Page 36 - RiskAssur L276 13072012

Version HTML de base

page 36 - Numéro 276 du 13 juillet 2012
Abonnement gratuit sur
RiskAssur-hebdo
- Le Magazine professionnel des Risques et des Assurances
Reportage
ceƩe approche vise à conforter la rentabilité et à créer de la 
valeur pour les acƟonnaires. 
La MAPFRE s’immerge davantage dans les pays où elle opère 
en prolongeant les acƟvités de ses filiales par les missions en‐
treprises dans l’intérêt général par la FondaƟon MAPFRE.   
* Le modèle décentralisé pour une réponse plus rapide
 :
Pour 
PrudenƟal, très présent en Asie, ces marchés présentent des 
opportunités aƩrayantes du fait de ses populaƟons impor‐
tantes et jeunes avec la croissance d’une classe moyenne qui a 
des besoins de placement de son épargne et de protecƟon. 
PrudenƟal est devenu un leader dans ses marchés avec une 
plateforme de distribuƟon mulƟcanaux qui maximise l’aƩeinte 
des marchés et des clients. 
La société a mis en place un modèle décentralisé laissant l’es‐
senƟel de la prise de décision au niveau naƟonal ce qui permet 
de suivre beaucoup plus rapidement l’évoluƟon des besoins 
des consommateurs. De plus la société pense que par delà les 
retombées financières, elle a joué son rôle de citoyen dans les 
pays où elle est présente finançant des programmes de respon‐
sabilité sociale.
7 ‐ Comment la recherche souƟent le développement de
l’assurance ?
La recherche fait parƟe des gènes de l’IIS puisque son fonda‐
teur, professeur d’assurances lui‐même, l’a voulu un forum de 
rencontres entre dirigeants et universitaires pour faciliter la 
ferƟlisaƟon croisée de la recherche et de l’expérience. Depuis 
quelques années, l’IIS s’est associée à l’associaƟon de Genève 
pour présenter un prix financé par une dotaƟon d’une société 
d’assurance, The Shin Research Excellence Awards, dont le 
thème assigné pour ceƩe année était les soluƟons d’assurance 
pour les pays en voie de développement.  
Par une heureuse coïncidence puisque le jury travaille en 
aveugle, ce sont deux jeunes doctorantes venues pour l’une de 
Chine et en fin de doctorat à l’Université de Wisconsin, pour 
l’autre du Nigéria et en cours de doctorat à l’université de Bath 
en Grande‐Bretagne. L’une et l’autre avait des mentors acadé‐
miques très acƟfs au sein de l’IIS, Joan Schmidt pour les Etats‐
Unis et Michael Adams pour la Grande‐Bretagne ; l’une et 
l’autre avait des accompagnateurs professionnels Tony Cabot 
d’Argo InternaƟonal basé en Italie mais en charge de l’Europe 
et de l’Asie pour Yi Yao et Ralph Mucerino de CharƟs USA pour 
Olajumoke Olaosebikan.  
Par delà la qualité des arƟcles dont un résumé est donné ci‐
dessous centré essenƟellement sur les conclusions, c’est sur‐
tout l’assurance de ces deux jeunes femmes lors de leurs pré‐
sentaƟons devant un parterre de dirigeants et d’universitaires 
que l’on doit retenir : selon leur choix elles pourront surement 
s’engager au profit de leur pays dans de brillantes carrières 
universitaires ou devenir dirigeants dans l’industrie, et pour‐
quoi pas les deux ? Nous avons peut‐être rencontré ainsi les 
éclaireuses de la nouvelle généraƟon de talents appelée par les 
vœux de tous les dirigeants présents pour reprendre et porter 
plus haut le flambeau de l’industrie appui d’une société vrai‐
ment soutenable. 
* Rentabilité de le la micro‐assurance vie au Nigéria
 : 
La renta‐
bilité des micro‐assureurs vie ne semblent pas liée à la struc‐
ture patrimoniale de la société, non plus que son effet de levier 
ou sa taille. En revanche, elle semble être corrélée négaƟve‐
ment avec le niveau de la réassurance. On pourrait donc pen‐
ser que la tarificaƟon réassurance vie au Nigéria est élevée, 
peut‐être pour tenir compte des condiƟons de vie qui accrois‐
sent les risques pour les populaƟons pauvres. Les sociétés qui 
ont une offre plus ouverte avec différents produits semblent 
plus à même de réduire les coûts et de réaliser des économies 
d’échelle par rapport aux sociétés avec une offre très limitée. 
La rentabilité des sociétés est aussi influencée par le niveau des 
taux d’intérêt des placements au Nigéria. 
Au niveau des conclusions praƟques, on peut : 
s’interroger sur la posiƟon des réassureurs, ne devraient‐ils 
pas modérer et modifier leur tarificaƟon des micromarchés, 
en parƟculier pour les cédantes qui sont naturellement di‐
versifiées ? Mais peut‐être avec l’accumulaƟon de données 
sera‐t‐il possible dans quelques années aux cédantes de 
présenter leur cas de façon plus probante et en aƩendant 
envisager des rétro‐tarificaƟon. 
engager les agences de notaƟons et les organismes de con‐
trôle locaux à adapter leurs analyses et la réglementaƟon 
pour prendre ne compte la spécificité du micro à la lumière 
de son apport social et les difficultés de lancement. 
Réfléchir sur l’impact de taux d’intérêts élevés pour faciliter 
la rentabilité des opéraƟons de micro‐assurance. Donc l’im‐
portance de la foncƟon d’invesƟssement est à prendre en 
compte de même que la liaison éventuelle avec d’autres 
opéraƟons (micro‐finance, téléphonie mobile
)            
* Soutenabilité de la micro‐assurance « santé » dans les pays
émergents
Le choix du Pakistan et surtout d’une expérience 
très limitée dans le temps, deux ou trois exercices, exige de 
prendre avec précauƟon les conclusions de l’auteure. Toute‐
fois, on peut tout de même retenir qu’en réponse au besoin 
d’assurance santé de qualité mais abordable pour les pauvres, 
les soluƟons mises en œuvre font appel à des donaƟons avec 
l’espoir que ces programmes pourraient devenir autonome à 
terme. Comme dans toute assurance, le taux de renouvelle‐
ment est crucial pour faciliter et équilibre à terme. Il apparaît 
que ce sont les familles qui ont fait appel à l’assurance avec des 
indemnisaƟons importantes qui sont le plus suscepƟble de 
renouveler ; ce pourrait être là une dérive d’anƟ‐sélecƟon si 
dans le même temps on ne constatait pas que ces mêmes fa‐
milles deviennent des consommateurs modestes au cours des 
exercices suivants. 
Les « renouvelants » ont une expérience meilleure en termes 
(Suite de la page 35)
(Suite page 37)