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page 23 - Numéro 268 du 18 mai 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
La population de notre planète vit
sur des crédits non remboursables
S
elon le rapport « Planète vivante 2012 » publié
par le Fonds mondial pour la nature WWF l'hu‐
manité vit au dessus des capacités de la terre,
avec la cerƟtude de l'épuiser à moyen terme, s'il reste
sur ceƩe lancée.
Actuellement, il faut un an et demi pour produire les res‐
sources que les sept milliards d'habitants uƟlisent
chaque année alors que le gaspillage des ressources ne
fait que s'accélérer.
Selon le directeur général du WWF, Jim Leape, sauf
changement de cap imminent, même l'existence de deux
planètes comme la Terre ne permeƩrait pas de répondre
à nos besoins à l'horizon 2030, et 2030 c'est demain.
Parlons chiffres pour être plus claire.
L'empreinte écologique qui mesure la surface nécessaire
à notre mode de vie actuel aƩeint en moyenne 2,7 hec‐
tares par personne, alors que la capacité dont nous dis‐
posons n'est que de 1,8 hectare, soit les deux Ɵers de
nos besoins.
Cependant, ceƩe moyenne cache, selon rapport du
WWF, des écarts considérables, ainsi il faut 11,68 hec‐
tares pour saƟsfaire les besoins d'un Qatari, alors qu'un
PalesƟnien doit se saƟsfaire, faute de mieux, des res‐
sources de 0, 46 hectare.
Les Français sont à la 23ème place, avec 4,91 hectares,
loin dernière le Danemark, souvent cité en exemple en
Europe, dans diverƟs domaines, qui consomme les pro‐
duits de 8,25 hectares et les Etats‐Unis de 7,19 hectares
seulement.
Malheureusement, les pays les plus riches en ressources
naturelles, dont le Brésil, l'Inde, la Chine et la Russie sont
aussi ceux qui appauvrissent le plus leur biodiversité,
sous la pression du développement économique.
Selon l'indicateur Planète vivante du WWF, la situaƟon
de 9000 espèces a reculé entre 1970 et 2008 de 30%.
Cependant, si la biodiversité s'améliore dans les pays
tempérés où l'on en prend désormais le plus grand soin,
son déclin aƩeint 60 % dans les zones tropicales.
Le WWF développera son rapport « Planète vivante 2012
» à l'occasion du sommet de la Terre Rio + 20, du 20 au
22 juin prochain au Brésil.
Souvenons nous que c'est en 1992, il y a 20 ans, lors du
1er Sommet de la Terre à Rio, où il a été quesƟon pour la
première fois de la luƩe contre le réchauffement clima‐
Ɵque, que le Président Jaques Chirac a déclaré « Notre
maison brule, mais on ne le sait pas encore ».
Il faut croire qu’on ne le sait toujours pas, si l'on se ré‐
fère au peu de résultats des réunions annuelles sur le
climat organisées depuis part l'ONU.
Aujourd'hui, nous vivons à crédit, dans un monde où la
demande est en croissance constante sous la pression du
développement démographique et de l'accession légi‐
Ɵmes de la populaƟon des pays en voie de développe‐
ment à la prospérité, au risque de tuer le préteur.
Quelques chiffres issus de « Planète Vivante 2012 », en
page 36 (La planète Terre ne va pas bien)
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