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La Théorie des perspectives et son apport à l’ERM (Pr Jean-Paul Louisot)

La Théorie des perspectives et son apport à l'ERM (Pr Jean-Paul Louisot)

Article lu 15067 fois, depuis sa publication le 03/02/2023 à 07:30:34 (longueur : 5338 caractères)


« Dans les années 1970, les spécialistes en sciences sociales ont généralement accepté deux idées au sujet de la nature humaine. Premièrement, les gens sont généralement rationnels, et leur pensée est normalement saine. Deuxièmement, des émotions comme la peur, l'affection et la haine expliquent la plupart des occasions où les gens s'écartent de la rationalité. » (Daniel Kahneman)

En tant que discipline scientifique, l'économie est encore en adolescence puisqu'elle est née pratiquement à la fin du 16ème siècle avec la théorie quantitative de la monnaie de Jean Bodin, si on oublie les quelques mentions dans la Bible, le juste prix, Aristote, la monnaie comme unité de compte, réserve de valeur et intermédiaire des échanges, et Saint Thomas d'Aquin, l'usure. Si les premiers écrits économiques datent effectivement du 16ème siècle, avec les mercantilistes, c'est au 18ème siècle que l'économie est revendiquée en tant que science nouvelle par l'école physiocratique, qui, en France, regroupe les premiers libéraux qui la désignent par « économie politique ». C'est encore sous ce nom que l'enseignement était dispensé à l'université dans les années soixante et le cours publié par Raymond Barre portait de nom.

Toutefois, le marginalisme désigne un moment de rupture – on parle d'ailleurs plus souvent de « révolution marginaliste » – dans l'histoire de la pensée économique, entre 1870 et 1890, où se met en place une pensée alternative à la pensée économique classique ; ce sont les marginalistes qui forgent le terme de « science économique » à la fin du 19ème siècle mais s'il est aujourd'hui communément employé pour qualifier cette discipline il n'est devenu la norme que vers la fin du 20ème siècle avec les développements autour de l'économétrie.

Les intuitions fortes, les hypothèses de travail, les idées directrices des économistes ont donc été forgées au cours des quatre siècles derniers. L'histoire de la pensée économique relativement courte est marquée par l'existence de courants de pensée qui diffèrent à la fois sur la place qu'ils accordent à telle ou telle question (la monnaie, la valeur, les inégalités sociales, l'équilibre, l'emploi, le revenu, la finance, l'information…) et sur les réponses qu'ils y apportent. Si certaines théories, telles que le mercantilisme ou la physiocratie, ont quasi disparu, d'autres, qui ont été dominantes, telle l'école classique, ou très influentes, comme le marxisme, sont aujourd'hui en sommeil. Quant à l'école néo-classique, qui a supplanté à la fin du 19e siècle l›école classique, elle abrite des approches divergentes. Une plaisanterie un peu éculée suggère qu'il suffit de mettre trois économistes dans une même salle pour obtenir quatre points de vue différents.

Toutefois, la seconde moitié du 20ème siècle a été caractérisée par la professionnalisation du métier d'économiste et l'apparition contemporaine de l'économie comportementale qui s'intéresse principalement aux limites de la rationalité des agents économiques. L'apport des sciences mathématiques a impactée peu à peu tous les champs de l'économie. Dans ce mouvement se sont rejoint en particulier autour du terme d'économétrie les économistes qui veulent faire de l'économie une science « neutre » et par les mathématiciens qui veulent réaffirmer leur discipline comme une science axiomatique et non pas une simple branche de l'ingénierie.

Alors que la méthodologie de la discipline économique se précise, les contours de cette même discipline deviennent plus flous puisque les économistes s'intéressent aujourd'hui à tous les phénomènes sociaux. L'économie ne serait plus seulement la science étudiant les objets économiques, mais la discipline utilisant les méthodes des économistes pour étudier le monde. Si la discipline semble dans le même temps avoir perdu son adjectif « politique », déjà omis par les marginalistes à la fin du 19ème siècle, pour autant il faut garder à l'esprit que la définition et l'évolution des « méthodes » économiques restent un enjeu de pouvoir.

De fait, la manière d'enseigner et de faire de l'économie a profondément changé depuis une quarantaine d'année. Les différents segments de la recherche économique ne sont plus aussi cloisonnés qu'autrefois. Aujourd'hui, les macro-économistes, les micro-économistes et les empiristes travaillent ensemble et la démarche scientifique consiste en un va-et-vient permanent entre la théorie et l'empirie. Les économistes ont désormais accès à des données microéconomiques d'entreprises qui leur permettent de micro-fonder la macroéconomie et de dépasser le modèle de l'agent représentatif. Ainsi, les modèles de croissance doivent prendre en compte l'hétérogénéité des comportements des firmes pour parvenir à résoudre les énigmes de la croissance, telles que la stagnation séculaire, l'absence de convergence de certains pays, ou encore les effets de la concurrence sur la croissance. Dans le domaine des inégalités, il est important de varier les mesures, de les mettre en relation, et de s'interroger sur les sources des inégalités (rente ou innovation) pour comprendre la dynamique des inégalités.

C'est …

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