Page 35 - RiskAssur L275 06072012

Version HTML de base

Abonnement gratuit sur
page 35 - Numéro 275 du 6 juillet 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Si le programme d’assurances global est parfois présenté 
comme la panacée, il n’est pas si simple à meƩre en œuvre et 
les pièges légaux et réglementaires sont nombreux. On rap‐
pelle entre autres les obligaƟons d’assurances, voire de réas‐
surances locales, auprès d’opérateurs agréés dans le pays, la 
quesƟon du paiement des coƟsaƟons, les problèmes de 
change et la gesƟon des sinistres, sans même évoquer l’impli‐
caƟon de la capƟve dans les montages complexes. Certains 
risk‐managers en viennent à penser que le jeu ne vaut pas la 
chandelle. 
C’est dans ce contexte qu’AIRMIC se réjouit de l’iniƟaƟve des 
trois leaders du courtage internaƟonal, AON, Marsh et Willis 
qui consiste à créer une base de données commune de confor‐
mité globale à usage de tous les porteurs de programmes in‐
ternaƟonaux d’assurance. L‘objecƟf est de meƩre à la disposi‐
Ɵon de tous les opérateurs les éléments qui leur permeƩront 
de garanƟr territoire par territoire la conformité réglementaire 
tant au niveau de l‘assuré, du courƟer que de l’assureur et du 
réassureur. Le cahier des charges est praƟquement rédigé ce 
qui va permeƩre de passer à la seconde phase c'est‐à‐dire un 
appel d’offres pour trouver un prestataire de services dans 
quelques mois.  
La créaƟon de ceƩe base de données étaient devenue une 
nécessité tant les risk‐managers des entreprises globales 
étaient frustrés par les informaƟons incohérentes procurées 
par leurs partenaires assureurs en maƟère de règlement et de 
fiscalité. Les dirigeants des trois « méga‐brokers » se réjouis‐
sent avec AIRMIC de la perspecƟve de disposer de cet ouƟl, 
encore faudra‐t‐il invesƟr pour se mise à jour conƟnuelle. La 
veille juridique et fiscale est une des acƟvités les plus gour‐
mandes en temps, compétences et talents !  
7 ‐ Cyber risques 
Chubb et Marsh ont conduit une enquête auprès des risk ma‐
nagers européens à l’occasion du la conférence CMT(2) dont il 
ressort que si l’inquiétude sur le sujet monte dans les esprits, 
c’est l’opinion de 69% des délégués du monde de la finance, 
de l’assurance et des professions légales , plus de la moiƟé, 
54%, ne savent même pas si leur organisme a subi une aƩaque 
au cours de l’année. Quatre sur dix seulement pouvaient don‐
ner une évaluaƟon de l’impact financier sur leur organisme 
d’une telle aƩaque. Toutefois, un quart d’entre eux envisager 
un impact en excès de 4 Million €.  
La situaƟon se complique quand dans la plupart des orga‐
nismes la « propriété » de ce risque n’est pas clairement affec‐
tée. Il ressort de l’enquête que les risk managers sont encore 
assez peu impliqués dans la gesƟon de ces risques. Un Ɵers des 
professionnels interrogés pensent que c’est le département 
informaƟque qui est en charge de la gesƟon du cyber‐risque 
alors que seulement 13% pensent que cela relève du départe‐
ment gesƟon des risques.  
Sur le plan assurance le constat est encore plus inquiétant 
puisque si 21% précisent que leur organisme a acheté des cou‐
vertures d’assurances Cyber‐risques, seulement la moiƟé 
pense que les couvertures souscrites sont suscepƟbles de ré‐
pondre à leurs besoins, meƩant en cause donc la capacité des 
assureurs à répondre aux besoins de leurs clients sur ce sujet. 
Il y a donc là une opportunité de développer de nouveaux pro‐
duits que les assureurs devraient saisir. Et un responsable de 
Chubb ajoute même : «Le fait que peu des assurés pensent 
que les couvertures répondent à leurs besoins met en lumière 
le besoin d’un dialogue approfondi réunissant assurés, assu‐
reurs et juristes. » 
C’est dans cet esprit que Chubb et March ont lancé une dé‐
marche en cinq étapes pour aider les organismes à évaluer les 
risques associés au passage au nuage (Cloud Risk Framework) 
et leur impact financier potenƟel. 
AIRMIC pour sa part a conduit sa propre recherche qui fait 
écho à celle de Marsh puisque Paul Hopkins, son directeur 
technique, indique que «  de nombreux acheteurs ne sont pas 
conscients de la vitesse de développement d’un marché 
d’assurance spécifiques. » Au demeurant, les limites d’indem‐
nités dans les contrats semblent se situer enter 1 et 5 Millions 
£ pour la première ligne pour un marché qui offre une capacité 
de 100 Millions tandis qu’aux Etats‐Unis les premières lignes 
sont plutôt aux alentours de 10 Millions $ avec des capacités 
disponibles beaucoup plus importantes.     
Toutefois, en rappelant que l’assurance est la dernière solu‐
Ɵon pour la gesƟon des risques, le rapport publié invite les risk
‐managers à se rapprocher de leur service informaƟque de 
façon à ce que la réflexion gesƟon des risques soit intégrée le 
plus en amont possible dans le cas de développements infor‐
maƟques.        
Pour revenir sur le sujet de l’assurance, dont les soluƟons évo‐
luent rapidement, on peut revoir les principales couvertures 
offertes sur le marché, ce qui donnent également un point de 
départ pour une réflexion en interne sur ces risques : 
RelaƟons publiques, gesƟon de crise, service d’un spécia‐
liste de la sécurité informaƟque
 : La couverture vise à assister 
financièrement l’organisme qui a subi une cyber‐aƩaque ou un 
cyber incident dont les média se font l’écho et se trouve dans 
l’obligaƟon de réagir. A l’aide d’une hotline l’assureur peut 
aider dans la réalisaƟon de la campagne de relaƟon publique 
appropriée. 
Coût de remise en état des acƟfs en informaƟon & commu‐
nicaƟon
 : Il s’agit là de permeƩre à l’organisme assuré de re‐
meƩre en état ses bases de données endommagées car les 
réparaƟons ou récupéraƟons de données peuvent se révéler 
très onéreuses. 
Coûts d’interrupƟon de Service Cyber
 : Si le système ou des 
données sont endommagées, il est raisonnable de penser que 
les foncƟonnalités de l’organisme seront dégradées, vo
ire ar‐
(Suite de la page 34)
(Suite page 36)
Reportage