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page 27 - Numéro 275 du 6 juillet 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
Obama a gagné,
32 millions d'américains
sans couverture sociale
pourront se faire soigner
P
ar une décision historique, la Cour suprême des
Etats‐Unis a validé, contre toute aƩente, la ré‐
forme de l'assurance maladie imposée par Barack
Obama et votée de justesse par le Congrès en 2009.
Rappelons qu'auparavant, Hilary Clinton, mandaté par son
époux Bill, alors Président des Etats‐Unis, avait échoué
malgré ses efforts soutenus par la Maison Blanche, dans sa
tentaƟve d'assurer une couverture médicale aux millions
d'américains qui en étaient dépourvus.
Barack Obama a imposé sa réforme, combaƩue vent de‐
bout par l'opposiƟon républicaine, par le parƟ conserva‐
teur aux Etats‐Unis.
Celui‐ci n'a pas digéré sa défaite au point que leur candi‐
dat aux élecƟons présidenƟelles du mois de novembre
prochain, MiƩ Romney, qui sera opposé à Barak Obama,
candidat à sa propre succession, a déclaré que c'est une
mauvaise loi, qu'il abrogera s'il accédait à la Maison
Blanche.
Voila les électeurs américains prévenus.
Rappelons qu'aux Etats‐Unis, la populaƟon se divise en
trois catégories au regard de la couverture maladie.
Dans la première catégorie se trouvent ceux qui bénéfi‐
cient d'une couverture maladie souscrite auprès d'une
compagnie d'assurance commerciale ou auprès d'une mu‐
tuelle.
Celle‐ci se divise en deux sous‐catégories, celle des bénéfi‐
ciaires d'une assurance collecƟve, à l'abri de toute mau‐
vaise surprise, à condiƟon de conserver leur emploi et
ceux qui ont obtenu une assurance individuelle.
Pour cela, ils ont saƟsfait à un quesƟonnaire médical, mais
ils s'exposent, s'ils sont aƩeints par la suite par une mala‐
die grave, prise en charge par l'assureur, à subir la résilie‐
rions de leur police, sans pouvoir trouver un autre assu‐
reur.
Dans ce cas, ils tombent dans la seconde catégorie, celle
des américains dépourvue de toute couverture maladie,
mais pas suffisamment pauvre pour bénéficier de la cou‐
verture santé publique.
Ce sont eux qui aƩendent avec impaƟence la mise en ap‐
plicaƟon de la loi imposée par Barack Obama.
Le coût des assurances individuelles est très élevé aux
Etats‐Unis, à cause des tarifs praƟqués par les hôpitaux et
par les praƟciens, ce qui fait qu'elles sont assorƟes de pla‐
fonds, de franchises et de condiƟons restricƟves, pour en
aƩénuer le prix.
CeƩe situaƟon explique l'importance des achats de médi‐
caments sur Internet, généralement en provenance du
Mexique, auxquels doivent avoir recours les américains.
Enfin, dans la troisième catégorie se situent les bénéfi‐
ciaires de l'aide médicale publique, dont le nombre est, en
ceƩe période de difficultés économique, en progression
constante.
Ils doivent s'adresser aux dispensaires et aux services d'ur‐
gence publics ou caritaƟfs généralement submergés.
Le Président Obama a salué la validaƟon de sa loi comme
« une victoire pour tous ceux qui, dans tout le pays, sont
plus en sécurité grâce à ceƩe loi et la décision de la Cour
suprême de la valider ».
Finalement, on n'est pas si mal soigné que ça chez nous.