Perspectives d’aggravation
du réchauffement climatique
A
lors que ceux qui sont conscients du réchauffement climatique attendent avec impatience la conférence de 2015
sur le climat,organisée par l’ONU et programmée à Paris, qualifiée de conférence de la dernière chance.
Ils en attendent, avec impatience, l’accord sur la maitrise des émissions de gaz à effet de serre, depuis l’échec regret-
table de la conférence de Copenhague de 2009.
Entre-temps, les pays en voie de développement, la Chine en tête, dépassent les pays industriels, pour rattraper leur
retard, en matière d’émission de dioxyde de carbone, le CO2.
Ils ont recours, massivement au charbon, largement disponible, la matière énergétique la moins chère mais la plus
polluante, pour produire l’électricité nécessaire à leur activité en croissance constante.
En Europe, un pays comme l’Allemagne, pour avoir condamné prématurément une partie de son parc nucléaire,
produit désormais plus de 50% de son électricité en brulant du « charbon brun », le plus polluant du genre, extrait
massivement d’exploitations à ciel ouvert, remises en service avec précipitation, au mépris de toute considération
humaine et écologique.
La France, en important périodiquement de l’électricité en provenance de l’Allemagne, pour couvrir ses besoins, favo-
rise cette pratique.
En Chine, il faudra de longues années pour substituer aux centrales thermiques fonctionnant au charbon, des cen-
trales nucléaires, probablement fournies par EDF, alors que l’actionnaire principal d’EDF, l’Etat Français, marque chez
nous son hostilité au nucléaire, mais il faut l’exporter.
C’est dans ce contexte, de moins en moins favorable à un accord international sur la limitation des émissions de gaz à
effet de serre, des climatologues affirment que les modèles climatiques auraient surestimés le taux de formation des
nuages bas, ce qui ferait monter la température globale de plus de 3 degrés, par rapport aux estimations précédentes.
Il s’agit d’une étude de l’équipe du Professeur Steven Sherwood de l’université australienne de New South Wales
de Sydney, à laquelle participent deux chercheurs Français du laboratoire de météorologie dynamique de l’Institut
Pierre-Simon Laplace de l’université Pierre et Marie Curie.
Cette étude resserre la fourchette de prédiction réalisée sous l’égide du Groupe d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat, le GIEC, comprise entre 1,5 et 4,5 degrés, avec en haut de la fourchette le doublement des émis-
sions de CO2.
D’après les auteurs de la nouvelle étude, c’est la mauvaise compréhension des mécanismes de formation des nuages
bas qui serait responsable du grand écart entre les estimations les plus basses et les plus hautes.
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page 2 - Numéro 342 du 24 janvier 2014
Edito