Page 28 - RiskAssur L267 11052012

Version HTML de base

page 28 - Numéro 267 du 11 mai 2012
Abonnement gratuit sur
RiskAssur-hebdo
- Le Magazine professionnel des Risques et des Assurances
Risk-Management, un univers sans frontières
Pr Jean-Paul Louisot
La crise économique semble bien se poursuivre si l’on en croit 
la fréquentaƟon de la conférence annuelle. Certes elle de‐
meure de loin la plus importante réunion de la gesƟon des 
risques dans le monde, et le succès était au rendez‐vous avec 
quelques parƟcipants en dehors des pays où le RIMS(1) est 
présent avec des chapitres, le Canada, le Mexique et le Japon. 
Toutefois la délégaƟon européenne était encore ceƩe année 
fort limitée, alors même que Philadelphie est sans doute le 
point le plus proche du conƟnent, qu’en sers‐t‐il donc l’année 
prochaine à Los Angeles ! 
De fait, le nombre total de parƟcipants,  voisin de celui de Van‐
couver l’année dernière, est loin d’avoir rebondi au record de 
la première édiƟon à Philadelphie en 2005 et n’a pas aƩeint la 
marque de 9 000. Les chiffres officiels  du RIMS indiquent que 
l’addiƟon des auditeurs et des exposants est resté à environ 8 
900 en tenant compte des inscripƟons sur place.  
Il reste à voir dans quelle mesure la nouvelle iniƟaƟve du 
RIMS, la conférence ERM, qui sera organisée ceƩe année à San 
Antonio en octobre, ne cannibalise pas quelque peu par son 
succès même, sa grande sœur du printemps. En parƟculier, la 
nouvelle généraƟon de risk‐managers souvent Ɵtulaires de 
MBA est aƫrée par la haute tenue des débats sur l’ERM offert 
dans un cadre plus convivial. Et la situaƟon économique ne 
leur permet peut‐être pas de jusƟfier une double parƟcipaƟon. 
Quoiqu’il en soit, le hall d’exposiƟon reflétait bien les efforts 
des exposants pour contenir les coûts tout en retenant l’aƩen‐
Ɵon des visiteurs. On sentait comme un reflet de la stagnaƟon 
économique dans les invesƟssements raisonnables sur l’archi‐
tecture temporaire et les cadeaux offerts. Bien entendu, ceƩe 
restricƟon ne se reflétait dans les cocktails et récepƟons aux‐
quels étaient conviés les parƟcipants, d’autant que RIMS avait 
encouragé les parƟcipants à « socialiser ».  
En nommer un seul serait faire tort à beaucoup mais il est diffi‐
cile de ne pas évoquer la brillante soirée offert par les Ber‐
mudes dont le premier ministre et ministre des finances, Mme 
Paula Cox, a fait encore un superbe plaidoyer pour son pays, la 
première place financière hors New York et Londres, en souli‐
gnant les compétences disponibles et les efforts renouvelés du 
gouvernement pour offrir un cadre efficace et rigoureux aux 
établissements financiers de toute nature. Et de fait, ce n’est 
pas tant les charmes tourisƟques de son pays que Mme Cox a 
vanté, mais les efforts conƟnus du gouvernement pour renfor‐
cer la gouvernance et le contrôle des enƟtés financières domi‐
ciliées dans l’ile tout en leur garanƟssant un confort d’opéra‐
Ɵon inégalé. En échangeant avec Mme Cox et son mari à la 
suite du discours, il apparaît que leur intérêt pour l’Afrique 
tant francophone qu’anglophone se mainƟent, et devrait con‐
duire les Bermudes de jouer un rôle important dans le déve‐
loppement économique du conƟnent et parallèlement de la 
gouvernance  et du risk‐management naƟonal dont ces pays 
ont tant besoin … Une affaire à suivre surtout si le parƟ du 
premier ministre obƟent un nouveau mandat au cours des 
élecƟons qui se profilent ! 
Quelle que soit la qualité et la variété de la chaire proposée 
dans ceƩe ville, sans doute la plus européenne des Etats‐Unis, 
malgré la réputaƟon de Boston, sa concurrente au Nord,     il 
n’en reste pas moins que Philadelphie est avant tout la pre‐
mière capitale du pays avant le transfert à Washington et 
qu’elle est riche en lieux historiques et d’œuvres arƟsƟques. 
PermeƩez‐moi une menƟon spéciale pour Dempsey Partners 
qui sait toujours trouver le restaurant d’élite de la ville visitée, 
et le lieu unique, ici le 33
ème
 étage d’une tour d’où l’ont pou‐
vait voir le soleil se coucher sur la ville et sa rivière, sans parler 
de la qualité des invités avec qui il est toujours passionnant 
d’échanger, en parƟculier deux anciens présidents du RIMS,  
Steve Wilder de Disney et Lance Ewing, passé à la souscripƟon 
chez CharƟs.    
Mais revenons au thème de la conférence. Il est sans doute 
difficile de déterminer quel événement précis a consƟtué le 
« big bang » qui a fait exploser les fronƟères de la gesƟon des 
risques, l’affaire ENRON en août 2001 ou les aƩentats terro‐
(Suite page 30)
Reportage