n°351 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 28 mars 2014 - page 2

L’inversion de température
est une source de pollution
D
ans de nombreuses régions, représentant une bonne moitié de la France, dont l’Ile de France, lorsque les Fran-
çais se sont réveillés ce vendredi 14 mars 2014, ils ont vu, au matin, un ciel inhabituellement blafard avec une
couverture nuageuse qui ne ressemblait en rien à celle d’une journée de pluie, comme il s’en produit depuis
des semaines.
Le soleil ne parvenait pas à percer cette couverture nuageuse et prenait l’allure d’une boule rouge, lorsqu’il devenait
quelque peu visible.
Comme il fallait malgré tout s’aventurer dehors, dans cette atmosphère polluée, les piétons et les cyclistes étaient pris
à la gorge, l’air pollué les faisait tousser, leur brulait la gorge et les yeux, d’une manière plus ou moins aigue, selon la
sensibilité de chacun à la pollution.
Heureusement, on était loin de la pollution des grandes villes chinoise décrite ces-jours-ci, dans la presse, mais avec
des caractéristiques similaires.
Le phénomène avait débuté la veille au matin, mais le gouvernement, bien qu’alerté sur l’évolution des conditions
atmosphériques par Météo France, a fait preuve d’indécision.
Ce n’est que dans la journée de dimanche, alors que le pic de pollution, avoir dépassé son sommet, que le gouverne-
ment a annoncé, pour lundi, la mise en place de la circulation, alternée.
D’ailleurs, les injonctions de limitation de vitesse sur autoroutes, en direction de Paris et sur le périphérique parisien,
avaient disparus des panneaux lumineux dès le début de l’après midi.
Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut savoir que la France a été victime d’une inversion de température, quasi
générale sur le pays.
C’est un phénomène assez courant, mais généralement très localisé et de courte durée, qui passe souvent inaperçu,
mis a part les zones touchées par des retombées ponctuelles de matières polluantes, en suspension dans l’air.
On parle d’inversion de température ou d’inversion thermique, lorsque la température de l’air en altitude et supé-
rieure à celle de l’air au sol.
L’air au sol est réchauffé par le soleil mais reste cloué au sol avec les fumées et les autres sources de pollution qu’il
renferme.
Le plus souvent, cette inversion se produit par temps calme, quand une masse d’air froide lourde se glisse sous une
masse d’ait chaude en l’empêchant de se disperser dans l’atmosphère.
Lorsque ce phénomène de produit, l’air chaud en altitude n’autorise plus les échanges et particulièrement la disper-
sion des fumées et autres polluants gazeux.
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