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La menace qu’a fait peser l’accident nucléaire de Fukushima, provoqué par un séisme, suivi d’un tsunami, les deux d’une intensité très supérieure à celle prise en compte lors de la construction du parc nucléaire japonais, a profondément traumatisé la population du pays.
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La construction du parc nucléaire japonais, de la même importance numérique que le parc nucléaire français, a été lancée, comme le notre en réaction au choc pétrolier de 1973 car, à cette époque, l’électricité dans nos deux pays reposait en grande partie sur le pétrole, importé du golf persique.
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Le nucléaire était la seule solution possible pour retrouver un minimum d’indépendance énergétique, face à l’épée de Damoclès suspendu, sans solution de rechange sur nos importations de pétrole.
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Rappelons que l’archipel japonais est exposé aux séismes au point d’en subir 400, heureusement pas tous destructeurs, chaque année.
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Le pays a développé pour ses immeubles, ses routes et ses lignes de chemin de fer à grande vitesse, des techniques de construction adaptée aux risques sismiques, rarement pris en défaut.
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Ses centrales nucléaires ont bénéficié, comme il se doit, des normes de sécurité conçues pour résister aux séismes et tsunami les plus importants connus à cette époque, mais ceux qui se sont produits à Fukushima les ont dépassés.
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La réaction de mettre immédiatement fin au nucléaire est fort compréhensible, mais encore faut-il continuer à produire de l’électricité.
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Le Japon, grâce à la discipline de sa population s’en est jusqu’à présent fort bien sortie, en combinant économie d’énergie et renforcement progressive de la production d’électricité à partir de pétrole importé, faute de disposer, à l’instant T, d’autres sources de production.
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Or, la consommation de pétrole des centrales électriques thermiques japonaises est sur le point d’atteindre un million de barils par jour, avec des conséquences incalculables sur les cours mondiaux du pétrole brut et cela indépendamment de la menace du déclenchement de crises diplomatique.
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La situation de l’Allemagne qui a décidé, pour des raisons politiques de sortir à brève échéance du nucléaire, avec l’arrêt immédiat de 8 centrales sur 17 est différente.
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L’Allemagne a pris une avance indiscutable dans le domaine des énergies renouvelables, mais pas au point de pouvoir compenser la production d’électricité perdue du fait de l’arrêt des centrales nucléaires.
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Pour faire face à ses besoins et pour maintenir, tout au moins partiellement à sa position exportatrice d’électricité, elle doit réactiver ses centrales thermiques et en construire de nouvelles, fonctionnant principalement au charbon, dont le pays est largement doté.
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Cependant, le recours à l’énergie fossile met l’Allemagne en défaut par rapport aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, engagés par l’Union européenne et il est hautement probablement qu’elle sera probablement conduite à différer sa sortie, décidée hâtivement, du nucléaire.
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Pour ce qui est du Japon, le pays ne prendra pas le risque de faire dépendre sa production d’électricité des seules possibilités d’importation de pétrole, tout en sachant que son prix, en croissance constante, pèsera lourdement sur la compétitivité de sa production industrielle.
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Aujourd’hui, la production d’électricité mondiale, à partir des sources renouvelables connues, autres que l’hydraulique est dans ses limbes et il faudra, en attendant son arrivée à maturité, faire la soudure avec le nucléaire et le thermique, en arbitrant entre les risques et les inconvénients.
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Il faut, bien entendu, réaliser des économies d’énergie, en prévision de l’accroissement de la population mondiale.
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