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page 37 - Numéro 270 du 1er juin 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Le premier est un document interne établi sous la responsabilité 
de l’exploitant qui rassemble les mesures d’urgence à prendre 
avant l’arrivée des secours publics, tandis que le second est arrê‐
té par le préfet. 
Le POI doit permeƩre : 
de placer l’établissement dans un état de sûreté le moins 
dégradé possible, 
de limiter les conséquences de l’accident, 
d’assurer l’alerte des services de secours publics, 
d’informer les autorités responsables. 
Le POI doit être établi suivant un guide officiel et reproduire les 
mesures d’urgences menƟonnées dans l’arrêté d’autorisaƟon 
préfectoral ou demandés par la suite par l’autorité préfectorale. 
Le Plan parƟculier d’intervenƟon (PPI) est arrêté par le préfet en 
foncƟon de la nature de l’établissement concerné. 
Il définit les mesures à prendre aux abords de l’établissement 
dans l’hypothèse où les conséquences d’un sinistre débordent 
les limites de l’établissement sinistré. 
Le projet PPI est adressé pour avis aux maires des communes où 
s’appliquera le plan et à l’exploitant, qui disposent d’un délai de 
2 mois pour faire parvenir au préfet leur avis. 
Le projet de PPI doit être soumis au public, en foncƟon de la 
nature des installaƟons et plus parƟculièrement les installaƟons 
de stockage de gaz, d’hydrocarbures et de produits chimiques 
dangereux. 
Une fois le projet arrêté, le public doit en être informé par voie 
de presse, pour pouvoir le consulter. 
CeƩe communicaƟon fait parƟe du droit à l’informaƟon du pu‐
blic sur les risques majeurs. 
Des plans de secours spécifiques peuvent être établis, à la de‐
mande du préfet, pour faire face aux risques technologiques qui 
n’ont pas fait l’objet de plans parƟculiers d’intervenƟon. 
CONCLUSION
Nous avons voulu, dans ceƩe étude, nécessairement sommaire 
dans le cadre d’un hebdomadaire, donner au lecteur non fami‐
liarisé avec la gesƟon des installaƟons classée pour la protecƟon 
de l’environnement, un aperçu du droit posiƟf, le Droit des ICPE. 
Les autorisaƟons à accorder et la surveillance des établissements 
classés doit s’exercer sur le terrain, au plus près de celle‐ci, d’où 
la décentralisaƟon de la phase administraƟve au niveau du dé‐
partement, sous l’autorité du préfet, qui dispose à Ɵtre de bras 
armé l’InspecƟon des établissements classés, dotée d’un corps 
d’inspecteurs spécialisés. 
CeƩe décentralisaƟon permet de garder le contact avec les 
maires et d’assurer l’informaƟon du public, de faire intervenir et 
de coordonner, en cas de besoin, les secours publics. 
A l’abondante législaƟon et règlementaƟon française en la ma‐
Ɵère sont venus s’ajouter les direcƟves européennes issues de 
l’explosion tragique du 10 juillet 1976 de Seveso en Italie, dont 
les direcƟves portent le nom et qui traitent de la prévenƟon des 
risques majeurs. 
La Communauté européenne pourra également intervenir, suite 
à un sinistre catastrophique, dans l’octroi de moyens de secours 
mis à la disposiƟon d’autres membres de la communauté. 
Le Droit des ICPE ne se suffit pas à lui‐même, dans la mesure ou 
établissements classés relèvent en même temps du code de 
l’Urbanisme et doivent plus parƟculièrement respecter les dispo‐
siƟons du permis de construire. 
Le lecteur aura pu mesurer l’importance des études prépara‐
toires à iniƟer avant de pourvoir déposer une demande d’autori‐
saƟon d’exploiter ou simplement pour déclarer une exploitaƟon 
visée par la nomenclature de 1953, même si elle ne consƟtue 
qu’une installaƟon accessoire, une uƟlité au sein d’un établisse‐
ment industriel non visé par la réglementaƟon ICPE. 
Ces démarches ne peuvent s’effectuer qu’avec le concours de 
consultants rodés à la gesƟon de ICPE et dont le concours sera 
périodiquement nécessaire pour faciliter les rapports avec les 
inspecteurs des établissements classés. 
La RédacƟon de RiskAssur
(Suite de la page 36)
Etude