page 22 - Numéro 273 du 22 juin 2012
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A propos
des comparateurs en assurance sur Internet
L
es comparateurs en assurance sont des courƟers
virtuels sur internet.
'internaute à la recherche d'un bon tarif qui clique sur le
site d'un comparateur en assurance, ignore le plus sou‐
vent qu'il s'adresse à un intermédiaire d'assurances et
plus parƟculièrement à un courƟer.
Le courtage d'assurances est une profession réglementée
et si l'internaute pousse sa curiosité au‐delà, de la re‐
cherche d'un devis relaƟf à l'assurance qu'il veut sous‐
crire, il doit trouver sur le site toutes les informaƟons ré‐
glementaires.
Le Comité consultaƟf du secteur financier, le CCSF, vient
de rendre un avis, à la demande du ministère des finances
et de l'Industrie pour renforcer l'informaƟon des consom‐
mateurs et la concurrence en maƟère d'assurance auto‐
mobile, et de mulƟrisques habitaƟon, mais cet avis con‐
cerne toutes les assurances disponibles sur le site des
comparateurs en assurance.
Il verra notamment que l'éditeur du comparateur en assu‐
rance est immatriculé à l'ORIAS, qui gère le registre des
intermédiaires menƟonné au Code des assurances et qu'il
a souscrit une assurance de responsabilité profession‐
nelle.
En tant que courƟer, le site du comparateur en assurance
doit indiquer à l'internaute l'étendue de son accès au
marché de l'assurance et son mode de rémunéraƟon, en
qualité d'apporteur d'affaires aux assureurs.
Le service rendu aux internautes est gratuit car les cour‐
Ɵers sont tradiƟonnellement rémunérés par les assureurs,
ce qui pose, une fois de plus, la quesƟon de leur indépen‐
dance vis à vis du marché, que seuls les assurés industriels
des grands risques peuvent résoudre, en prenant en
charge sous la forme d’honoraires la rémunéraƟon de
leurs courƟers.
En effet, les sites des comparateurs en assurance s'adres‐
sent au grand public et ne concernent que l'assurance de
masse, habitaƟon, automobile et santé notamment.
Pour ceƩe raison, le CCSF a voulu, par son avis du 10 mai,
renforcer la transparence et la qualité des comparateurs.
Il est probable que les éditeurs des comparateurs devront
repenser leur présentaƟon et leur contenu pour être en
mesure de respecter cet avis.
L'internaute qui clique sur le site d'un comparateur en
assurance, après avoir sélecƟonné le risque qu'il veut as‐
surer, doit remplir le quesƟonnaire qui permeƩra à l'édi‐
teur du site de remplir son rôle de conseil.
Il doit ensuite sélecƟonner, parmi les contrats dont les
assureurs lui ont confié la distribuƟon, les contrats d'assu‐
rances les mieux adaptés à ses besoins et les plus compé‐
ƟƟfs en tenant compte des modalités de sélecƟon, tel que
décrites minuƟeusement par le CCSF.
La quesƟon qui se pose est de savoir si ceƩe sélecƟon se
fait automaƟquement où si elle nécessite une interven‐
Ɵon humaine et ce en foncƟon du nombre et de la com‐
plexité des d'offres à comparer.
Son intervenƟon du comparateur se conclut, après ceƩe
sélecƟon, par l'établissement d'un devis.
Conformément à l'avis émis par le CCSF, le comparateur
doit présenter clairement à l'internaute le contenu ainsi
que les limites des garanƟes proposées, franchises, pla‐
fonds et exclusions, en plus du tarif, bien entendu.
Se faisant, il doit remplir l'obligaƟon d'informaƟon et de
conseil dont il est redevable vis‐à‐vis de ses clients et
prospects.
(Suite page 23)
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