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D’après Le Monde, 3 à 4% des garçons et 1% des filles scolarisées seraient touchés par les Troubles de Déficit de l’Attention, avec ou sans Hyperactivité (TDA/H).
Cela représente jusqu’à 169 000 individus, dont 70% conserveront à vie ce syndrome. Si la prise en charge de l’enfant est bien rôdée, celle de l’adulte reste encore à l’état d’ébauche.
Les difficultés relationnelles, sociales et quotidiennes jalonnant certains parcours personnels, doivent inciter à se poser cette simple question : serais-je concerné par le TDA/H adulte ?
LES SYMPTÔMES DU TDA/H ET LEUR IMPACT
Le TDA/H est souvent résumé à l’hyperactivité, autrement dit une incapacité à rester immobile, pour mener à bien une tâche, pourtant ce dysfonctionnement n’est pas systématiquement présent et on en distingue deux autres, également.
Le symptôme d’impulsivité est très caractéristique : il compromet la relation sociale à l’autre par des comportements à la limite de la politesse, comme couper la parole, émettre des commentaires hors sujets, l’impatience et aussi, bien souvent, le fait d’agir avant de réfléchir, avec le cortège de regrets, qui peut accompagner des actes non pertinents.
Le symptôme d’inattention se manifeste plutôt par une faible mémoire de travail et dans l’incapacité à s’organiser, à planifier, à se concentrer. Les contraintes sont insupportables, l’ennui, la distraction prennent vite le pas sur la routine. Pour compenser, la personne « zappe » d’activités en permanence, sans n’en terminer aucune.
Les impacts se traduiront par, une instabilité professionnelle, des rapports hiérarchiques orageux. Au niveau social, des barrières difficilement surmontables se créeront. Les addictions font souvent partie du cortège de « compensations » de l’adulte TDA/H : tabac, alcool et drogues.
LE DIAGNOSTIC
Dès l’instant où les symptômes génèrent une gêne conséquente, un mal-être préjudiciable à l’équilibre, il devient important de consulter. Le diagnostic peut être posé par un psychologue clinicien ou un psychiatre.
Un diagnostic de TDA/H posé ne sonne pour autant pas la fin des difficultés de la personne.
Toutefois, il permet de déculpabiliser les échecs vécus, de mettre en place des stratégies et des orientations pour faciliter le quotidien, en apprenant à vivre avec ses troubles et non plus à s’y opposer.
Un diagnostic, s’il est constructif, apportera un soulagement conséquent au patient, mais aussi à son entourage, leur permettant à tous d’harmoniser à nouveau leurs relations.
CAUSES PROBABLES
Le TDA/H, bien qu’il soit reconnu en tant qu’entité clinique, n’a pas révélé tous ses secrets.
Les origines et les mécanismes de ces dysfonctionnements sont sujets à controverse.
Les facteurs neurobiologiques incriminent des déficits en dopamine et en magnésium. Les facteurs génétiques soulignent certains caractères héréditaires des transporteurs de dopamine.
Quant aux facteurs environnementaux, ils semblent également impliqués, au travers des colorants alimentaires, de certains pesticides, des métaux lourds.
PRISE EN CHARGEDU TDA/H
Dès l’instant où le diagnostic le permet, le TDA/H peut faire l’objet d’une prise en charge médicamenteuse. Le chlorhydrate de méthylphénidate, commercialisé sous les noms de Ritaline ou Concerta, est couramment employé.
Bien que ses résultats soient intéressants, toutes les personnes atteintes de TDA/H ne sont pas réceptives et des effets secondaires sont loin d’être négligeables.
La piste des psychothérapies comportementales donne des résultats notables, qui améliorent le quotidien des patients.
La remédiation cognitive est particulièrement intéressante sur le trouble de la mémoire de travail. Par ailleurs, d’autres approches, moins médicales, peuvent être tentées : méditation, sophrologie.
D’après certaines théories, le TDA/H ne serait pas une pathologie, mais une aptitude ayant permis la survie de l’espèce humaine, à l’ère du paléolithique.
Par sélection naturelle, celle-ci s’est raréfiée avec la sédentarisation de l’Homme.
Ce qui jadis était un atout, se révèle être une « maladie » dans notre société occidentale et un facteur d’échecs à répétition.
Pour autant, s’il est bien canalisé, ce trouble est aussi générateur de réussites incontestables, d’où l’intérêt d’un diagnostic, en vue de l’exploiter.
Pour en savoir plus, sur FranceMédecin : http://www.riskassur-hebdo.com/actu01/actu_auto.php?adr=3009131308

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