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page 37 - Numéro 273 du 22 juin 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
Un rappel historique
à l'occasion du Sommet de la Terre RIO+20
L
e sommet qui s'ouvre ceƩe semaine à Rio, 20 ans 
après le premier Sommet de la Terre, réunit 50 
000 personnes en provenance de 192 pays, re‐
présentés par des chefs d'Etat ou de gouvernement. 
La France y est représentée par son président, nouvelle‐
ment élu, François Hollande tandis que la présence de 
Barack Obama et de son homologue chinois Hu Jintao, 
qui dirigent les deux principaux pays pollueurs, n'est pas 
annoncée. 
A en croire le WWF, l'humanité aura besoin prochaine‐
ment, à son rythme de consommaƟon actuel et compte 
tenu de son expansion démographique, de deux planètes 
pour répondre à ses besoins, alors que toute sa popula‐
Ɵon n'a toujours pas accès à l'eau et que la luƩe contre 
le réchauffement climaƟque en cours n'est pas assurée. 
Les parƟcipant à Rio+20, en dressant le constat qui s'im‐
pose n'en seront pas surpris pour autant, car c'est en 
1972, à la Conférence de Stockholm que l'état de la pla‐
nète Terre a été évoqué pour la première fois. 
C'est ainsi, il y a 40 ans, qu'ont été créés, sous l'égide de 
l'ONU le Programme des NaƟons unies pour l'environne‐
ment, le PNUE et celui pour le développement, le PNUD. 
Le résultat le plus remarquable des travaux qui s'en sont 
suivis a été publié en 1987, le fameux rapport de la nor‐
végienne Gro Harlem Brundtland, qui a défini le dévelop‐
pement durable, une ligne directrice toujours valable : 
« Répondre aux besoins des généraƟons du présent sans 
compromeƩre la capacité des généraƟons futures à ré‐
pondre aux leurs » 
C'est en 1992, 20 ans après la Conférence de Stockholm, 
au premier sommet de la Terre, tenue à Rio, que les 
Etats ont pris conscience des menaces qui pèsent sur 
l'humanité, en s'engageant à luƩer contre le change‐
ment climaƟque. 
Ce sommet a été suivi, en 1997, de la signature du proto‐
cole de Kyoto, dont la mise en applicaƟon a été retardé 
pendant cinq ans par le refus définiƟf des Etats‐Unis de 
le raƟfier, raƟficaƟon dont on a pu, in extremis de se 
passer. 
En 2002, à Johannesburg, au Sommet Rio+10, la commu‐
nauté internaƟonale n'a pu que constater le peu de pro‐
grès accomplis en 10 ans, ce qui a été l'occasion pour le 
président Jacques Chirac, représentant la France, de lan‐
cer à la tribune son averƟssement : 
« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » qui 
malheureusement est toujours valable. 
Depuis, tous les espoirs se sont portés sur Copenhague, 
où se tenait en 2009 la conférence sur le climat, minu‐
Ɵeusement préparée sous l'égide de l'ONU, dont devait 
sorƟr un traité universel sur le climat, desƟné à se subsƟ‐
tuer, en l'amplifiant, au protocole de Kyoto de 1997, qui 
arrive à expiraƟon à la fin de ceƩe année. 
Contre toute aƩente, ceƩe conférence a été un échec 
retenƟssant et celle qui ont suivi, en 2010 comme en 
2011, n'y ont pas remédié. 
Aujourd'hui, les espoirs se portent sur le Sommet de la 
Terre, Rio+20 en sachant que sous l'effet de la crise éco‐
nomique, les Etats hésitent à s'engager.