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C’est moins l’explosion de la plate forme Deepwater Horizon, qui fait partie des risques inhérent à l’activité d’exploration et d’exploitation pétrolière en mer qui doit donner à réfléchir aux autorités compétentes, mais l’incapacité manifeste de BP, pourtant l’un des grands de l’industrie pétrolière, de maîtriser l’éruption qui s’en est suivie.
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Aujourd’hui, on est en droit de se demander si les moyens d’intervention en cas d’éruption d’un puits foré à des centaines de centaines de mètres, sous la surface de la mer existent normalement ou n’existent pas.
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Il y a peut être une limite à ne pas franchir dans l’état actuel des connaissances techniques, sauf à revoir les normes d’équipement des puits, pour en assurer la sécurité, face aux difficultés d’intervention.
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Il est à craindre qu’ en l’absence, sauf erreur der noter part , de tout proposition de secours émanant d’autres grands de l’industrie pétrolière à BP, qui pourtant y auraient intérêt, la solution permettant de maîtrise l’éruption en cours, au fonds du golfe du Mexique, reste à inventer.
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Souvenons-nous de l’idée émise par un haut responsable de l’armée américaine d’utiliser en dernier ressort une charge « atomique » pour boucher le gisement qui alimente l’éruption, en espérant que l’on n’arrivera pas à cette solution extrême qui présente d’énormes risques.
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Alors que l’Arctique recélerait près de 13% des réserves pétrolières mondiales restant à découvrir et à exploiter, selon les estimations de l’US Geological Survey, dont une grande partie en mer, les autorisations d’exploration à obtenir des autorités compétentes risquent de se faire attendre, voir pour celles déjà accordées, d’être suspendues, dans les circonstances présentes.
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Ainsi, les projets de Shell, victimes du moratoire, sont suspendus par l’administration américaine pour six mois, de même que les projets d’autres campagnes de recherche d’hydrocarbures au large de la côte sud-ouest du Groenland.
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D’autres projets, concernant l’île de Baffin au Canada, mobilisent la population locale et les ONG, qui estiment que dans l’Arctique et notamment au nord de l’Alaska, le risque d’accident de forage et la difficulté d’organiser des secours dans ce milieu hostile ne sont pas à sous-estimer.
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Il est difficile de leur donner tord, à la lumière de l’impossibilité de maîtriser les conséquences d’un accident de forage sur une plate-forme située au cœur même de l’industrie pétrolière la plus puissante au monde.
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Alors à quoi peut-on s’attendre dans l’Arctique en présence d’icebergs qui rendent la sécurité de la navigation difficile, en été comme en hiver ?
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Face à toutes ces craintes, un responsable de Shell, qui s’apprêtait à lancer sa première opération d’exploration dans l’Arctique a assuré que son entreprise allait prendre des mesures de sécurité supplémentaires.
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Il a promis la présence d’un submersible et de plongeurs ainsi que le déploiement dans cette région d’un coffre, prêt à être mis en place en cas de problème, ce qui fait penser à l’entonnoir de BP.
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Des études, financées en grande partie par des compagnies pétrolières effectuées en Norvège soulignent, peut être pour se rassurer, qu’en cas de marée noire, la glace pourrait ralentir la dispersion du pétrole mais ce n’est pas la question.
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