La Cop 21 place l’humanité face à son destin
Après l’échec de celle de 2009 à Copenhague, la Conférence de Paris qui, doit aboutir à un traité international contrai-
gnant, qui s’ouvre le 30 novembre 2015 est celle de la dernière chance, pour limiter le réchauffement climatique à
seulement 2 degrés.
Les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir, ce qui a sonné le glas des climato-sceptiques,
quant aux causes du réchauffement climatique, si notre planète est, semble-t-il, entrée dans une phase de réchauf-
fement naturel, comme il s’en produit depuis sa création, suivie de périodes de glaciation, c’est incontestablement
l’activité humaine qui s’y est superposée, en l’amplifiant, par ses émissions de gaz à effet de serre.
La communauté internationale a pris conscience du risque qui plane sur son existence à l’occasion de la Conférence
de Stockholm en 1972, dont est sortie la création du Programme des Nations Unies pour l’environnement, le PNUE,
mais ce n’est qu’en 1988 qu’a été créé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, qui
oriente depuis l’action des Nations Unies.
Du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, en 1992, qui a rassemblé 182 Etats, est sorti la Convention-cadre des Na-
tions-Unies sur les changements climatiques la CCNUCC, organisatrice des COP.
Rappelons que le sommet de la Terre a été l’occasion pour Jacques Chirac de dire, au nom de la France, que « notre
maison brûle, mais que nous regardons ailleurs ».
Une première tentative de limiter les émissions de gaz à effet de serre a été la conclusion en 1997, lors de la COP 3, du
protocole de Kyoto, comportant des objectifs contraignants et des délais, d’où son peu de succès.
Faute, d’un nombre suffisant d’adhésions, avec l’absence remarquée des Etats-Unis, à l’époque le premier pollueur
mondial, il a été sauvé de justesse par l’adhésion de la Russie.
Le protocole de Kyoto est entré en vigueur en 2005, pour expirer en 2012, ratifié par 30 pays industriels, sur les 55
pays signataires.
Les COP qui se sont succédé depuis, sans aboutir à la conclusion d’un traité international sur la limitation des émis-
sions des gaz à effet de serre, ont permis de dégager les orientations communes à l’échelle internationale, sur la façon
de traiter le changement climatique à concrétiser par un traité international, dont l’adoption en 2015, devraient per-
mettre son entrée en vigueur en 2020.
Maintenant, nous sommes au pied du mur et c’est à la France, pays hôte de la COP 21 qu’incombe la tâche d’en assu-
rer le succès.
Pour qu’une conférence internationale - réunissant 195 Etats aux intérêts divergents, des Etats développés, des Etats
en voie de développement et des Etats pauvres - puisse se concrétiser par la signature d’un traité de cette importance,
il faut une préparation minutieuse et la présentation d’un texte acceptable par tous.
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page 2 - Numéro 425 du 27 novembre 2015
Edito