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page 2 - Numéro 268 du 18 mai 2012
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Edito
La preuve négaƟve existe nous en avons la preuve
On dit communément, et en principe non sans raison, qu'exiger une preuve négaƟve est diabolique, car elle est 
impossible à apporter. 
Comment prouver que tel fait n'a pas eu lieu, que telle installaƟon ou acƟvité ne présente pas de de risque. 
Qui croire ? 
Il en est ainsi, par exemple, des dangers des ondes émises par les antennes relais pour ceux qui demeurent à 
proximité et par les portables pour leurs uƟlisateurs eux‐mêmes. 
Ainsi régulièrement des associaƟons obƟennent le démontage d'une antenne relais, placé trop près d'une école, 
sur la base de normes que personne ne peut jusƟfier mais faute pour l'exploitant, d'apporter la preuve de son in‐
nocuité. 
Il s'agit d'une présompƟon de risques, fondée sur le principe de précauƟon inscrit dans la ConsƟtuƟon, mais pas 
d'un risque avéré. 
La quesƟon reste sans réponse malgré de nombreuses études scienƟfiques, dont aucune n'est concluante. 
Même la très officielle OrganisaƟon mondiale de la sante, l'OMS, qui ne manque pas de moyens, n'a pas pu voulu 
s'aventurer sur ce terrain et a boƩé en touche . 
Dans l'obligaƟon de se prononcer, elle s'est contentée d'affirmer, après avoir analysé les études les plus approfon‐
dies, que les ondes émises dans le cadre de la téléphonie mobile « peuvent être cancérigènes », ce qui ne prouve 
rien. 
Nous avons eu l'occasion de traiter ce sujet à plusieurs reprises dans RiskAssur et plus récemment dans un arƟcle 
inƟtulé « De la difficulté d'apporter une preuve négaƟve » publié le 25 octobre dernier. 
Nous avons préféré parler de « difficultés » et non pas « d'impossibilité » d'apporter une preuve négaƟve, car on 
ne sait jamais. 
Nous avons eu raison d'être prudent, car un fidèle lecteur vient de nous relater, preuves à l'appui, des circons‐
tances qui lui ont permis d'obtenir une preuve négaƟve, à laquelle il ne s'aƩendait pas ! 
Notre lecteur et sa femme, propriétaire d'un appartement dans un immeuble dit « bourgeois » en copropriété à 
Paris, dont la construcƟon remonte à la fin des années soixante dix, sont en mauvais termes depuis quelques an‐
nées avec le couple de gardiens. 
Ainsi, ils se voient reprochés d’être à l'origine, lui et son épouse, de tous les désagréments qui peuvent se produire 
dans l'immeuble comportant quelques 70 appartements, sans qu'ils puissent prouver qu'ils n'y sont pour rien. 
Les gardiens ont l'oreille, pour services rendus de certains copropriétaires et membres du conseil syndical et du 
syndic qui, sans doute par intérêt bien compris, hurle avec les loups. 
Il se trouve que pendant de longs mois, les occupants de l'immeuble étaient incommodés par des odeurs de cana‐
lisaƟon, aƩribués au chat de notre lecteur, un chat castré, qu'il suffit d'approcher pour le meƩre hors cause. 
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