Abonnement gratuit sur
page 17 - Numéro 264 du 20 avril 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
La vie des sociétés … acquisitions / cessions
Ouverture du capital d’Icade Santé
Icade Santé, filiale d’Icade dédiée à l'invesƟssement dans l'immobilier de santé, réalise une augmentaƟon de capital, pour un mon‐
tant total de 250 millions d’euros, réservée à trois invesƟsseurs insƟtuƟonnels dont les principaux sont Crédit Agricole Assurances
et BNP Paribas Cardif.
Chaque assureur a invesƟ au travers de son propre véhicule OPCI agréé à cet effet.
Grâce à une base capitalisƟque élargie, Icade Santé va poursuivre son développement comme foncière de référence pour l’accom‐
pagnement des opérateurs exploitants.
CeƩe opéraƟon permet à Icade de poursuivre ses invesƟssements et acquisiƟons d’acƟfs immobiliers de santé tout en conservant
inchangée la contribuƟon de ceƩe classe d’acƟfs à son cash‐flow.
A l’issue de ceƩe opéraƟon, Icade déƟent 69% du capital de sa filiale.
ABN AMRO vend ses acƟvités de courtage d'assurances aux entreprises
ABN AMRO vend à AON ses acƟvités de courtage d'assurances aux entreprises. Mais ABN AMRO poursuivra la commercialisaƟon
des produits d'assurances auprès de ses clients.
Par contre les opéraƟons d'assurance pour les entreprises peƟtes et moyennes entreprises seront transférés à ABN AMRO Ver‐
zekeringen.
ABN AMRO Verzekeringen est une joint‐venture entre ABN AMRO Bank NV et le Groupe Delta Lloyd, ce dernier détenant 51% des
acƟons et ABN AMRO Bank NV ayant une parƟcipaƟon de 49%.
La vente de ces opéraƟons d'assurance a été moƟvée par une réorientaƟon stratégique chez ABN AMRO, qui s'inscrit dans la ten‐
dance générale dans le secteur financier vers une plus grande séparaƟon des acƟvités d'assurance et bancaires.
(Suite page 18)
Bloc notes
Le réchauffement climatique compromet
notre consommation de viande
La production mondiale de viande a plus
que quintuplé entre 1950 et 2000, pour
atteindre, cette année là 234 millions de
tonnes.
Elle se poursuit depuis cette date, du fait
de l'accroissement du pouvoir d'achat
dans les pays émergents, à un rythme
soutenu, pour atteindre 280 millions de
tonnes en 2008.
La progression est spectaculaire dans les
grands pays émergents tandis que la
consommation recule dans les pays les
plus pauvres.
En 2002, la consommation annuelle était
de 80 kg dans les pays développés et de
30 kg dans les pays en développement,
pour une moyenne de 40 kg par habitant.
Selon des projections de la FAO, l'Agence
pour l'agriculture et l'alimentation des
Nations unies, elle pourrait atteindre 470
millions de tonnes en 2050.
Cependant, ce sont des besoins théo-
riques et rien ne dit qu'ils pourront être
satisfaits.
Pour ce qui en est de la France, qui fait
partie des pays européens dont les habi-
tants consomment le plus de viande, la
consommation par habitant et par an est
tombée de 104,3 kg en 1980 à 96 kg en
2007.
En 2007, la viande bovine représentait
26,6 kg, en forte baisse sous la pression
des prix tandis que la consommation de
viande porcine a progressé de 33,8 kg à
34,7 kg.
Sans nul doute, pour la même raison, la
consommation de volaille est passée de
16,7 kg en 1980 à 24,4 kg en 2007.
Le principal obstacle au développement
de la consommation de viande et plus
particulièrement de celle de la viande
bovine tient au réchauffement climatique
qui justifie une diminution de notre con-
sommation.
Il est établi par l'analyse des chercheurs
que l'alimentation du bétail joue un rôle
important dans le changement clima-
tique.
Elle met en cause la déforestation pour la
culture des céréales consommées par le
bétail et l'utilisation massive de pesti-
cides, pour conclure à la nécessité de
diminuer de 50%, d'ici 2050 la consom-
mation de viande mondiale, pour éviter
un désastre climatique.
La question qui se pose est de savoir
comment concilier cette recommandation
avec les prévisions de progression de la
consommation de viande du FAO, selon
lesquelles un habitant de pays riches
consommera 89 kg de viande en 2050 et
un habitant de pays pauvres 37 kg.
La solution suggérée réside dans une
modification des modes de production
qui pèsera sur les prix, ce qui permettre
d'atteindre les on objectifs fixés.