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page 15 - Numéro 267 du 11 mai 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
La vie des sociétés … résultats
Pierre‐Anthony Verspieren, président du directoire, déclare « Notre Groupe a plutôt bien résisté à la crise. Il a su développer son
chiffre d’affaires et l’emploi tout en préservant ses résultats, indispensables à son développement futur ».
Au 1er trimestre 2012 Swiss Life enregistre 6,3 milliards de francs suisses
de receƩes de primes
Au 31 mars 2012, les receƩes de primes du groupe Swiss Life s'élevaient à 6,3 milliards de francs suisses / 5,2 milliards d’euros (‐
2% en monnaie locale).
En outre, Swiss Life a systémaƟquement maintenu son orientaƟon vers une croissance profitable. Dans un contexte de marché qui
reste volaƟl, le groupe a réalisé un rendement net sur les placements de 0,9% (non annualisé). A la fin mars, la solvabilité du
groupe était de 214%.
Sur le marché Suisse, le volume de prime a augmenté de 2% à 4 335 millions de francs suisses (3 600 millions d’euros) par rapport
à la même période de l'année précédente (après correcƟon).
En France, les primes en monnaie locale ont baissé de 4% à 1 076 millions de francs suisses (893 millions d’euros). La hausse du
chiffre d'affaires en santé, prévoyance et dommages a permis de compenser pour parƟe la baisse du chiffre d'affaires épargne
retraite.
En Allemagne, Swiss Life a réalisé une croissance de 3% en monnaie locale et aƩeint un volume de primes de 453 millions de
francs suisses (376 millions d’euros).
Au premier trimestre 2012, AWD a réalisé un chiffre d'affaires de 111,1 millions d'euros (contre 135,1 millions d'euros l'année pré‐
cédente).
Bruno Pfister, président du directoire du groupe Swiss Life, explique «Nous sommes saƟsfaits de la marche des affaires au premier
trimestre 2012. Nous avons notamment pu renforcer notre posiƟon sur le marché dans les secteurs stratégiquement importants.
Notre stratégie de croissance profitable et les efforts que nous avons fournis dans le cadre du programme MILESTONE se sont
avérés payants dans le contexte économique parƟculièrement difficile.»
(Suite de la page 14)
Bloc notes
Le restaurant du chef étoilé Yannick Del-
pech renaît de ses cendres
Le chef deux fois étoilé Yannick Delpech rouvre
jeudi près de Toulouse son restaurant détruit
par les flammes, après neuf mois durant les-
quels il s'est battu pour reconstruire les lieux
en réussissant à conserver son personnel et
en s'essayant même au théâtre.
Yannick Delpech, qui fut à 24 ans le plus jeune
chef étoilé de France, avait vu l'Amphitryon et
15 ans de sa vie partir en fumée le 27 août
2011 à Colomiers, dans la banlieue de Tou-
louse.
Mais le chef de 36 ans, à qui Michelin vient de
conserver sa deuxième étoile obtenue en
2008, ne s'était jamais résigné à cette perte.
"On a tout de suite eu la volonté de recons-
truire", explique-t-il à l'AFP à la veille de la
réouverture, tandis que les ouvriers s'affairent
dans un vacarme de scies sauteuses.
Une odeur de cuisson flotte sur l'immense
terrasse: cela fait quelques jours que son
équipe est aux fourneaux pour préparer les
fonds de sauce et autres garnitures d'une
cuisine que Yannick Delpech veut à la fois
"créative et respectueuse des bases de la
grande cuisine française".
Pour en arriver là, il a fallu négocier un par-
cours d'obstacles, entre expertises et assu-
rances, avant que les travaux ne puissent
commencer le 2 janvier.
Dans un premier temps, Yannick Delpech avait
cherché à se réemployer temporairement, lui
et son équipe, le temps de trouver les moyens
de rouvrir. Cela n'a pas été possible pour des
questions d'assurance.
Mais l'équipe n'est pas restée les bras bal-
lants. Le chef a conservé les 25 salariés qui
étaient sous contrat à durée indéterminée au
moment du sinistre, en partie grâce à l'assu-
rance perte d'exploitation qu'il avait souscrite.
Ces employés ont suivi des cours d'anglais ou
de management. Certains ont bénéficié de
diverses formations en cuisine. Tous ont parti-
cipé à une pièce de théâtre, "Amuse bouches",
des sketches sur la gastronomie et l'érotisme
qu'ils ont joués devant le ministre de la Culture
Frédéric Mitterrand et dont ils ont donné cinq
représentations.
"On gardait tout le monde, il fallait les occu-
per", explique Yannick Delpech, fils de vigne-
rons tarnais qui n'a pas eu de formation de
cuisinier. La pièce aurait dû n'être donnée
qu'une seule fois, "mais on s'est pris au jeu, ça
nous a permis de penser à autre chose".
L'Amphitryon a ouvert ses portes en 1997.
Yannick Delpech a commencé à y travailler
comme chef pâtissier, avant de remplacer au
pied levé six mois plus tard le chef cuisinier,
puis de reprendre l'affaire en 2003.
Le restaurant rouvre avec une nouvelle décora-
tion. "Mais on a gardé le même esprit contem-
porain, très soft et assez classe", assure le
chef.
La carte aussi est nouvelle, printemps oblige.
Yannick Delpech reste discret sur le sujet,
invoquant la nécessité de finaliser les menus.
"On travaille les produits du printemps, fé-
vettes, petits pois, asperges, langoustine, bar,
turbot, pigeon et veau."
Pour jeudi, le service de midi est complet, celui
du soir l'est presque. "C'est un soulagement et
une petite victoire" face à l'adversité, dit-il. "Au
début, on ne savait
pas à quelle sauce on
allait être mangé et à force de patience,
on y est arrivé."
COLOMIERS (Haute-Garonne), 9 mai
2012 (AFP) - Par Emmy VARLEY