Page 34 - RiskAssur L267 11052012

Version HTML de base

page 34 - Numéro 267 du 11 mai 2012
Abonnement gratuit sur
RiskAssur-hebdo
- Le Magazine professionnel des Risques et des Assurances
Reportage
de pendre des décisions et de suivre la performance ? »
Il faut organiser un atelier interacƟf où les dirigeants peuvent 
illustrer leur discussion avec des exemples concrets de déci‐
sions prises dans le sein de l’organisme. En foncƟon des diver‐
gences éventuelles entre leur propre grille et celle des respon‐
sables opéraƟonnels, les dirigeants peuvent être conduits à 
revoir les grilles d’évaluaƟon des responsables, les indices de 
performance et les équaƟons de calculs des primes pour 
mieux aligner le stratégique et l’opéraƟonnel.    
Etape 3 – Evaluer les percepƟons dans l’ensemble de l’orga‐
nisme 
Enfin à l’aide de quesƟonnaires ou d’ateliers, il faut prendre le 
pouls de l’organisme  à tous les niveaux en posant la quesƟon 
suivante :
« Quel est dans votre opinion l’appéƟt de risque de 
l’organisme globalement, en le rapprochant de chaque objecƟf 
stratégique ? » 
En parƟculier, il peut être uƟle d’obtenir des retours des em‐
ployés pour savoir les messages qu’ils reçoivent de la direcƟon 
en maƟère de prise de risque.  
Avec la même approche que dans l’étape 2, on pourra assurer 
l’alignement des « appéƟts ».   
CeƩe approche permet d’approcher le goût du risque en ap‐
profondissant la compréhension du concept par tous et de 
comparer grâce à la représentaƟon graphique en toile d’arai‐
gnée ; de plus la tolérance au risque en ressort avec le niveau 
de risque acceptable. Enfin, l’uƟlisaƟon d’une échelle unique 
facilitera la communicaƟon sur les risques au sein de l’orga‐
nisme. 
Les remarques que l’on peut faire est que, à l’étape 2, il sem‐
blerait plus efficace d’interroger l’encadrement opéraƟonnel 
plutôt que d’essayer de le deviner au travers de ses décisions 
et quand à la toile d’araignée, elle a le problème de réunir des 
pilotes qui ne sont pas indépendants les uns des autres et on 
pourrait donc revisiter le modèle en qualifiant les pilotes, et en 
proposant une approche de logique floue qui rejoindrait l’ap‐
proche que nous avons proposée pour la gesƟon des risques à 
la réputaƟon. Une affaire à suivre donc…     
ERM, SRM et autres problémaƟques… 
Les sujets abordés au RIMS étaient trop variés pour mériter 
tous une menƟon ici quelle que soit leur importance. Bien en‐
tendu, les standards conƟnuent d’être un sujet de réflexion car 
finalement la quesƟon se pose toujours lorsqu’un organisme 
essaie d’entreprendre une démarche d’ERM, et de plus les 
parƟcipants sont intéressés de connaître l’évoluƟon du stan‐
dard ISO 31004 car nombre d’entre eux qui apprécie ISO 
31000 ont du mal pour autant de visualiser sa mise en œuvre… 
Le travail se poursuit et la prochaine réunion du PC 262 à Syd‐
ney en septembre devrait permeƩre d’avancer vers le produit 
final. Mais sur le menu je veux retenir encore quatre sujets : 
1 ‐
Risk Management & Internal audit 
C’est encore un thème récurrent des conférences de gesƟon 
des risques, couple infernal auquel s’adjoint parfois un troi‐
sième partenaire, le contrôle interne. Le RIMS et l’IIA(9) ont 
rendu public un rapport commun sur l’objecƟf de forger une 
alliance après avoir noté que la collaboraƟon des deux fonc‐
Ɵons au sein d’un organisme opƟmise la créaƟon de valeur 
pour les porteurs d’intérêt. L’un des dirigeants de l’IIA remar‐
quait devant les auditeurs du RIMS : «  Au bout du compte ; 
risk‐managers et auditeurs internes rendent des comptes aux 
mêmes personnes, les administrateurs et les dirigeants et leur 
aƩente est l’opƟmisaƟon des ressources couplée avec une 
gesƟon efficace des risques.  
Mais encore faut‐il que ces deux foncƟons transversales qui 
uƟlisent des sources d’informaƟon communes apprennent à 
se respecter ; si l’audit doit auditer les praƟques de gesƟon 
des risques de l’organisme, l’appui technique de la gesƟon des 
risques est indispensable pour savoir où et comment auditer ; 
et il n’est pas inuƟle que le département d’audit fasse sa 
propre gesƟon des risques en adoptant les procédures con‐
çues par et mise en œuvre avec l’appui de la gesƟon des 
risques. La conclusion du représentant de l’IIA rejoignait ceƩe 
posiƟon : 
« Il est crucial que pour tout organisme ces deux 
foncƟon vitale, gesƟon des risques et évaluaƟon collaborent, 
parlent la même langue et se renforcent en synergie. La 
somme des deux est plus grande que leur addiƟon. »
Est‐ce 
une réalité de terrain ou une ardente obligaƟon ?        
2 ‐ Media Sociaux & risques à la réputaƟon 
CeƩe conférence marque encore l’explosion de l’intérêt pour 
la gesƟon des risques à la réputaƟon. Divers ateliers s’y inté‐
resser sans offrir vraiment de modèle pour les quanƟfier et en 
mesurer les retombées. Toutefois, il est clair que l’impact 
croissant, et potenƟellement dévastateur, des média sociaux 
agitent beaucoup les consultants. En parƟculier Tracy Knippen‐
burg Gillis de Marsh ConsulƟng reconnait que beaucoup de ses 
clients reconnaissent qu’ils doivent gérer ces risques, sans 
pour autant parvenir à les définir. Sans doute est‐ce parce 
qu’ils ne consƟtuent pas une classe spécifique de risque, mais 
plutôt une conséquence de tous les risques. Un périmètre 
d’acƟvité global, une audience globale et des médias acƟfs 
24/7 meƩent sur le grill immédiatement les entreprises qui 
vivent un problème. L’effet de l’implicaƟon des media sociaux 
peut être foudroyant et les mesures de miƟgaƟon sont avant 
tout une préparaƟon à la réacƟon rapide, les soluƟons d’assu‐
rances sont toujours limitées, en étendues, dans le temps et 
en montant.  
3 ‐ Les défis de la mise en œuvre de l’ERM 
Le responsable ERM de Towers Watson à Chicago commentant 
les résultats de l’enquête de sa société auprès des dirigeants 
souligna que le maillon le plus faible de la plupart des pro‐
(Suite de la page 33)
(Suite page 36)