Abonnement gratuit sur
page 37 - Numéro 267 du 11 mai 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Reportage
dont l’assurance ne prendra en charge que très parƟellement
les conséquences, dans le meilleur des cas.
Mais le message le plus clair est sans doute celui du représen‐
tant de Marsh en forme d’averƟssement mais aussi d’espoir :
« Ne vous reposez pas sur le confort du passé, si le marché
change, et cela pourrait être brutal, nos mandants, patrons ou
clients, vont avoir de nouvelles aƩentes quant à notre contri‐
buƟon (à la dernière ligne des comptes ?) »
En clair, les risk‐managers doivent être prêts à remeƩre en
cause les soluƟons convenƟonnelles, à explorer les alterna‐
Ɵves et à s’ouvrir aux idées nouvelles, en un mot ils doivent
apprendre à être créaƟfs !
Et pour conclure… provisoirement
L’évoluƟon de la gesƟon des risques est telle que la conclusion
d’une conférence n’est sans doute rien de plus que l’ouverture
de la prochaine, ou comme les ordinateurs portables, s’il est
disponible il est déjà sans doute obsolète par rapport à ce qui
se conçoit dans les laboratoires.
Et les laboratoires de gesƟon des risques sont nombreux, sur
le terrain comme dans les recherches des universitaires.
Les deux principaux orateurs donnent sans doute la meilleure
approche des défis à relever par les risk‐mangers :
Michael Lewis(12) dans son récit auto biographique sur la fa‐
çon dont il a scienƟfiquement gérer une équipe de baseball
sous financé pour la conduire à la victoire « L’art de gagner
dans un jeu injuste » cite un passage de John Ruskin(13) que
bien des risk‐managers pourraient méditer :
« Récemment on
a découvert dans la carcasse d’un navire californien au fond de
l’océan le cadavre d’un homme qui avait aƩaché cent kilos
d’or à sa ceinture. Je m’interroge si, alors qu’il coulait, il avait
la disposiƟon de son or. »
Water Isaacson(14) dans sa récente biographie de Steve Ja‐
cobs reproduit un message qui va bien au‐delà de la com‐
munauté des risk‐managers :
« Je hais quand des individus
qui se disent « entrepreneurs » n’ont pas d’autre perspec‐
Ɵve que de lancer une start‐up pour la faire coter en
bourse, vendre et reparƟr. Ils refusent le travail qui vise à
bâƟr une entreprise, le plus ardu de la gesƟon. C’est pour‐
tant à ce prix seulement que vous contribuez vraiment au
futur et inscrivez votre nom dans la lignée des construc‐
teurs. »
Finalement, ces deux leçons s’inscrivent bien dans la quesƟon
du temps long. Il n’est de gesƟon que dans le temps et la ges‐
Ɵon des risques met tous les dirigeants face à la quesƟon fon‐
damentale déjà posée dan la bible : où vas‐tu ?
Pour ceux qui ne viendront pas à la deuxième conférence ERM
du RIMS les 30 & 31 octobre à San Antonio, rendez‐vous est
donné l’année prochaine à Los Angeles du 21 au 24 avril 2013
pour l’analyse des douze mois à venir, avec une élecƟon prési‐
denƟelle aux Etats‐Unis en novembre, et le retour du RIMS
dans la métropole de Californie, la première visite en presque
deux décennies !
Professeur Jean‐Paul Louisot
Université Paris 1 Panthéon‐Sorbonne
Directeur Pédagogique de CARM_InsƟtute
(Suite de la page 36)
1 - Risk & Insurance Management Society
2 - Risk & Insurance Management Society
3 - Excellence in Risk Management IX, Bridging the gap: be visible, be valuable, be strategic, New-York, Marsh Inc. (2012)
4 - Système d’Information pour la gestion des risques
5 - Cet exposé est tiré de l’article par Rob Quail, Defining your taste for risk, Corporate Risk Canada, Volume 1, N°1 Spring 2012 p.
25-29
6 - AIRMIC est l’association des risk-managers britanniques
7 - NACD – National Association of Corporate Directors
8 - Source Corporate Risk Canada, Volume 1, N°1 Spring 2012 p. 27
9 - Institute of Internal Auditors
10 - Jean-Paul Louisot & Christopher Ketcham, editors, Enterprise-wide Risk Management : developing and Implementing , Malvern
(USA) : The Institutes, 2009
11 - Associate in Risk Management – la session de juin 2012 est ouverte pour information contacter
12 - Lewis Michael, The Art of winning and unfair game, New York, W.W. Norton & Company Ltd, (2003)
13 - Ruskin John, Unto This Last, Penguin Classics
14 - Isaacson Walter, Steve Jobs, New York, Simon & Schuster, (2011)