n°419 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 16 octobre 2015 - page 2

La progression du risque d’inondation
qui pèse sur les Alpes-Maritimes
L
es inondations auxquelles est exposé notre pays peuvent venir de la mer ou du ciel et cette fois-ci, c’est le ciel qui
est en cause.
Le tout est de savoir s’il s’agit de phénomènes classiques et dans ce cas, nous savons que la France bénéficie d’un
climat clément qui fait que ces phénomènes ne sont pas notre quotidien et ne se reproduisent que de temps à autre,
où s’ils sont imputables au réchauffement climatique, encore contesté par certains, mais qui, pour nous, est depuis
longtemps évident.
Dès le dimanche 4 octobre et tout le début de la semaine, les grandes chaînes de télévision ont donné la mesure du
désastre et le président François Hollande, qui s’est rendu sur place a donné, face au sinistre qui a coûté la vie à une
vingtaine de personnes, la consigne formelle à la population, pour l’avenir, en cas d’annonce d’un cataclysme, de res-
ter à la maison, d’attendre les secours et de ne jamais descendre dans le parking, pour voir ce qu’il est advenu de sa
voiture.
Une fois de plus, une majorité de victimes a péri dans des parkings souterrains, où elles ne devaient pas se rendre.
Météo France avait annoncé les orages en lançant une alerte orange, qui aurait justifié, une fois déclenché, en raison
de sa persistance et son intensité, le niveau rouge, mais la population, qui la subissait, devait en être consciente.
Une fois l’orage passé et le soleil revenu, il restait à pomper l’eau, à nettoyer la boue et à faire l’inventaire des dégâts,
justiciables d’une prise en charge au titre de la garantie des catastrophes naturelles.
Le président de la République a annoncé qu’il ferait publier, dès le Conseil des ministres du 7 octobre l’arrêté de
constatation de catastrophe naturelle, déclenchant l’intervention des assureurs par le régime spécial des CatNat.
Il appartient aux communes de signaler à la préfecture l’étendue des zones touchées, pour les faire figurer dans l’ar-
rêté, sans perdre de temps.
Les victimes seront indemnisées sur la base de leurs contrats d’assurance standard, ce qui suppose, pour les voitures
emportées par les flots, au moins une assurance vol ou incendie.
Les entreprises seront indemnisées en fonction de l’étendue de leurs garanties ordinaires, notamment pour l’inter-
ruption d’activité.
Une fois l’indemnisation amorcée et les assurances revues par chacun, le cas échéant, en fonction des insuffisances de
garantie constatées, le régime d’assurance des Catastrophes naturelles veut que l’on revoie aussi le plan de prévention
des risques, généralement le point faible du régime, pour en éviter, dans la mesure du possible, leur renouvellement.
Cette révision revêt un caractère d’urgence, s’il s’avère, comme nous le craignons, que nous sommes en présence d’un
dérèglement climatique, qui ne peut que s’accélérer.
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page 2 - Numéro 419 du 16 octobre 2015
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