page 8 - Numéro 274 du 29 juin 2012
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La vie des sociétés … accords / négociations
Avec l’Adie, la Banque Postale se lance dans le microcrédit professionnel
Philippe Wahl, Président du directoire de La Banque Postale, et Catherine Barbaroux, Présidente de l’Adie, AssociaƟon pour le
droit à l’iniƟaƟve économique ont signé, jeudi 21 juin, un protocole d’accord pour développer le microcrédit professionnel et per‐
meƩre à de jeunes entrepreneurs de créer leur acƟvité.
Le microcrédit professionnel a pour objecƟf de favoriser la créaƟon d’entreprise à des personnes exclues du marché du travail,
n’ayant pas accès au crédit bancaire. Il permet l’aƩribuƟon de prêts de faibles montants (généralement inférieurs à 8 000 euros)
sur des durées courtes.
L’Adie, premier opérateur du microcrédit professionnel en France et La Banque Postale, fidèle à ses valeurs postales de proximité
et de service au plus grand nombre, ont décidé de proposer ensemble des soluƟons de financement pour accompagner des entre‐
preneurs dans le lancement et la conduite de leur acƟvité professionnelle.
Pour mener à bien ce projet, l’Adie et La Banque postale meƩent en place une expérimentaƟon desƟnée à détecter et à accompa‐
gner les clients de la Banque en situaƟon de fragilité financière en Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et désireux de créer leur acƟvité
professionnelle.
Dans le cadre de ce partenariat, l’Adie a pour rôle de former des conseillers de La Banque Postale afin qu’ils détectent des clients
porteurs de projets professionnels, et qu’ils décident, après examen du dossier, d’accorder un prêt dont elle assurera la gesƟon
jusqu’à son complet amorƟssement.
De son côté, La Banque Postale idenƟfie, avec l’aide des collaborateurs de l’Enseigne en bureaux de poste, les micro‐
entrepreneurs potenƟels.
SCOR est membre fondateur des PSI
SCOR est membre fondateur des Principles for Sustainable Insurance (PSI), une iniƟaƟve globale annoncée en préambule de la
(Suite page 9)
Bloc notes
Rio+20 n'a pas répondu à l'attente de
ceux qui en espéraient des résultats tan-
gibles
Il faut croire quel les grands de ce
monde, dont l'engagement en faveur de
la protection de l'environnement et du
développement durable est déterminant,
les Etats-Unis et la Chine notamment,
n'était pas en mesure d'y répondre favo-
rablement et ont préféré de ne pas être
représenté au niveau des chefs d'État.
Comme toute conférence internationale
de l'importance de celle du Sommet de la
Terre doit se terminer par un protocole en
forme d'accord, celle de Rio+20 n'a pas
manqué à la tradition, ce qui permet à
chacun d'y trouver des satisfactions tout
en déplorant ce qui n'a pas pu être acté.
La France ayant été représenté par le
président de la République, François Hol-
lande, nous devons nous tenir aux conclu-
sions qu'il en a, lui même, tiré.
Ainsi, François Hollande a jugé que l'ac-
cord obtenu était une étape, mais il a
réclamé à ses partenaires un sursaut
pour faire avancer la grande cause de
l'environnement et du développement
durable.
Il a notamment regretté le refus de créer
une agence de l'ONU spécialisée dans
l'environnement qui aurait pu en être
l'élément moteur, ce qui est sa principale
déception.
Il n'a pas caché son espoir de voir créer,
un jour, cette agence de l'ONU installée, à
côté du PNUE à Nairobi.
Autre regret de François Hollande, le fait
que la proposition d'instaurer des finan-
cements innovants, à commencer par la
fameuse taxe sur les transactions finan-
cières, n'ait pas trouvé de traduction con-
crète.
L'impossibilité de créer cette taxe est
conforme au refus du G20 de taxer les
transactions financières, lors de la réu-
nion qui venait tout juste de se terminer
au Mexique, dont une partie aurait pu
servir à la défense de l'environnement.
L'absence de cette taxe a été plus parti-
culièrement déplorée par les ONG fran-
çaises présentes à Rio, qui comptent
désormais sur la mise en place d'une
taxe européenne.
Au rang des satisfactions, le chef de l'Etat
a cité la feuille de route qui fixe les objec-
tifs du développement durable en 2015,
mais aussi le renforcement du Pro-
gramme des Nations unies pour l'environ-
nement le PNUE, de l'accord sur la protec-
tion des océans et de l'accent mis sur la
pauvreté et le social.
Force est de constater qu'aucun engage-
ment n'a été pris à Rio relatif à la protec-
tion de l'environnement et qu'il faudra
espérer dans la prochaine conférence de
l'ONU sur le climat qui se réunira cette
année au Qatar à partir du 26 novembre
prochain.