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page 21 - Numéro 267 du 11 mai 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
défense et recours qui interviendra en cas de liƟge avec
un Ɵers, à la suite d’un d'accident, tandis que la garan‐
Ɵe : « tous risques » ne se jusƟfierait que pour des véhi‐
cules récents.
CeƩe recommandaƟon ne doit pas être retenue aveugle‐
ment, car il faut avant tout faire chiffrer par les assureurs
le montant de l'économie à réaliser, compte tenu du ni‐
veau des rabais engrangés et dont certains risquent de
passer par la trappe, dans la mesure où l'assureur a be‐
soin d'un minimum de prime.
Enfin, la soluƟon n'est pas la même pour un automobi‐
liste qui n'a pas eu d'accidents que pour celui qui accu‐
mule les malus.
(Suite de la page 20)
Commentaire
Point de vue
Publication des zones à risques routiers
L
'idée de publier les zones dangereuses n'est pas mau‐
vaise en soi, bien que provoqué par le lobbying puis‐
sant des fabricants d'averƟsseurs de radars, qu'il a fallu
interdire pour ne pas rendre inefficace la luƩe contre les ama‐
teurs de grande vitesse sur route.
Les radars ont prouvé leur uƟlité en contribuant à réduire la
mortalité sur route, mais non signalés, leur efficacité aurait été
meilleure.
La réacƟon des fabricants de détecteurs radars, craignant pour
leur fonds de commerce a été rapide, en commençant par
appeler les détecteurs de radars par « ouƟls d'aide à la con‐
duite ».
Ce n'est pas totalement s inexacte, mais encore fallait‐il les
doter de nouvelle foncƟonnalités correspondant à ceƩe appel‐
laƟon pour en jusƟfier le commerce.
Malheureusement pour la sécurité rouƟère, le réseau rouƟer
ne manque pas de points noirs, signalés le long des routes par
de mulƟples panneaux, des panneaux permanant et des pan‐
neaux temporaires installés en foncƟon des circonstances,
comme celui de « trous en formaƟon » et que l'on aimerait
voir disparaitre rapidement, une fois installé.
L'intérêt pour la sécurité rouƟère de diffuser le long des par‐
cours empruntés par les automobilistes n'a pas échappé aux
pouvoirs publics„ qui ont transmis aux fabricants une liste de
plusieurs milliers de points noirs.
Cependant, pour les adapter à l'exploitaƟon qui doit en être
faire, l'AssociaƟon française des fournisseurs et uƟlisateurs de
technologies d'aide à la conduite, l'Afftac a signé un protocole
d'accord avec le ministère de l'Intérieur en vue de la mise à la
disposiƟon du public d’ informaƟons homogènes et fiables
avant l'été 2012.
C'est le délégués interministériel à la Sécurité rouƟère, Jean‐
Luc Névache, qui a été chargé de la liaison avec les services de
la voleries des départements, pour la tenue à jour des infor‐
maƟons à fournir aux membres de l'Afftac.
Dans ce domaine, l'informaƟon est tributaire de la décentrali‐
saƟon et risque d'être relaƟvement hétérogène et en retard
par rapport à la date annoncée, en foncƟon de la diversité des
territoires.
L'automobiliste qui circule sur les réseaux rouƟers départe‐
mentaux, sur les anciennes routes naƟonales transférées aux
départements, constate immédiatement lorsqu'il change de
département, par l'état de la route.
Cependant, faute de disposer dès cet été des « ouƟls » annon‐
cés, de nombreux automobilistes uƟliseront les détecteurs de
radars en leur possession, bien que désormais hors la loi.
A eux de compter sur la clémence des forces de l'ordre, s'ils se
font « détecter » en uƟlisant leur seul et ancien averƟsseur de
radar.