n°422 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 6 novembre 2015 - page 2

Faute d’adeptes nous devrions avoir subi
le dernier changement d’heure
D
epuis le 25 octobre dernier, nous sommes revenus à l’heure d’hiver et, avec nous l’ensemble des Etats membres
de I’ Union européenne, qui changent d’heure au même moment depuis 1998, afin de faciliter les communica-
tions et les transports.
Le premier changement d’heure remonte à une loi du 2 mai 1923, qui a aligné l’heure en France sur celle du méridien
de Greenwich près de Londres, le GMT, avec des décalages d’une heure, de mars à octobre.
En 1940, l’occupant allemand nous a fait aligner son temps sur le sien, jusqu’à la libération où le gouvernement provi-
soire de la République est revenu à l’heure de 1939, le GTM +1 et sans rien y changer par la suite.
Puis, en 1976, le changement d’heure bisannuel a été rétabli, après le premier choc pétrolier, par le président de la
République de l’époque Valérie Giscard d’Estaing, pour des raisons d’économie, et rien n’a été changé depuis.
Pour le commun des mortels, en avançant l’heure en avril, on allume l’électricité plus tôt le matin en se levant, mais
on l’allume plus tard en fin de journée en gagnant la soirée, ce que l’on a perdu le matin.
Ce n’est pas si simple et à en croire une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’Energie, l’Ademe,
publiée en 2011 sur le sujet, il n’en est rien, car grâce au passage à l’heure d’été.
- Une consommation d’électricité plus importante le matin, avec notamment un pic à 6 heures équivaut à 5 heures en
heure d’hiver ;
- Une consommation beaucoup moins importante le soir, notamment entre 20 et 21 heures équivalent à la période
entre 19 heures et 20 heures l’hiver.
Comprendra qui pourra !!!
En 2009, l’économie était d’environ 10 centimes de l’heure par foyer, avant la généralisation des éclairages basse
consommation.
Au total, l’économie exprimée en demande moyenne d’électricité, chiffrée en 2009, a été de 440 gigawatt-heure par
an, principalement en éclairages publics, soit l’éclairage d’une ville de 800 000 habitants.
En fait, ces économies n’ont jamais été démontrées, tout en étant affichées comme acquis.
Il en est de même des impacts négatifs du changement d’heure, deux fois par an, mise à part qu’il faut régler montres
et pendules, et que des étourdis se font prendre chaque année, les uns ratent un rendez-vous ou un train et les autres
arrivent une heure trop tôt ou trop tard.
Selon un récent sondage, 54 % des Français sont contre la pratique du changement d’heure, 27 % sont neutres et 19
% y sont favorables.
Ils sont 59 % à ignorer que cela leur permet de réaliser des économies, qui sont d’ailleurs devenues insignifiantes, mais
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page 2 - Numéro 422 du 6 novembre 2015
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