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page 19 - Numéro 264 du 20 avril 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
La hausse du prix des carburants
devrait sonner le glas du roi automobile
S
elon les chiffres publiés par l'Union française des
industries pétrolières, l’Ufip, les livraisons de carbu‐
rant auto ont baissé, après une première baisse de
1,6% en février, de 3,50% en mars, par rapport aux mêmes
mois de 2011.
Au total sur les 12 derniers mois, la consommaƟon a recu‐
lée de 1,2%.
Le super sans plomb est plus affecté par ceƩe chute que le
gas‐oil qui représente désormais 81,2 % de la consomma‐
Ɵon en France.
Les pouvoirs publics on favorisé, sans raison apparente, par
une taxaƟon plus douce, l'achat de véhicules roulant au gas
‐oil, par rapport aux véhicules à essence.
Les diesels, comme on dit, émeƩent des de parƟcules fines
et sont à l'origine d'une polluƟon tenace, dangereuse pour
la santé, qui nous met en porte à faux vis‐à‐vis des direc‐
Ɵves de la Communauté européenne.
Le recul actuel de la consommaƟon est pour parƟe impu‐
table à la mise en circulaƟon de véhicules modernes, moins
gourmands en carburant que les anciens, mais elle est prin‐
cipalement à meƩre en corrélaƟon avec la hausse des prix
des carburants à la pompe.
Selon le président de l'Ufip, Jean‐Louis Schilansky le recul
de la consommaƟon sur un an de 1,2% est imputable à hau‐
teur de 0,7% à la hausse du prix des carburants, et pour
0,5% à la motorisaƟon moins gourmande des véhicules
neufs.
Il faut aƩendre selon lui, les chiffres de la consommaƟon de
carburants d'avril et de mai, des mois à intense circulaƟon,
pour mesurer l'évoluƟon du comportement des Français
face à l'automobile.
La hausse des carburants auto a été mise en lumière par
quelques staƟons services parisiennes qui, bien qu'en
manque de clientèle, ont affiché des prix à la pompe dépas‐
sant le montant symbolique de 2 euros le litre, anƟcipant
ainsi les prévisions et peut‐être l'espoir du président de
Total .
Le cas de Paris intra‐muros et de ses habitants est assez
parƟculier du fait que de nombreuses familles, qui possé‐
daient dans le temps 2 voitures, et qui n’en ont plus qu'une.
Cela se remarque par le nombre de places désormais dispo‐
nibles dans les parkings construits sous les immeubles da‐
tant des années soixante‐dix.
Cependant, si la circulaƟon dans les rues de la capitale et à
ses accès n'a pas diminuée, c'est le fait des habitants de la
grande couronne qui, faute de transports en commun effi‐
caces, se rendent dans la capitale en voiture, pour venir y
travailler.
Ils passent plus d'une heure, maƟn et soir en voiture et sont
les premières vicƟmes des la hausse des carburants.
Il faut aussi penser aux habitants des bourgs et des villages
de la France profonde, qui n'ont pas d'autres moyens pour
se déplacer qu'une voiture, la leur ou celle d'un voisin, d'où
la praƟque croissante du covoiturage.
Durant les années soixante‐soixante dix, pendant ceƩe pé‐
riode de forte croissance économique, la vie s'est organisée
autour du « roi automobile » et aujourd'hui il faudra, faute
de moyens suffisants, trouver des soluƟons pour s'en pas‐
ser.
Il faut voir les bons côtés de ceƩe évoluƟon, moins de pol‐
luƟon, moins d'accidents, sauf à inventer de nouvelles nui‐
sances.