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Après un mois de janvier 2010 délicat, dès le mois de février les défaillances d’entreprises ont marqué le pas et l’amélioration s’accélère depuis le mois d’avril.
Ainsi, sur le second trimestre 2010, par à la même période de 2009, la baisse des redressements ou liquidations judicaires directes est de -5,2% et celle des sauvegardes de -27,8%.
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Selon Altares qui vient de publier ces chiffres, si le niveau de défaillances est encore élevé, pourtant il demeure que de nombreux signaux viennent confirmer la sortie de crise.
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L’amélioration est particulièrement visible pour les PME de 50 à 200 salariés, 109 avaient déposé leur bilan au deuxième trimestre 2009, elles sont 77 au deuxième trimestre 2010. Sue l’ensemble de l’année 2009, 467 entreprises avaient défailli (environ 42 000 salariés avaient été touchés), ce qui représente une augmentation de 54% par rapport à 2008.
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Par contre, les micro-entreprises et TPE de moins de 10 salariés demeurent les plus nombreuses à défaillir : elles représentent 92 % des jugements, mais elles s’inscrivent sur une tendance favorable avec un recule de - 4,8 %. Les TPE les moins sensibles au mouvement de reprise sont celles employant 1 ou 2 salariés, pour lesquelles les défaillances reculent de moins de 1 %.
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En 2009, les entreprises de moins de 3 ans avaient été nombreuses à connaitre la défaillance (17 600, + 23 %). Sur le 1er trimestre 2010, le rythme était encore fort (+ 20 %). Le retournement est sensible sur ce deuxième trimestre avec un recul de 14 % en comparaison du même trimestre 2009.
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Ce bon chiffre ne saurait, pourtant, révéler une moindre vulnérabilité des jeunes entreprises.
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Effectivement, un nouvel arrivant fausse la donne, ce sont les auto-entrepreneurs. En 2008, un an avant la mise en place de ce nouveau régime, les créations d’entreprises ont quasi stagné. En 2009, hors auto-entrepreneurs, elles ont reculé de plus de 20 %. Les créateurs semblent donc avoir privilégié ce nouveau statut (plus de 320 000 en 2009) au détriment des formes classiques de type SARL ou entreprise en nom propre. Ce qui se traduit par moins de création de SARL, donc un moins grand nombre de défaillances.
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Chaque secteur se comporte différemment, si les défaillances d’industriels reculent de plus de 18 % par rapport au deuxième trimestre 2009, les services rencontrent des problèmes, notamment les services informatiques enregistrent une dégradation de 11 %, où bien les services aux particuliers avec une dégradation de 16%.
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Remarquons que dans la restauration, la baisse de prés de 3 % des défaillances d’entreprises masque une forte dichotomie entre la restauration traditionnelle (- 15 %) et la restauration rapide (+ 37 %).
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Thierry MILLION, responsable des analyses chez Altares, explique « La baisse des défaillances d’entreprises se poursuit au fi l des mois confirmant le mouvement de reprise de l’économie. C’est pourtant l’incertitude qui prévaut encore. Le contexte international instable, fragilisé par la question des dettes souveraines, freine le retour de la confiance des ménages comme des entreprises. Ces dernières ont montré d’importantes capacités d’adaptation et de réaction durant la crise mais l’heure est désormais à la reconquête. Les entreprises ont besoin de reconstituer des stocks, financer leur croissance et la confiance, est alors, essentielle. Après avoir cherché, des mois durant, à préserver des trésoreries fortement sollicitées en période de raréfaction du crédit, les PME tentent désormais de dégager le cash nécessaire à leur développement. Les directions financières cherchent ainsi à rationaliser les coûts pour gagner en efficacité mais aussi pour gagner la confi ance de leurs partenaires fournisseurs ou banquiers. Elles déploient en interne des procédures de connaissance novatrices plus automatiques, plus rapides et plus sûres permettant de diagnostiquer très en amont les points de risques comme les leviers d’opportunités. La culture cash ne doit, toutefois, pas être l’apanage des seules grandes entreprises. La problématique du BFR est au cœur de chaque business ; pour avoir pensé chiffre d’affaires avant trésorerie de nombreuses TPE souffrent de ne pouvoir honorer leurs commandes et défaillent. La crise financière aura démontré qu’on ne peut plus faire de capitalisme sans capital ! ».
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