƟonné, 
il est intéressant de calculer la Période de Retour Actualisée. 
En PrévenƟon automobile, elle est praƟquement toujours infé‐
rieure à deux ans.  
Mais dans tous les cas, il faut que la prévenƟon automobile 
devienne un véritable «projet d’entreprise » pour que les 
effets soient significaƟfs et durables : tous les niveaux hiérar‐
chiques doivent s’approprier l’ouƟl de façon à ce que le con‐
sultant  externe soit relayé peu à peu par des compétences 
internes. A ce Ɵtre, l’aƫtude de l’encadrement est détermi‐
nante.  
Qu’en est‐il des « challenges » ou sancƟons ? 
Les sancƟons financières pour les mulƟ‐accidentés sont à uƟli‐
ser avec précauƟons : le code du travail interdit les prélève‐
ments sur salaires et les effets pervers induits (non‐déclaraƟon 
de sinistres) peuvent être dangereux. En revanche, certaines 
entreprises accordent aux bons conducteurs des «opƟons » 
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Etude