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page 36 - Numéro 267 du 11 mai 2012
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- Le Magazine professionnel des Risques et des Assurances
Reportage
grammes ERM est la quanƟficaƟon des risques. Seulement, 
37% seulement des parƟcipants à l’enquête quanƟfient les 
risques et 35% cherchent des soluƟons pour les inclure dans 
leurs  processus décisions et à définir des métriques pour  leur 
prise en compte dans les processus stratégiques et budgé‐
taires. MeƩre en place une métrique commune contribue à 
faire tomber les silos pour faciliter une gesƟon des risques 
véritablement intégrées.   
Les autres défis à relever sont d’éviter des projets budgéƟ‐
vores qui épuiseront les ressources avant de donner des résul‐
tats, des projets bureaucraƟques et visant à une conformité 
sans autre retombée sur la performance de l’organisme. 
Au bout du compte, ce qui est préoccupant c’est que le taux 
de pénétraƟon de l’ERM reste étal depuis deux ans. 
4 ‐ ERM/SRM :  
Dans un tel contexte, on comprend pourquoi le RIMS essaie de 
promouvoir la noƟon de SRM mais est‐elle vraiment perƟ‐
nente ? En fait Carol Fox en charge de l’ERM/SRM au sein de 
l’équipe permanente du RIMS souligne que l’important est de 
nicher la gesƟon des risques au sein des processus de réflexion 
et de décision stratégique. Elle apporte un horizon plus large, 
le temps long, et un ouƟl pour le suivi de l’exécuƟon qui faci‐
lite les adaptaƟons en cours de route en foncƟon des réalités. 
Au bout du compte le SRM est‐il autre chose qu’un ERM abou‐
Ɵ ? En effet, comme le support de cours ARM 57(10) publié en 
septembre 2009 le souligne, il n’y a pas d’ERM sans interacƟon 
proacƟve entre stratégie et gesƟon des risques.     
Le nouveau visage de l’assurance ou l’industrie en mutaƟon   
S’il est de plus en plus clair que l’achat de couvertures d’assu‐
rances n’est qu’un sous produit de la gesƟon des risques, il y a 
trente ans déjà Georges Head en visionnaire soulignait dans 
les supports de cours pour l’ARM(11) que l’assurance est le 
premier et le dernier instrument de gesƟon des risques, le 
premier disait‐il à meƩre en place quand on n’a pas encore eu 
le temps de dresser un diagnosƟc rigoureux, en cas de nou‐
velle acƟvité, de nouveaux développements, ou d’opéraƟons 
de fusion acquisiƟon et le dernier car il ne faut l’envisager 
qu’après tous les autres pour prendre en compte le risque 
résiduel catastrophique. 
Toutefois, la réalité du terrain est que pour la plupart des pro‐
fessionnels en foncƟon, ceƩe acƟvité demeure très chrono‐
phage et elle pourrait même se compliquer dans les années 
qui viennent si les prédicƟons des dirigeants de l’assurance et 
du courtage réunis pour une session du RIMS se révèlent 
exactes se vérifient et jusƟfient leur injoncƟon aux risk‐
managers de s’adapter à un nouveau paysage. 
En effet, le forum des dirigeants s’accordent pour esƟmer que 
les condiƟons du marché IARD vont se durcir et que l’émer‐
gence de nouveaux risques va se conjuguer pour tester le cou‐
rage des risk‐managers. Bien entendu, aucun ne se risque à 
prévoir l’ampleur du retournement du marché mais il est clair 
que les catastrophes engendrées par des événements naturels 
depuis dix‐huit mois ont resserré la concurrence sur bien des 
lignes mais les menaces les plus lourdes sur le marché sont 
bien la conjoncƟon de la baisse des rémunéraƟons des inves‐
Ɵssements des assureurs et les coûts de mise en conformité 
avec des réglementaƟons qui deviennent de plus en plus exi‐
geantes dans praƟquement tous les pays, même si Solvabilité 
2 est régulièrement dressée en épouvantail.    
En parƟculier, en échos aux propos de Georges Head, les diri‐
geants soulignent que les risk‐managers doivent savoir regar‐
der au‐delà de l’assurance pour la couverture de risques tels 
que les cyber‐risques ou ceux engendrés par les ruptures de 
chaine logisƟque, alors même que tous les budgets sont pas‐
sés au crible.      
Pour revenir au marché, il semble que les PME soient parƟcu‐
lièrement par les hausses de tarif aux Etats‐Unis. Patrick Gal‐
lagher le PDG de la société de courtage qui porte son nom 
souligne la dérive des garanƟes dommages, mais surtout des 
accidents du travail 
(et ces derniers représentent un poste de 
coût important pour les entreprises américaines)
.  Toutefois, 
appuyé sur son expérience, il a connu déjà quatre cycles dans 
sa vie professionnelle, M. Gallagher analyse l’évoluƟon ac‐
tuelle comme une rupture.  
En effet, si les cycles précédents étaient liés à la probléma‐
Ɵque de trésorerie, celui‐ci est surtout lié à l’effondrement des 
rendements des placements des Assureurs et le retour à une 
démarche de tarificaƟon beaucoup plus rigoureuse, telle 
qu’elle existait en France il y a trente ans environ (qui se sou‐
vient du tarif rouge ?).  
Pour le patron d’AON Risk SoluƟons Amérique le temps du 
technicien dans sa tour d’ivoire est fini et le risk‐manager doit 
savoir raisonner en termes de flux financiers et de 
« rendement de l’invesƟssement » dans des couvertures 
d’assurances en les rapprochant de soluƟons alternaƟves, une 
forme ou une autre de rétenƟon ou d’hybride. La conclusion 
qui s’impose alors, il faut réserver les coƟsaƟons pour se pro‐
téger des situaƟons vraiment catastrophiques qui pourraient 
meƩre en péril la survie de l’organisme. Puisque les budgets 
d’assurance sont figés, ou même écornés, dans un marché 
haussier il est encore plus essenƟel de se concentre sur les 
« risques tueurs » ! 
Pour le patron de FM, ce sont les pertes d’exploitaƟon conƟn‐
gentes qui sont dans le collimateur après les conséquences du 
Tsunami au Japon et des inondaƟons en Thaïlande. Ils ont mis 
en lumière les imbricaƟons croissantes du marché global, déjà 
souligné par le parton d’ACE, et l’importance de meƩre en 
place une gesƟon rigoureuse de risques de la chaine logis‐
Ɵque, un thème récurrent lors de ceƩe édiƟon du RIMS, et 
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