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Point sur le gaspillage des médicaments en France

Article lu 7918 fois, depuis sa publication le 21/07/2009 à 14:30:00 (longueur : 2952 caractères)


Selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales, l'Igas, près d'un médicament remboursé sur deux ne serait pas consommé, or en 2007 les remboursements de médicaments ont représenté 21 milliards d'euros à la Caisse nationale d'assurance maladie, somme à laquelle il faut ajouter le montant des tickets modérateurs supporté directement ou indirectement par les assurés sociaux.
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Par charges indirectes, il faut comprendre les frais remboursés par les assurances complémentaires qui se retrouvent dans les cotisations.
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Chaque Français a acheté en 2006 pour 504 euros de médicaments, soit 40 % de plus que ses voisins européens, un record peu enviable.
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Selon le rapport de l'Igas, les prescriptions médicales excèdent les normes de 30 à 70%, pour satisfaire l'attente du patient, la preuve que 13 % des patients demandent le rajout de médicaments sur leur ordonnance.
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La prescription médicale en France est une facilité, selon la Commission des affaires culturelles et sociale de l'Assemblée, la preuve en est que 90 % des consultations se concluent par la délivrance d'une ordonnance.
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En fait, il ne s'agirait pas d'une surconsommation car, selon le président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officines ce gaspillage national est dû à la mauvaise observance des traitements prescrits.
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Au bout de quelques jours, les patients se sentent mieux et arrêtent de prendre les médicaments parce qu'ils se croient guéris et, ajoutons, au risque de reprendre rendez-vous avec le médecin, pour se faire prescrire de nouveaux médicaments.
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Le conditionnement est un autre facteur de perte, bien que le pharmacien soit tenu de délivrer le conditionnement le plus économique en fonction de l'ordonnance, alors que les laboratoires pharmaceutiques auraient plutôt tendance à sortir des boîtes non adaptées aux traitements de courte durée.
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La solution serait le déconditionnement des médicaments que l'industrie pharmaceutique aurait du mal à admettre, vu l'incidence qu'elle aurait sur son chiffre d'affaires.
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Cependant, le fait de ne consommer que la moitié des médicaments achetés n'est pas une mauvaise chose en soi, en tenant compte de leurs effets indésirables ainsi évités.
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Un autre problème est celui du sort réservé aux médicaments non utilisés.
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Selon une enquête d'opinion commandée par Cyclamed, l'organisme professionnel mis en place pour récupérer les médicaments non utilisés, trois français sur quatre affirment les retourner à la pharmacie, mais seulement un peu plus de la moitié déclarent le faire systématiquement.
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Au moment de sa création, Cyclamed donnait bonne conscience au grand public en pratiquant la redistribution humanitaire des médicaments récupérés, jusqu'au moment où une nouvelle réglementation a mis fin à cette pratique, qui avait induit une série d'abus.
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Aujourd'hui ce ne sont plus que 6 % des médicaments non utilisés qui aboutissent chez Cyclamed, pour être incinérés





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