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Notre cerveau dispose de 100 milliards de neurones, connectés entre eux: potentiellement, cela lui confère une mémoire infinie. Cette mémoire nous permet d’adapter un comportement, en fonction de nos acquis, hélas, cela ne fonctionne pas de manière systématique. Même si le cerveau n’a pas livré tous ses secrets, l’amélioration des techniques d’imageries médicales et les progrès en neurosciences, ont permis de décrypter une partie du fonctionnement de la mémoire ou plutôt devrions nous dire des mémoires, qui composent la mémoire.
3 PHASES POUR MEMORISER
La mémorisation s’effectue en 3 étapes.
1. L’encodage, qui se produit lorsque le système nerveux capte l’information.
2. Le stockage (ou la rétention), dont la durée est variable.
3. Le rappel, qui consiste à ressortir l’information, pour la réutiliser.
Dans ce processus, la notion de degré de traitement de l’information est importante : elle affecte la phase de rétention. Ce sera, par exemple, l’attention plus ou moins soutenue, portée à l’information. Pourtant, toute information n’est pas mémorisée de manière optimum, quelle que soit la conviction mise en œuvre pour la retenir. Et inversement, des informations anodines peuvent nous poursuivre durant des années. Par son côté parfois irrationnel, la mémoire révèle donc qu’elle a plusieurs facettes.
UNE OU DES MEMOIRES ?
Il existe deux grandes catégories de mémoire : à court terme et à long terme. La durée de rétention de l’information les différencie.
LA MEMOIRE A COURT TERME
Elle consister à stocker de manière provisoire les informations récentes. Utilisée de manière permanente et de façon plus ou moins consciente, elle comprend ce que l’on appelle :
- La mémoire de travail, qui est particulièrement mobilisée durant les apprentissages et les processus de compréhension ou même toute activité cognitive. Elle intervient, par exemple, lors du calcul mental ou lors dans la scolarité. Sa durée de stockage n’excède pas la minute.
- La mémoire sensorielle, qui est issue de nos cinq sens et dont la durée de rétention de l’information est inférieure à la seconde.
LA MEMOIRE A LONG TERME
La durée de rétention de l’information de cette mémoire, peut aller de plusieurs jours à plusieurs années.
Elle se partage entre :
- La mémoire déclarative (ou explicite) qui est elle-même subdivisée en mémoire épisodique (celle de nos souvenirs personnels) et la mémoire sémantique, (celle de notre savoir, de nos connaissances).
- La mémoire implicite (ou non déclarative), elle, nous permet de recourir à des acquis, de manière inconsciente, pour conduire, nager, marcher, etc.
LE CAPITAL MEMOIRE
La mémoire ne se comporte pas comme un capital figé : elle fluctue. L’Inserm a démontré, dans une étude, qu’elle commence à décliner dès l’âge de 45 ans. Par ailleurs, certaines pathologies sont connues pour l’altérer gravement de manière transitoire ou incurable, comme la maladie d’Alzheimer, mais aussi des atteintes virales. Elle peut également être grevée par les toxicodépendances (alcool, cannabis), les troubles du sommeil, l’alimentation, le manque d’activité. Certains traitements sont susceptibles de l’impacter : les benzodiazépines (antidépresseurs) ou les anticholinergiques. Par ailleurs, les troubles de déficit de l’attention amoindrissent la capacité à mémoriser de manière correcte.
AMELIORER SA MEMOIRE
Si la science n’a pas de réponse à tous ces cas de figure, elle a toutefois des pistes. La première étant sans doute d’optimiser les mécanismes compensatoires du cerveau, autrement dit la capacité du cerveau à s’adapter. Pour les troubles sur la mémoire de travail, il existe la remédiation cognitive, afin d’améliorer la concentration, ainsi que certains psychostimulants, prescrits de manière très stricte. Le recours personnel à des moyens mnémotechniques est intéressant, car il augmente de façon notable les capacités de stockage.
La mémoire peut donc être entretenue et améliorée. C’est une des conditions du bien vivre, dans une société qui met l’accent sur la performance scolaire, et du bien vieillir, car les troubles de la mémoire liés à l’âge, vont croître de manière exponentielle. Le formidable essor des neurosciences arrive à point nommé, pour mieux cerner l’ensemble de ces problématiques.
Pour en savoir plus, sur FranceMédecin : http://www.riskassur-hebdo.com/actu01/actu_auto.php?adr=3009131308

SOURCES :
http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/memoire
http://www.frc.asso.fr/media/cerveau/dossier/apprendre/F-Eustache.pdf
http://www.med.univ-rennes1.fr/sisrai/art/troubles_neuropsychologiques,_p._367-375.html
http://www.memoireonline.com/03/07/394/m_interet-remediation-cognitive-trouble-deficit-attention0.html
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