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Alors que ce fleuron de la flotte de Costa Croisière est toujours couché sur le flanc à quelques encablures de Pile de Giglio, la boite noire doit être ouverte officiellement lors d’une audience du tribunal de Grosseto en Toscane.
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Cette dernière ne devrait pas apporter de révélations inédites, car le déroulement du naufrage est aujourd’hui bien connu et, de toute manière, les résultats de leur analyse ne seront révélés qu’au procès, qui pourrait commencer d’ici deux ans.
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Pour cette audience préliminaire, il a fallu réquisitionner le théâtre de la ville, car Grosseto était envahi par les médias italiens et internationaux et des centaines d’avocats représentant les victimes et des victimes elles mêmes étaient présentes.
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Cependant, l’audience s’est déroulée à huis clos, en l’absence du commandant, inquiet pour sa sécurité et toujours assigné à résidence et que la presse italienne surnomme le « capitaine-poltron ».
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On a appris que trois dirigeants de la compagnie dont le vice-président exécutif et le chef des l’unité de crise de la compagnie, une sorte de directeur général des risques, sont poursuivis pour homicide par imprudence et défaut de communication aux autorités maritimes.
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Pour ce qui est de l’indemnisation des passagers, plusieurs collectifs se sont créés et des plaintes ont été déposées en Italie, en France et aux Etats-Unis où elles sont dirigées contre la société propriétaire de Costa Croisières, Carnival, qui se voit d’ors et déjà se réclamer des centaines de millions de dollars.
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Il appartiendra aux avocats américains de trouver les moyens de l’impliquer dans cette affaire alors que l’enjeu est considérable, vu le nombre de plaignants potentiels.
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On ignore combien de passagers ont accepté la proposition d’indemnisation forfaitaire de 11 000 euros qui leur a été faite, avec hâte et précipitation, par Costa Croisière, en leur faisant signer une quittance pours solde de tout compte, portant renonciation à toute action au civil et au pénal ultérieure.
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Ils peuvent s’en mordre les doigts et faire rechercher la faille juridique qui leur permettrait éventuellement de faire annuler cette transaction hâtive.
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Il reste les familles de disparus qui réclament à la justice italienne la reprise des tests d’ADN sur les cadavres retrouvés et non encore identifiés.
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