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« Les assureurs ne veulent plus rien assurer sans avoir l'assurance que le risque qu'ils garantissent est devenu inexistant.. » (Philippe Bouvard)
C'est la participation à une conférence organisée à Paris par AM Best le 16 mars que l'idée de réfléchir sur l'état du marché de l'assurance et de la réassurance s'est imposée mais cette étude dépasse largement le contenu de la conférence dont l'intérêt reste cependant important. Cette réunion d'information sur l'état du marché français est une affaire annuelle pour la société de cotation et elle attire de toute évidence nombre de professionnels acteurs du marché français.
En toile de fonds de la conférence, on peut reprendre l'avertissement d'AM Best sur les notations des ré/assureurs en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA) qui ont été plus sensibles aux événements de marché en 2022 qu'au cours des années précédentes. En particulier, les tensions géopolitiques exacerbées, la hausse de l'inflation mondiale et les pressions récessives ont contribué à un environnement difficile sur les marchés des assurances et des capitaux.
Et l'augmentation des déclarations de sinistres dues à des catastrophes a contribué à l'environnement opérationnel difficile, ajoute l'agence de notation.
AM Best note que la grande majorité des notations des entités dans la zone EMEA ont des perspectives stables actuellement, avec 84 % des marchés matures notés stables, et 75 % des marchés émergents, dont 5 % ont des perspectives positives sur leurs cotes de crédit.
Il s'agit d'une baisse par rapport à 7 % en 2021, mais la réduction des perspectives positives est attribuable à la mise à niveau d'un certain nombre de réassureurs et à la révision subséquente de leurs perspectives à un niveau stable, selon AM Best, ainsi qu'à l'exclusion de certaines entreprises domiciliées en Russie.
Toutefois, 15 % des notations des entités affichent maintenant des perspectives négatives, 12 perspectives ayant été révisées à la baisse par rapport à la stabilité en 2022 en raison de pressions élevées sur le risque pays ou de pressions découlant de l'affaiblissement des bilans. De plus, alors qu'il y a un plus grand nombre de perspectives négatives en 2022, à savoir 14, neuf étaient des sociétés de marchés émergents, et la plupart étaient attribuables à une faiblesse de la solidité du bilan ou de l'évaluation des composantes de base du mécanisme de change.
L'économie mondiale a fait face à d'importants vents contraires en 2022, qui ont exacerbé les problèmes existants dans certains marchés émergents vulnérables. Cela a été particulièrement le cas au Liban, en Tunisie, en Turquie et au Ghana, qui ont connu des crises économiques particulièrement difficiles au cours de l'année. Six des 14 notations des entités dégradées ont été en partie affectées négativement par l'exposition à au moins un de ces pays.
Il y a aussi eu sept améliorations l'an dernier, dont cinq étaient liées à des entreprises matures du marché, AM Best souligne que des pratiques prudentes de gestion des risques ont soutenu la solidité du bilan et le rendement opérationnel pendant les conditions difficiles du marché boursier et de l'économie en 2022. Cette analyse met en évidence certains thèmes communs comme des faiblesses, dont la plus importante est la gouvernance des risques, certains ré/assureurs, plus particulièrement dans les marchés émergents, adoptant des exigences de base ou minimales pour gérer leurs activités.
Avant d'aller plus loin, quelques rappels permettent de situer le marché français de l'assurance. Il se caractérise par un grand nombre de canaux de distribution (établissements pratiquant la « bancassurance », agents d'assurance, courtiers, contacts directs des assurés potentiels (c'est-à-dire des assurés) et démarchage téléphonique).
En raison des règles strictes de solvabilité imposées par la directive 2009/138/CE sur l'accès aux activités d'assurance et de réassurance et leur exercice (directive Solvabilité II), de la forte concurrence et de la nécessité d'améliorer la rentabilité, le marché français de l'assurance a connu une concentration croissante. Les fusions et acquisitions ont été importantes au sein des marchés de l'assurance et de la réassurance.
En 2019, le chiffre d'affaires du marché français de l'assurance s'est élevé à 227,9 milliards d'euros de primes brutes émises totales, soit une hausse de 3,8% par rapport à 2018, selon la Fédération Française de l'Assurance (Fédération Française de l'Assurance) (FFA) (www.ffa-assurance.fr). La France a maintenu son rang de deuxième marché européen de l'assurance, en termes de volume de primes, selon la FFA. En 2019, le chiffre d'affaires à l'étranger de l'assurance et de la réassurance française a progressé de 7.1 % pour atteindre 137,2 milliards d'euros, selon la FFA.
Selon le dernier baromètre des risques pour le secteur français de l'assurance et de la réassurance, si le cyber-risque reste en tête de liste, les risques à court terme tels que les troubles sociaux ou les changements de règles comptables ont augmenté de manière significative, devenant ainsi de nouveaux défis pour le secteur.
En 2020, l'épidémie de maladie à nouveau coronavirus de 2019 (COVID-19) a donné lieu à un certain nombre d'initiatives, représentant une contribution des compagnies d'assurance d'environ 3,8 milliards d'euros, pour aider les petites entreprises et les personnes touchées par la situation. Comme l'a constaté …
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